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Choquequirao

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Choquequirao

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Topo du trek pour accéder à Choquequirao Quatre jours de marche au milieu des Andes pour atteindre l’une des plus grandes citadelles incas encore existante, isolée entre crêtes effilées et fôret épaisse… topo détaillé pour les voyageurs à l’âme aventureuse ! Tout le monde connait le Machu Picchu, mais beaucoup moins la citadelle de Choquequirao. Les deux sites sont souvent comparés, car relativement proche. À une centaine de kilomètres l’un de l’autre, ils datent tous deux du règne de Pachacutec. Et tout deux ont échappé à la vague de destruction des conquistadors qui, menés par Pizarro, dévastent Cusco à partir de 1534, mais ne découvrent pas les deux cités. Pourtant les deux villes ne sont pas semblables, et si les archéologues ont bien du mal à reconstruire le détail de l’histoire de chacune d’elles, Choquequirao, plus rustique et nettement plus grande que le Machu Picchu, semble plus vieille. Et elle aurait servi, entre autre, de refuge aux derniers Incas, fuyants devant les bains de sang espagnols. Aujourd’hui, c’est un site immense (1800 hectares), dont près de 70% sont encore enfouis sous la fôret. Installé sur un vaste (et raide !) flan de montagne, on monte sur la place principale, perchée en équilibre sur une crête effilée, et impressionante avec ses canaux, fontaines et constructions encore en bon état. Les recherches archéologiques sont encore en cours, sous l’égide de la France (qui a “converti” la dette du Pérou en droit de fouille), et on devrait, dans les années qui viennent, découvrir encore pas mal de chose dans le secteur. La randonnée se fait facilement en quatre jours, en allant et revenant par le même itinéraire. En très bref : un jour de descente, un jour de montée, un jour de descente et… un jour de montée ! au total 64 km aller-retour, environ 20h de marche pour plus de 3000m de dénivellé positive. Le chemin en lui-même ne présente aucune difficulté : il est large (adapté aux mules et chevaux, fréquents) et dans l’ensemble régulier. Depuis l’aménagement du parcours, en 2006, l’engagement que représente la randonnée a de plus diminué, avec plusieurs lieux de camping équipés (toilettes et douches froides) où l’on peut si besoin s’abriter. La marche ne comporte donc pas vraiment de risques, si ce n’est qu’elle est quand même longue et un peu exigeante au niveau physique (le deuxième jour, en particulier, durant lequel la montée est longue et rude). Pour ceux un peu moins habitués à la rando, il est cependant tout à fait possible de répartir la distance sur 5 jours par exemple. Je décris ici l’itinéraire classique, au départ de Cachora. Il est aussi possible de rejoindre Choquequirao depuis le Machu Picchu en environ 7 jours. La vallée, au petit matin, depuis Choquequirao
  • Matériel
Tente, sac de couchage (même si il ne fait en général pas trop froid. On est plus bas que Cusco, par exemple), bonnes chaussures de marche, bâtons pour ceux qui aiment, un t-shirt de rechange (on transpire !), de l’anti-moustique (pour le premier soir en particulier, au bord du rio), une “popote” en fonction des menus (il y a des endroits pour faire du feu, mais un réchaud à gaz est plus “confort”), et de nourriture pour les 4 jours. Quelques courses peuvent être faites à Cachora, le village d’où on part (en saison, on peut s’y faire préparer des repas, parait-il), mais mieux vaut prévoir le gros à Cusco (ou Abancay). Ne pas oublier les “vivres de course”, salvatrices au milieu des montées ! On peut partir avec environ 2L d’eau par personne, sachant qu’il n’est pas difficile de trouver des points d’eau pour remplir en route (prévoir le cas échéant des AquaTab ou MicroPur) . Sur la route, il y a quelques hameaux où l’on peut acheter des boissons. Mais l’approvisionnement est aléatoire. À garder en cas d’urgence plutôt. Et ne pas oublier la crème solaire : ça tape !
