Syrie
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Territoire occupé
VillesLes noms arabes sont entre parenthèses.
Autres destinationsLes noms arabes sont entre parenthèses.
ArriverL'entrée en Syrie nécessite un passeport valable six mois après la date d'expiration du visa, ainsi qu'un visa. Un visa à entrées multiples est nécessaire si on souhaite passer dans un pays limitrophe et revenir en Syrie. En effet, l'obtention d'un visa au poste frontière lors du retour est en principe impossible pour les ressortissants de pays où existe une représentation de la République Arabe de Syrie (voir ci-après). Et dans tous les cas, un visa à entrées multiples est moins cher que plusieurs visas simple entrée... En pratique, un visa peut toutefois être obtenu assez facilement, au poste frontière, en revenant du Liban vers la Syrie. Il est impossible de passer de Syrie vers Israël et les Territoires occupés (et vice-versa), la frontière étant fermée. Il en est de même entre le Liban et Israël.
Visa
Les exceptions existent mais restent rares. Il est fréquent que des voyageurs se soient vu refuser un visa à la frontière ou auprès des consulats de Syrie des pays voisins (Turquie, Jordanie, Égypte). En 2009 et 2010, il a fréquemment été rapporté par des voyageurs qu'ils ont pu obtenir le visa aux postes frontières terrestres, notamment en venant de Turquie ou du Liban : il s'agit toutefois d'un visa simple entrée ! Pour rappel : il s'agit de la situation actuelle et un retour aux règles strictes est toujours possible; l'idéal reste donc de demander son visa avant le départ.
Pour ceux qui envisagent de visiter la Jordanie, l'Ambassade de Jordanie se trouve à une dizaine de minutes de marche, plus bas sur l'Avenue Roosevelt. Le visa peut toutefois être obtenu au poste frontière jordanien. Pour ceux qui comptent passer au Liban, il est normalement possible d'obtenir gratuitement, aux postes frontières terrestres, un visa libanais de 48 heures et même parfois d'un mois (comme en 2008, sinon ce dernier coûte 17 US$ pour 1 mois). Demande de visa en France - À compléter. Demande de visa au Luxembourg - À compléter. Demande de visa au Canada - À compléter. Obtention du visa à la frontière ou à l'aéroport - Comme déjà expliqué plus haut, les ressortissants de pays où existe une ambassade ou un consulat de Syrie ne peuvent pas obtenir de visa à la frontière. À l'occasion,il arrive cependant que le visa soit octroyé, plus ou moins facilement et rapidement, aux postes frontières jordaniens, libanais ou turcs. Il ne faut toutefois pas se fier à cette possibilité, sauf si on aime les jeux de hasard. Les délais d'attente peuvent être très longs (jusqu'à plus de 10 heures) car la demande est traitée à Damas. Il semble que les postes frontières avec le Liban soient les plus conciliants à ce niveau, en particulier, si on entre par l'aéroport de Beyrouth. Une personne seule peut obtenir un visa à l'arrivée, à l'aéroport, à condition de se mettre au préalable en contact avec une agence de voyage locale pour effectuer les démarches nécessaires. Le visa est alors gratuit (mais pas la prestation de l'agence de voyage...). Suite à un accord passé en octobre 2009 entre la Syrie et la Turquie, les ressortissants Turcs n'ont plus besoin de visa pour entrer en Syrie (et vice-versa). Fiche d'immigration - Dès l'arrivée en Syrie, par quelque moyen que ce soit, il convient de ne pas oublier de remplir la fiche d'immigration à faire viser avec votre passeport (disponible en libre-service à l'aéroport, juste avant le contrôle des passeports; disponible en arabe, français et anglais). Renouvellement du visa - La question du renouvellement du visa après un séjour de 15 jours est de celles qui sont régulièrement soulevées. Pour certains, c'est obligatoire avant le quinzième jour qui suit l'entrée sur le territoire syrien, pour d'autres, c'est avant le trentième jour. Et selon d'autres personnes, ces délais seraient variables selon qu'on est entré par l'aéroport ou par voie terrestre. Certains, enfin, affirment que cette règle n'est plus en vigueur... De quoi s'y perdre ! Toujours est-il qu'en 2006 (Tartous), 2007, 2008 et septembre 2009 (Deir az Zor), les