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Uyuni : Différence entre versions

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'''Uyuni'''
 
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'''TRAVERSÉE DU SALAR'''
 
'''TRAVERSÉE DU SALAR'''
L'es professionnels du voyage Terra andina vous offrent la possibilité de partir dans des caravanes de sel pour une traversée intégrale du salar.
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Si vous souhaitez partir à Uyuni et connaître la Bolivie hors sentiers battus, contactez l'agence de voyage Terra Andina. Voici leur programme d'une tournée de caravanes de sel.
 
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LE SALAR D’UYUNI OU DE TUNUPA
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'''LE SALAR D’UYUNI OU DE TUNUPA'''
 
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En plein jour, sans lunettes, les yeux ne supporteront pas plus de 5 minutes l’intense rayonnement soleil.
 
En plein jour, sans lunettes, les yeux ne supporteront pas plus de 5 minutes l’intense rayonnement soleil.
 
Ici, il ne reste plus que la blancheur aveuglante du sel, à perte de vue. Une immense surface lisse et dure comme du roc à 3640 mètres d'altitude. La superficie couverte par le sel représente l'équivalent de deux départements français ce qui en fait la plus grande étendue plane du monde.
 
Ici, il ne reste plus que la blancheur aveuglante du sel, à perte de vue. Une immense surface lisse et dure comme du roc à 3640 mètres d'altitude. La superficie couverte par le sel représente l'équivalent de deux départements français ce qui en fait la plus grande étendue plane du monde.
 
Le salar de Tunupa est issu de l’alternance d’époques pluvieuses et sèches. Situé à l’endroit le plus bas de l’Altiplano (3640 m. alt. contre 3800 m alt. pour le lac Titicaca), il offre un déversoir pour les rivières de la région, rivières aujourd’hui disparues mais qui drainaient alors quantité de sels minéraux, originaires de bassins exogènes.
 
Le salar de Tunupa est issu de l’alternance d’époques pluvieuses et sèches. Situé à l’endroit le plus bas de l’Altiplano (3640 m. alt. contre 3800 m alt. pour le lac Titicaca), il offre un déversoir pour les rivières de la région, rivières aujourd’hui disparues mais qui drainaient alors quantité de sels minéraux, originaires de bassins exogènes.
Le salar est ainsi formé d’un bloc d’une épaisseur estimée à environ 500 mètres, qui alterne couches de sel et couches de sédiments (dépôts sédimentaires quand le salar est sous les eaux puis dépôts des sels minéraux à l’évaporation des eaux).......
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Le salar est ainsi formé d’un bloc d’une épaisseur estimée à environ 500 mètres, qui alterne couches de sel et couches de sédiments (dépôts sédimentaires quand le salar est sous les eaux puis dépôts des sels minéraux à l’évaporation des eaux)
  
[http://www.voyage-bolivie.com/uyuni-lipez/magie-lipez.htm La magie du Lipez......]
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Mais, même ici, la vie n'a pas renoncé et un écosystème fragile, fruit de milliers d'années d'adaptation, a su se développer. Sur les rares îles de ce désert, petites collines de quelques centaines de mètres de haut perçant le sol tout comme les cimes percent les nuages, surgissent des cactus géants et quelques plantes tenaces dont se nourrissent ses seuls habitants, les viscachas, petits lapins à queue d'écureuil, condamnés à rester là, encerclés par le sel. Enfin, les seuls habitants … pas vraiment.
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Alfredo Ticona est Aymara. Pendant presque 10 ans, il fut l’unique habitant « humain » du grand désert de sel. Il vit encore aujourd’hui sur son île Incahuasi (« la maison de l’Inca » en quechua), à près de 80 km de toute vie humaine, encerclé lui aussi par les étendues de sel. Il est originaire de Tahua, un village à l'ouest du salar, construit au pied de la cordillère qui sépare l’Altiplano de la côte Pacifique.
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Tout jeune, il participait au convoyage des caravanes avec son père. Pour échanger des marchandises avec leurs voisins chiliens, il aurait fallu franchir les montagnes. Alors l'unique solution était de traverser le grand désert blanc jusqu'à Uyuni, la ville, de l’autre coté, où l'on pouvait échanger son sel, son quinoa, sa laine de lama contre des denrées plus rares. Ainsi les longues caravanes de lamas, bêtes de somme de l'altiplano.
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Il nous raconte :
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" La traversée se faisait à pied jusqu'au début des années 80, en 2 ou 3 jours. On commençait par dormir sur une île proche de Tahua, pour partir très tôt le lendemain. Il était toujours préférable de marcher de nuit, pour éviter les fortes réverbérations du soleil. Pendant la journée, on devait porter des pièces de tissu noir sur les yeux. On partait à deux heures du matin pour arriver à l'île de Pallali à 10 heures du matin. Les lamas portaient des chaussons de cuir car le sel endommageait leurs pieds. Le lama peut tenir une semaine sans eau...".
  
