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Wikitour:Rio de Janeiro

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Wikitour:Rio de Janeiro

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--Le monde de Patcha 8 novembre 2006 à 06:09 (EST)patchaworld.com


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Si tu vas à Rio...[modifier]

Par le hublot de l’avion, je la découvre enfin. La voila : la Cidade maravilhosa (la ville merveilleuse), l’unique en son genre. Cette cité, qui dépasse largement Paris de par sa superficie, avec ses 10 millions d’habitants et pourtant… A travers la brume matinale, je vois se dessiner de plus en plus clairement l’immense succession de baies qui l’entourent... Le christ Rédempteur, bien réelle lui aussi. Du haut de ses 710 mètres, il ne déçoit pas, il veille…

A cet instant, un tas d’images défilent dans ma tête et je distingue la Garota d’Ipanéma se déhanchant sur le chemin de la mer, les danseuses de Samba qui s’entraînent pour le prochain Carnaval, les jeunes Cariocas qui jouent au Football... Toute cette imagerie du Brésil, de Rio, sans doutes, un peu trop stéréotypés, mais que j’espère, enrichir pendant mon séjour dans ce pays.

L’avion perd de l’altitude et malgré la fatigue du voyage, je sens l’excitation me monter. Un peu anxieux aussi, on m’a tellement parlé de Rio comme d’une ville dangereuse, que je ressens de l’appréhension. Mais peu m’importe, aucun argument n’aurait pu me faire changer d’avis…

L’avion atterrit enfin. L’attente à la douane est interminable. Quand vient mon tour, on me demande mon billet d’avion, petit problème, la date et le lieu de retour ne semble pas satisfaire le fonctionnaire : Arrivé, le 15 Octobre Rio, retour… Lima du Pérou le 15 Mai ! Il m’invite à le suivre dans le bureau du chef de la Douane. Ce dernier me fait attendre un peu, puis me posent quelques questions d’ordres financières : Quel est mon travail en France ! Combien d’argent je possède sur moi ! Je lui sors 1500 Dollars en liquide, ainsi que ma carte bleue. Il me regarde, ouvre mon passeport et le tamponne : Visas de 3 mois. Me voila enfin au Brésil !




Avec mon gros sac trop lourd sur le dos, je me dirige vers la sortie. Là, dans le hall, je change un peu d’argent et prend un bus pour le quartier de Catete. Avec mes deux mots et demi de Portugais, j’ai du mal à me faire comprendre du chauffeur. Je sors mon guide de voyage et lui montre l’adresse de l’hôtel où je souhaite me rendre. Ce dernier lève le pouce, il connaît, me fera signe quand on arrivera.




Sur la route qui mène de l’aéroport vers la ville, j’aperçois les premières Favelas, incrustés sur les Morros ces hauts pics de granite qui longent la mer, imbriquées les unes sur les autres. La plupart des habitations étant constituées essentiellement de briques et de tôles ondulées. Voyant l’étendue du trafic routier, ses innombrables artères ainsi que ses kilomètres de voie rapide, je me rends compte alors de l’ampleur de cette mégapole où je viens d’atterrir. Nous traversons certains faubourgs aux quartiers peu engageants, on se croirait dans un décor de film au scénario des plus chaotiques. Des rues sordides, véritables coupe-gorge où la misère vient s’entasser sur les trottoirs défoncés. Je sais que bientôt le bus va s’arrêter pour me faire descendre et que je vais me retrouver seul à marcher dans la rue avec toute mes affaires, alors à ce moment, je regrette de n’avoir pris un taxi, ce dernier, trop cher m’incita à utiliser les transport en commun. Rio est une ville dangereuse, sa réputation dans ce domaine n’est plus à faire.

Dans les guides de voyages, il est mentionné qu’il faut faire attention à chaque instant, évoluer avec prudence, ne montrer aucun signes de richesses, toujours prendre un taxi officiel, éviter les transport en commun, les bus qui sont aussi une cible pour les braqueurs. Alors, dans ma situation, je me dis que j’ai pris quelques risques, mais si il y aune chose que je ne peux accepter, c’est de vivre caché ! Ne pas pouvoir profiter d’un pays comme je le ferais en France, c'est-à-dire utiliser les transports en commun, me balader à pied dans les différents quartiers et ce quelque soit l’heure, manger dans les mêmes restaurants que les locaux, faire la fête dans les mêmes endroits. Je ne comprendrai jamais ces touristes qui acceptent de vivre dans une sorte de ghetto, qui ne sortent qu’en taxis et qui ne mangent que dans les restaurants qui leur sont réservés.