bureaux du Département des Passeports et de l'Immigration ont confirmé cette obligation (reprise sur le cachet du visa ou sur le cachet d'entrée) : demander une prolongation avant l'expiration des 15 jours calendrier! Selon le Consulat de Syrie à Bruxelles (octobre 2011), un séjour de moins d'un mois ne nécessite pas de prolonger son visa avant le quinzième jour : on peut donc rester moins de 30 jours en Syrie avec son visa initial. Par contre, pour tout séjour de plus d'un mois, il est obligatoire d'obtenir cette autorisation avant le quinzième jour. Le renouvellement du visa est à effectuer auprès du Département des Passeports et de l'Immigration. On en trouve un dans chaque chef-lieu de gouvernorat (Damas, Alep, Homs, Hama, Idlib, Tartous, Ar Raqqah, Deir az Zor, Al Hassakah, Al Quneitra). Les visas sont souvent directement prolongés de quinze jours à trois mois (pour les visas à entrées multiples). La démarche ne coûte presque rien : 100 à 150 livres, pour le timbre et les photocopies du passeport et du visa, et parfois une centaine de livres pour faire compléter le formulaire en arabe (et encore, ils sont disponibles en français), le tout à faire dans une boutique voisine. Il faut prévoir quelques photos d'identité (on trouve toujours un photographe aux alentours immédiats). La procédure peut demander plus ou moins de temps selon les bureaux, l'affluence et la chance de rencontrer un fonctionnaire sympa qui vous guidera entre la demande de formulaire, le bureau d'achat des timbres, les trois ou quatre tampons et la signature finale. Il faut compter entre demi-heure et trois heures (dans les bureaux de Damas ou d'Alep, où l'affluence est nettement plus importante, cela peut prendre beaucoup plus de temps). La prolongation est inscrite sur un tampon complémentaire et une feuille volante agrafée au passeport. Pour ceux qui disposent d'un visa à entrées multiples, il est également possible d'organiser son itinéraire pour sortir du pays avant le terme de 30 jours et y rentrer plus tard (circuit en Jordanie ou excursion au Liban). Le tampon d'entrée vaut renouvellement du visa. Limites du visa de tourisme - Pour rappel, le visa de tourisme ne permet pas de travailler ni même d'effectuer un stage (même académique). Des visas spécifiques sont alors à demander, y compris pour l'inscription à des cours dans une école ou une université syrienne. Les renseignements peuvent être obtenus auprès des Consulats syriens. TaxesTaxe de sortie -Depuis le 1er août 2008, le taux de la taxe de sortie a été modifié : il est désormais de 1500 LS à l'aéroport (au lieu de 200 LS) et de 550 LS (500 LS + 50 LS de timbre; information 2009) aux postes frontières terrestres (au lieu de 0 LS). Il ne faut donc pas oublier de conserver le montant correspondant, en livres syriennes, avant de quitter le pays (il s'agit d'une taxe, c'est-à-dire d'un montant non négociable !). A l'aéroport de Damas, le timbre s'achètait au guichet de la salle d'enregistrement, après passage du contrôle. ATTENTION : actuellement, la plupart des compagnies aériennes incluent la taxe de sortie d'aéroport dans le prix du billet. C'est le cas de Syrian Air à Bruxelles (confirmé par leurs bureaux de Ḥamā et Alep; septembre 2009), ainsi que de Turkish Airlines et Air Arabia. Il suffit alors de passer directement de l'enregistrement aux guichets de sortie du territoire, pour y faire enregistrer sa sortie et faire tamponner son passeport. Suite à un protocole d'accord passé entre la Syrie et la Jordanie en octobre 2009, les taxes de sorties syrienne et jordanienne ont été abolies, pour les citoyens syriens et jordaniens, au passage des postes frontières entre les deux pays. Cette mesure s'étend qu'aux ressortissants de ces deux pays. Taxe d'entrée pour véhicule -Une taxe d'entrée de 50 USD est due pour entrer avec une voiture en Syrie. Cette taxe se règle au poste frontière d'entrée. Taxe diesel -Une taxe de 140 USD par semaine (montant 2008) est due pour les voitures diesel étrangères circulant en Syrie. Toute semaine entamée est due. Cette taxe se règle au poste frontière d'entrée. Il est à noter que les voitures diesel privées ne sont pas autorisées à entrer au Liban.