[[Image:Uyuni_Salt_Lake_2.jpg|thumb|1010px|center|Salar de Uyuni]]
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C'est durant ces exténuantes traversées qu’Alfredo Ticona tomba amoureux de la solitude du salar et il s’installa alors sur l'île Incahuasi. Aujourd’hui, sa résidence sur l’île est menacée par un projet gouvernemental dont l’objectif, à priori, est de mieux contrôler le passage touristique qui va en augmentant, tout en ne laissant pas Alfredo profiter seul de l’aubaine. Mais comme dirait Alfredo :
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« Pues soy como el cactus y nunca me voy a ir » (Je suis comme le cactus et je ne partirai jamais).
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[http://www.voyage-bolivie.com/uyuni-lipez/magie-lipez.htm La magie du Lipez, écrit par Fabrice Pawlak......]

Version du 3 juin 2008 à 20:19

Uyuni

Salar de Uyuni
Ile du poisson

Uyuni, ville far west sortie de nulle part, porte d'entrée des merveilles du Lipez. Le salar d’Uyuni, immense surface dure comme du roc d'où émergent quelques îles peuplées de cactus géants, preuve que même ici la vie n'a pas renoncé.

TRAVERSÉE DU SALAR Si vous souhaitez partir à Uyuni et connaître la Bolivie hors sentiers battus, contactez l'agence de voyage Terra Andina. Voici leur programme d'une tournée de caravanes de sel.
LE SALAR D’UYUNI OU DE TUNUPA
En plein jour, sans lunettes, les yeux ne supporteront pas plus de 5 minutes l’intense rayonnement soleil. Ici, il ne reste plus que la blancheur aveuglante du sel, à perte de vue. Une immense surface lisse et dure comme du roc à 3640 mètres d'altitude. La superficie couverte par le sel représente l'équivalent de deux départements français ce qui en fait la plus grande étendue plane du monde. Le salar de Tunupa est issu de l’alternance d’époques pluvieuses et sèches. Situé à l’endroit le plus bas de l’Altiplano (3640 m. alt. contre 3800 m alt. pour le lac Titicaca), il offre un déversoir pour les rivières de la région, rivières aujourd’hui disparues mais qui drainaient alors quantité de sels minéraux, originaires de bassins exogènes. Le salar est ainsi formé d’un bloc d’une épaisseur estimée à environ 500 mètres, qui alterne couches de sel et couches de sédiments (dépôts sédimentaires quand le salar est sous les eaux puis dépôts des sels minéraux à l’évaporation des eaux)

Mais, même ici, la vie n'a pas renoncé et un écosystème fragile, fruit de milliers d'années d'adaptation, a su se développer. Sur les rares îles de ce désert, petites collines de quelques centaines de mètres de haut perçant le sol tout comme les cimes percent les nuages, surgissent des cactus géants et quelques plantes tenaces dont se nourrissent ses seuls habitants, les viscachas, petits lapins à queue d'écureuil, condamnés à rester là, encerclés par le sel. Enfin, les seuls habitants … pas vraiment. Alfredo Ticona est Aymara. Pendant presque 10 ans, il fut l’unique habitant « humain » du grand désert de sel. Il vit encore aujourd’hui sur son île Incahuasi (« la maison de l’Inca » en quechua), à près de 80 km de toute vie humaine, encerclé lui aussi par les étendues de sel. Il est originaire de Tahua, un village à l'ouest du salar, construit au pied de la cordillère qui sépare l’Altiplano de la côte Pacifique. Tout jeune, il participait au convoyage des caravanes avec son père. Pour échanger des marchandises avec leurs voisins chiliens, il aurait fallu franchir les montagnes. Alors l'unique solution était de traverser le grand désert blanc jusqu'à Uyuni, la ville, de l’autre coté, où l'on pouvait échanger son sel, son quinoa, sa laine de lama contre des denrées plus rares. Ainsi les longues caravanes de lamas, bêtes de somme de l'altiplano. Il nous raconte : " La traversée se faisait à pied jusqu'au début des années 80, en 2 ou 3 jours. On commençait par dormir sur une île proche de Tahua, pour partir très tôt le lendemain. Il était toujours préférable de marcher de nuit, pour éviter les fortes réverbérations du soleil. Pendant la journée, on devait porter des pièces de tissu noir sur les yeux. On partait à deux heures du matin pour arriver à l'île de Pallali à 10 heures du matin. Les lamas portaient des chaussons de cuir car le sel endommageait leurs pieds. Le lama peut tenir une semaine sans eau...".

C'est durant ces exténuantes traversées qu’Alfredo Ticona tomba amoureux de la solitude du salar et il s’installa alors sur l'île Incahuasi. Aujourd’hui, sa résidence sur l’île est menacée par un projet gouvernemental dont l’objectif, à priori, est de mieux contrôler le passage touristique qui va en augmentant, tout en ne laissant pas Alfredo profiter seul de l’aubaine. Mais comme dirait Alfredo : « Pues soy como el cactus y nunca me voy a ir » (Je suis comme le cactus et je ne partirai jamais).

La magie du Lipez, écrit par Fabrice Pawlak......

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