  • Premier jour
Partir depuis Cusco (ou Abancay), tôt ! Il y a des bus à 5h30, 6h et 7h au moins (prendre les billets la veille). Il faut compter 3h30 depuis Cusco (ça coûte de 10 à 15 soles) d’un (beau) bout de panaméricaine pour se faire déposer à l’intersection qui mène au village de Cachora. De là, prendre un taxi (ou un collectivo, mais il n’y en a pas beaucoup, et ils passent de manière aléatoire) pour le centre du village (6 à 10 soles selon notre expérience). Environ 40 min de descente jusqu’à la ville (à 2900m), ce qui nous met à pied d’oeuvre vers 12h. Le temps de manger un morceau, et on peut attaquer la marche vers 12h30. Le sentier, chose rare, est bordé de bornes kilométriques, ce qui permet de bien suivre sa progression. Ainsi, le premier jour, 21 km sont au programme, qui se font en 4h30-5h sans trop de problème (beaucoup de descente). Partez par le bas du village jusqu’à un premier pont (km 2,5) qui permet de rejoindre le flan gauche, par lequel on sort de la vallée. Après environ 2h20 de marche (km 11,5), on arrive au point le plus haut de la première journée. S’ensuit une première série de 17 virages en descente. Passage, au km 15,5 à un beau point de vue depuis lequel on aperçoit une bonne partie de l’itinéraire du lendemain, puis deuxième partie de la descente, jusqu’au pont sur le rio Apurimac (km 21,2 ; altitude 1530m). Au km 19, passage au lieu-dit Chiquiscca où l’on peut camper dans de l’herbe. On peut aussi pousser jusqu'au pont (compter 30 min), où un camping gratuit (et plus rustique) a été aménagé. Attention aux moustiques par contre !
  • Deuxième jour
Il faut compter entre 5 et 6 heures de montée, selon votre forme. Mieux faut partir assez tôt (6h30-7h) pour profiter de la fraicheur matinale. La première partie de la montée, jusqu’à Santa Rosa (km 24,3) prend environ 1h30 (on compte 41 virages). On peut y acheter des boissons. Ensuite, deuxième partie de la montée (3h, 50 virages) . On passe successivement par Santa Rosa Alta (km 25), Uchuhuerta (km 26,2) et finalement Marampata (km 28), fin de la montée. On peut là-aussi acheter des boissons ainsi que, éventuellement, camper. Le site, qu’on aperçoit en haut de la montée, est encore à 1h de marche, une dernière partie qui joue un peu les montagnes russes, surtout à la fin (après Sunchupata, km 29,5). L’arrivée au lieu de campement de Choquequirao (à 3085m) est juste avant le km 32. Une fois sur place, on vous demandera de payer un droit d’entrée sur le site, de 50 soles (13.5 euros) pour les adultes et 30 pour les étudiants (avoir la carte ISIC !). Arrivée vers 13h sur le site. On peut prendre l’après-midi soit pour récupérer , soit pour commencer à aller voir les ruines, qui sont réparties en étoiles autour du camping (compter 30 minutes pour rejoindre la Plaza principal par exemple).
  • Troisième jour
On peut passer tranquillement la matinée à se ballader dans le site (ne pas louper, entre autres, le Sector Llamas avec ces silhouettes de lama incrustées dans des terrasses très raides - 1h A/R depuis la Plaza principal). Il faut compter, en marchant bien, 2h30-3h de redescente jusqu’au pont, donc on peut partir tranquillement en début d’après-midi du site.
  • Quatrième jour
Le retour jusqu’à Cachora est assez long (6h dont 3h30 bien tassées de montée), et le dernier bus pour Cusco passe vers deux heures sur la panaméricaine. Il faut donc partir tôt le matin (vers 6h) pour ne pas le louper (ne pas oublier les 40min de Cachora à la panaméricaine…). Voilà ! une très belle rando avec une “cerise” exceptionelle à l’arrivée, et qu’il faut faire maintenant car elle est un peu menacée par divers projets (téléphérique, privatisation des sites de la région…) qui ont fait se mettre grève les employés du Machu Picchu la semaine où nous y étions… Bonne marche à tous !