En avionLa Syrie est desservie par trois aéroports internationaux, situés à Damas, Alep et Lādhakiah. Les deux premiers sont desservis par de nombreuses compagnies régulières depuis l'Europe, l'Asie ou l'Afrique du Nord. Lādhakiah n'est connecté qu'avec Le Caire. Aéroport International de Damas -L'aéroport est situé à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville. Il est possible d'attendre son vol de retour ou le premier bus du matin dans le hall des arrivées/départs, assez confortable (ne pas y dormir ailleurs que sur les sièges : le bivouac dans le hall n'est pas recommandé; suite à la rénovation de l'aéroport en 2008/09, le nombre de sièges a été réduit). Une idée des prix au comptoir en juillet 2007 : 75 LS pour une bouteille d'eau ou une canette de boisson gazeuse (25 LS en ville)! Mais, aux distributeurs de canettes voisins, elles ne coûtaient que 25 LS.
Il est également possible d'arriver en Turquie par Istambul et de rejoindre les aéroports de Sanliurfa, Gaziantep, Diyarbakir, Adana ou Antakya par un vol intérieur, puis de rejoindre la Syrie par bus, taxi ou taxi-servis.
En bateauUne liaison par ferry existerait, depuis début 2006, entre Mersin, en Turquie, et Lādhakiah (se renseigner avant). En trainSeules trois lignes de chemins de fer internationales fonctionnent actuellement :
A consulter, la page "trains pour le Moyen-Orient" de Turkish State Railways, pour les lignes, horaires et prix : Horaires des trains Turkish State Railways pour le Moyen-Orient. En autocarDe nombreuses liaisons internationales par autocar joignent Damas et Alep (mais aussi Hama, Homs, Lādhakiah ou Ar Raqqah) aux grandes villes du Moyen-Orient et même d'Europe. On trouve ainsi des bus pour Antakya (Hatay, Antioche), Istanbul, Teheran, 'Amman, Beyrouth, Tripoli, Le Caire, Dubaï, Riyad, Sofia (Bulgarie). La plupart des départs sont quotidiens. Note : karâj (pluriel : karâjât) = gare routière.
Depuis Damas.
Depuis Homs. Les bus partent du Karâj ash Shamaly, au nord de la ville (à 4,5 km du centre-ville, sur la route de Hama). Départs pour :
Depuis Ḥamā Les bus partent du Karâj Boulman. Départs pour :
Depuis Raqqah Les bus partent du Karâj Boulman à l'entrée sud de la ville (en venant du pont sur l'Euphrate). Départs pour :
Depuis Lādhakiah Les bus partent du Karâj Boulman, à la lisière est de la ville. Départs pour :
A part entre Antakya (Hatay)et Alep/Damas, il n'existe pas d'autres liaisons directes par bus avec la Turquie. Aux autres postes frontières, il faut traverser à pied et reprendre un bus ou un microbus de l'autre côté ou, pour certaines liaisons, prendre un taxi-service.
En taxi collectif (taxi-service)De nombreuses liaisons entre les grandes villes syriennes et certaines villes des pays voisins (Turquie, Liban, Jordanie) peuvent être effectuées par taxi collectifs ("taxis-services"). Il s'agit sans doute du moyen le plus rapide, pour un coût à peine supérieur à celui du bus. L'avantage se mesure surtout au moment du passage des postes frontières, beaucoup plus rapide qu'en bus, le nombre de passagers étant nettement plus réduit (5 à 8) et le chauffeur, toujours pressé, ayant ses habitudes pour passer au plus vite à travers toutes les démarches administratives (au besoin, il peut vous aider). Ces taxis-services sont de vieilles voitures américaines des années 1970-80, des voitures plus récentes, toujours d'assez grand gabarit ou des vans (microbus). Les voitures ont souvent un logo d'une société de transport sur la portière. Les voitures américaines ont l'avantage de coffres conséquents. Ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins et suivent des routes fixes. Hors des lignes très fréquentées (Damas - Beyrouth ou Damas - εAmman), les départs sont plus fréquents très tôt le matin que l'après-midi ou en soirée : il ne faut donc pas hésiter à se lever tôt. Il arrive que si un véhicule spacieux ne se remplit pas assez vite, le chauffeur cède ses passagers à un taxi de plus petite capacité, qui pourra alors partir rapidement. Si on est pressé, on peut payer la place des passagers manquants pour partir plus vite. En voyageant en petit groupe, cela peut s'avérer intéressant. On trouve des liaisons par taxis-services sur les lignes suivantes :
