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La Bastide Clairence

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La Bastide Clairence

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Histoire[modifier]

A l'aube du XIII°siècle, la Navarre fut chassée des côtes du Guipuzcoa (actuelle province de St Sébastien) par les Castillans et se retrouva sans débouché maritime. Dès lors, la liaison du royaume avec l'Adour et le port de Bayonne (où les Navarrais ont obtenu un droit de transit) devint d'une importance cruciale. Et c'est par la Joyeuse, rivière qui coule à La Bastide Clairence, qu'elle put se réaliser. En 1284, on y implanta donc une maison forte, la Nau Peciada, destinée à protéger le cours d'eau mais qui échoua dans sa mission. Aussi, en 1312, le gouvernement de Navarre décida de la remplacer par une ville neuve.

La Bastide-Clairence accueille peu à peu une population commerçante venue du sud-ouest de la France puis de réfugiés d'Espagne fuyant l'inquisition, et des Basques des villes et villages aux alentours. Une autre version concernant l'origine de la ville existe. Celle-ci aurait été peuplée de colons issus d'horizons divers et notamment de pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle appelés les francos.

Vers 1700, la population est de 2 000 communiants. Les habitants vivent de l'industrie de la clouterie, de la confection de lainages et de la bonnèterie et de l'agriculture. Des foires de 12 jours assurent la prospérité de la ville.

Si au XVIe siècle les habitants ne parlent pas le basque, mais le gascon, peu à peu ils adoptent la langue et les coutumes basques. La ville compte au XVIIe siècle 320 maisons et des moulins. De 1575 à 1789, La Bastide de Clairence dépend des seigneurs de Gramont. La ville compte une importante communauté juive après l'expulsion des juifs portugais.


La commune, autrefois dénommée Labastide-Clairence, a été rebaptisée La Bastide-Clairence le 25 juin 1988.

Arriver[modifier]

En voiture : A64, sortie n°4 : Urt

Voir[modifier]

- les maisons : La Bastide Clairence se situe à la frontière des provinces basques du Labourd et de la Basse Navarre et le charme du village est du en partie à l'architecture contrastée de ses maisons. Celles ci se caractérisent par deux types d'architecture :

  • la maison de style labourdin, avec sa façade blanchie à la chaux et ses colombages vert et rouge
  • la maison de style navarrais, avec l'entrée principale cintrée et les encadrements des ouvertures en pierre

- l'église Notre Dame de l'Assomption : dans la construction initiale du village, l'église était le seul bâtiment en pierre. Elle fut consacrée en 1315 par l'évêque de Pampelune. L'église est remarquable par son porche, dominé jusqu'en 1792 par les armes de Navarre et seul témoin de l'édifice du XIV° siècle. Particularité de cette église, les "cloîtres" latéraux pavés de dalles funéraires, servaient et servent encore aujourd'hui de cimetière aux plus anciennes familles du village. C'est là que se tenaient, jusqu'à la fin du XVIII°siècle, les Assemblées dites "Capitulaires". Elles rassemblaient les représentants des quelques 400 maisons de la paroisse qui délibéraient et votaient sur toutes les affaires intéressant la communauté.

L'intérieur de l'édifice offre un bel exemple d'église basque à tribunes.

- la porte des cagots : parias parmi les parias, les Cagots furent présents dès le Moyen Age dans toute l'Europe, mais particulièrement dans les Pyrénées. Leur origine reste un mystère et il existe de multiples versions. Les Cagots ne pouvaient pénétrer dans l'église par le portail central mais devaient emprunter la petite porte latérale et étaient relégués au fond de l'église tandis que des bénitiers spéciaux leur étaient attribués ainsi qu'une corbeille spéciale de pain béni. Ils luttèrent longtemps pour leur intégration. La Révolution Française leur permit de devenir des citoyens à part entière.

- le cimetière israélite : au début du XVII°siècle, des juifs séfarades venus d'Espagne et du Portugal et fuyant l'Inquisition arrivèrent à Bayonne, bénéficiant de la protection du duc de Gramont. A partir de la communauté mère, ils s'installèrent dans les villes de Peyrehorade, Bidache et La Bastide Clairence. La communauté juive a rassemblé jusqu'à 80 familles, soit 20% de la population environ. Elle jouissait d'un statut relativement autonome, et s'engageait à fournir un médecin à sa ville d'accueil. Elle possédait sa propre synagogue et son cimetière qui est aujourd'hui propriété du Consistoire israélite de Bayonne. La communauté chuta brutalement au XVIII° siècle, pour disparaître au moment de la Révolution Française en raison du déclin économique de la ville.

A faire[modifier]

  • 2 randonnées de 5 km chacune
  • visites de fermes
  • ateliers d'artisans d'art
  • MP3 pour la visite du village
  • visite guidée du village (sur réservation, min 5 personnes)

Liens externes[modifier]

  • Site officiel de l'office de tourisme de La Bastide Clairence : [1]
  • Site internet du Pays d'accueil touristique Nive Adour Ursuia : [2]
  • Site officiel de l'office de tourisme d'Hasparren : [3]
  • Site officiel de l'office de tourisme du Pays de Bidache : [4]
  • Site officiel de l'office de tourisme d'Urt : [5]