Enfin, nous arrivons dans le centre. A cet endroit, la "civilisation" reprend le dessus. Les rues se font plus vivantes, des commerces, des bars, des parcs et des badauds qui flânent. Mais bon, comme on me la tellement répété : le danger est partout ! Le chauffeur s’arrête et me fait signe, il m’explique que mon hôtel se trouve au bout de la rue. Je me retrouve à marcher avec mon sac sur mes épaules, j’avance d’un pas rapide vers ma destination. L’hôtel n’est finalement pas loin, satisfait, je m’adresse à la réception, mais très vite je constate que le prix ne correspond pas à celui qui était mentionné dans mon guide. J’en sélectionne un autre, qui à première vue, d’après les indications que l’on m’en donne, n’est qu’à 500 mètres de distance de celui si. Me voila donc, de nouveau dans la rue. Alors que je m’imaginais que tout le monde aurait les yeux braqués sur moi, comme j’ai pu le vivre dans d’autres pays, ici, personne ne semble ne faire attention à ce touriste fraîchement débarqué que je suis et cela me satisfait. Je marche une dizaine de minutes et enfin j’arrive à destination. Cette fois si, c’est bon ! Le prix correspond à mes attentes : 30 Reals la chambre, soit un peu moins de 10 Euros. En plus pour ce prix là, j’ai droit à la clim, la t.v, ainsi qu’au petit déjeuner : « Café da manha » comme on dit ici. Je prend possession de ma chambre, déballe quelques affaires, prend une douche rapide. Enfin je ressors, allégé de tout signe ostentatoire alors, je me sens subitement plus léger. Je n’ai plus aucune appréhension, d’anxiété. Je m’installe à la terrasse d’un café, commande un jus d’orange que je bois à la paille et à ce moment j’ai la certitude, sans savoir pourquoi, qu’il ne m’arrivera absolument rien à Rio !




Je me promène dans la rue, observe les gens autour de moi, en profite pour tenter d’apercevoir le ou les caractéristiques physiques qui seraient commun à ce peuple, mais en vain. La population est bien trop hétéroclite : blanc, noir, moins blanc, moins noir, blond, brun, yeux bleus, verts, marron… Un touriste étranger, sans appareil photo ni caméra en bandoulière, peut aisément se balader incognito dans cette ville et cela me satisfait pleinement. Il m’est même arrivé que des locaux me demande leur chemin, pensant sans doute que j’étais Brésilien.

La vie de quartier[modifier]

Rio est une ville spacieuse, aérée, avec des trottoirs larges, propres. Peu de circulation, de pollution. A chaque angle de rue, on peut faire une pause dans l’une de ces nombreuses échoppes où l’on nous sert un bon jus de fruit frais, pressé devant nous et ce pour quelques Reals seulement. Les rues sont animées en permanence, il se passe toujours quelque chose, des danseurs de Capoeira qui viennent proposés un spectacle, des gens qui distribuent des tracts, des vendeurs en tout genre installé à même le sol. Devant la plupart des commerces, un animateur équipé d’un micro informe les passants des prix « extrêmement bas » que l’ont peut trouver dans sa boutique.

Les gens mangent, boivent, discutent, regarde la télé, le plus souvent possible à l’extérieur. Ils prennent plaisir à se parler, se côtoyer, se toucher, se saluer. Comportement qui insufflent à cette ville un dynamisme et une vitalité que l’on a du mal à retrouver ailleurs. J’arrive en plein préparatif du Carnaval, j’ai de la chance parait il ; de l’avis de certains Carioca, c’est la meilleure période. Pendant le dit Carnaval, la plupart d’entres eux s’exilent, trop de monde, de délinquance, d’argent en jeu. Il semble que cet événement ait quelque peu perdu de sa magie avec les années. Au contraire, le mois qui le précède est intense en émotion. Tous le monde s’agite, le Samba coulent à flot dans les quartier ; le mien d’abord, celui où je loge : Catete, mais aussi Gloria et sans oublier Lapa. Le soir venu, les gens se réunissent pour mettre au point une chanson, un Samba qui sera peut être sélectionné pour le défilé. Cette dernière représentera leur quartier et ses habitants. Alors, à cette période de l’année, on peut voir dans chaque coin de rue, des petits attroupements de chanteurs et musiciens amateur ou professionnels qui nous offrent là, un spectacle bien vivant. Au hasard d’une avenue, on peut aussi entendre les répétitions dans les écoles de Samba, là, ils inventent de nouveaux pas de danse, préparent leur costume, travail le chant de leur Samba…




Copacabana, Ipanema, leblon... Les plages[modifier]

Quand on emprunte le Métro, et que l’on descend à la station : Cardeal Arcoverde, on se trouve alors juste en face de la plage de Copacabana. La première chose qui nous frappe à cet instant : c’est la lumière ! On est comme aveuglés par le soleil qui se reflète sur ces kilomètres de sables blancs. Ca parait presque irréelle, on peut facilement s’imaginer dans un tableau de l’époque surréaliste… Imaginé, une plage aux allures tropicales posée là, en pleine ville, juste à la sortie du Métro. Bon si l’on s’approche un peu, on s’aperçoit que le sable n’est pas si propre que ça, et l’on apprend très vite que la mer est polluée et que donc, il est déconseillé de se baigner. Mais quand même : ça impressionne !

Olha que coisa mais linda / Mais cheia de graça / E ela a me nina que vem e que passa / Num doce balanço, caminho do mar...

Tom Jobim ( Garota de Ipanema)

Regarde cette chose si belle / Si gracieuse / C’est une enfant qui va et vient / Une sucrerie qui se balance sur le chemin de la mer…

Ma petite traduction peut etre un peu approximative, mais bon...

En effet, elle est bien là, la fille d’Ipanema, celle que Tom Jobim a si bien décrite dans sa chanson. Elle se promène avec enthousiasme sur la célèbre promenade, courte vêtue elle apprécie les regards qui se tournent vers elle, les sourires qu’on lui offrent lors de son passage. Ici, la plage n’est pas seulement un endroit où l’on vient pour bronzer en posant sa serviette sur le sable, non : On y joue au Football aussi, au Volley, on y traite des affaires, on fait sa pause du midi, on y mange, on y joue de la musique, on drague aussi, ça tchatche surtout, car le Carioca est un tchatcheur dans l’âme. On se promène à vélo, en roller. On s’arrête pour faire une pause dans une échoppe afin de se désaltérer et faire le plein de vitamines, en buvant un jus de fruit, celui de la Coco Verde essentiellement, que l’on boit à la paille, après que le serveur l’ai scalpé avec sa machette d’une habilité désarmante : impressionnant à voir la première fois !

Le soir venu, la promenade se vide. Peu de gens viennent s’y balader, sans doute par peur des agressions… Une favela se trouvant à proximité, on peut en effet apercevoir le soir beaucoup d’enfants, de laissé-pour-compte, déambulant sur la plage, sans but précis pour la plupart, défoncés à la colle et autres substances…



Lapa où la fête de la musique permanente.[modifier]

Lapa est un petit quartier tranquille la journée, populaire, où il est agréable de flâner. Le soir venu, aux alentours de minuit, les rues s’animent superbement. Des petits groupent s’improvisent sur les trottoirs et toutes les musiques du Brésil y sont représentées : On y danse le Forro (musique du Nordeste) le Samba, la Pagode… On écoute de la Bossa Nova, on admire l’agilité de ces danseurs de Capoeira qui font leur spectacle sous les arcades, on y boit de la Caipirina, cette fameuse boisson qui m’a donné tant de réveils difficiles ! (Citron vert, sucre, glaçons et Cachaça à souhait…) Les bars font le plein, on a presque du mal à y accéder. A l’intérieur, des enceintes crachent à pleine puissance, les mélodies qui réjouissent les oreilles de la jeunesse, qui s’aime en musique et qui sème la musique… Ca tchatche, ça gueule, ça danse, ça boit, ça rigole... On y vit quoi ! Cette fête de la musique, quotidienne ne semble jamais se finir… Elle se prolonge jusqu ‘au petit matin où l’on peut voir autant de monde dans les rues, qu’en début de soirée… Lapa la nuit : magique et incontournable. Alors : Rendez vous à Lapa !




Football.[modifier]

Rio c’est la ville de Ronaldo, de Ronaldhino et quelques autres… Champions du monde ! Alors forcément, le Football à quelque peu son importance dans le quotidien des Cariocas… Lorsque l’on on se promène du côté de Botafogo, Flamengo, on peut découvrir tout le long des abords de la plage, des terrains de foot où les jeunes viennent s’entraîner. A chaque match que dispute l’équipe de Fluminense : les télés s’allument dans les bars et ces derniers se remplissent très rapidement. Et quand leur équipe fétiche s’approche de la cage du goal, l’émotion est à son extrême et si le ballon rentre : c’est l’explosion de joie et de pétards aussi, car à cet instant on entend retentir des fusées et autres feux d’artifices, dans chaque coin de la ville.

Pour la majorité des Brésiliens, il est évident pour eux, que la finale France/ Brésil lors de la coupe du monde 1998 était truquée ! Avec ironie, ils disent ne pas nous en vouloir, ils comprennent : « Business ». Mais là où la bas blesse pour eux c’est le score : « Pourquoi 3 à 0 ! 1 à 0 aurait suffit… »


Rio où le règne de la musique.[modifier]

La musique est présente partout dans cette ville : dans les bars, les restaurants, les magasins, dans la rue aussi. Les Cariocas ont toujours sur le bout des lèvres un air qu’ils fredonnent et ce quelque soit la situation dans laquelle ils se trouvent : en marchant, en mangeant, en souriant etc…


Extrait de la section Brésil du site Patchaworld.com : carnet de voyage déroutant

patchaworld.com