En voitureFormalités administratives (à contrôler selon l'actualité). L'entrée de véhicules à essence en Syrie ne nécessite pas de démarches particulières, si ce n'est de contracter une assurance à la frontière et, semble-t-il, de payer une taxe d'entrée de 50 USD. Le carnet de passage en douane ne serait pas nécessaire. Par contre, l'entrée de voitures particulières diesel est soumise, en outre, au paiement d'une taxe de 140 USD par semaine (2008), le diesel étant réservé aux transports publics et de marchandises. Les voitures diesel sont interdites d'entrée au Liban. Points de passage
CirculerEn avionLa compagnie Syrian Arab Airlines assure toute une série de vols intérieurs quotidiens depuis Damas et Alep, vers chacune des deux villes et vers les aéroports nationaux de Lattakia, Al Qamishly, et Deir az Zor. Le prix des billets est très démocratique (environ 20 € pour Damas - Alep en 2007). A part entre les points extrêmes du pays, l'avion n'est pas forcément intéressant : en effet, il faut se plier à l'horaire quotidien et, entre les formalités d'achat ou de réservation du billet, le transport à l'aéroport, le délai avant d'embarquer, la durée du vol, les formalités au débarquement et le transport vers sa destination finale, il y a de fortes chances que le bus soit une solution nettement moins chère, beaucoup plus souple (très nombreux départs, jour et nuit, sur les grandes lignes et pas besoin de réserver) et presque tout aussi rapide. Alep - Damas en bus pullman prend environ 6 heures de centre-ville à centre-ville, pour environ 600 livres tout compris (environ 9 euros).
En trainLes Chemins de Fer Syriens desservent les lignes suivantes :
La ligne Damas – Tadmor est une ligne industrielle (exploitations de phosphates et de sel). La ligne touristique du vendredi Damas - Zabadânî (dans l'Anti-Liban) est fermée depuis 2005 environ à cause des travaux pour la construction de la nouvelle gare du Hijjaz. Les gares sont souvent excentrées :
En autocarLe pays est très bien desservi par des transports en commun efficaces et bon marché, depuis les grands axes jusqu'aux villages assez reculés. On pourrait presque dire qu'il est possible de se rendre partout en Syrie grâce à eux.
Attention en préparant ses trajets : depuis l'entrée en vigueur d'un code de la route strict entre 2007 et 2008, les bus et microbus ne dépassent plus les 90 km/h autorisés (ils sont même équipés d'avertisseurs sonores qui rappellent le chauffeur au calme ! "Bouliss ! Bouliss !"). Les temps de trajet s'en trouvent nettement rallongés (5h30 pour Damas-Alep au lieu de 4h30). Choisissez les compagnies les plus connues (donc les plus chères, mais aussi les plus confortables) telles que "Al Qadmous", "Al Ahliah", ... car elles offrent une qualité de service équivalente aux compagnies européennes : la différence entre les compagnies réputées et les autres est négligeable pour un budget touristique (150 LS pour un trajet aller Damas-Alep sur "Al Qadmous" au lieu de 100 LS). Dans les grandes gares routières, les compagnies sont nombreuses et il ne faut pas attendre longtemps pour trouver un départ vers une des grandes villes du pays. Parmi les grandes compagnies, on peut citer Al Qadmous, Al Ahliah, Etihad, ...
Damas-Alep (150 LS; 4h00); Damas–Homs (75 LS; 2h); Damas-Bosra (50 LS; 1h30); Homs–Hama (25 LS; 30 min); Alep-Hama (65 LS; 1h45); Alep–Ar Raqqah (60 à 90 LS; 2h20); Alep-Al Qamishly (175 LS – 7 à 8 h); Alep–Lattakia (100 LS; 3h30); Lattakia-Tartous (40 LS; 45 min); Deir az Zor–Al Qamishly (160 LS; 3h15); Deir az Zor-Alep (140 LS – 4h); Tartous-Tadmor (105 LS; 3h00); Hama-Ras al εAïn (225 LS); Hama-Al Qamishly (260 LS).
A Damas, il existe un bus qui rejoint la gare routière d'Harasta (qui dessert le nord et l'est de la Syrie; ce bus se prend dans le karâj situé le long de la grand route, devant le karâj pullman) à Baramkeh (au centre-ville), pour 5 LS (décembre 2006). Il n'existe pas le liaison entre As Suwaida et les villes voisines (Bosra, Derεa), mais seulement vers Damas. Comme pour les minibus, il existe des liaisons très nombreuses, y compris sur des lignes assez inattendues (plusieurs liaisons par jour Palmyre-As Sukhnah, d'où on peut trouver, à bien meilleur compte qu'à Palmyre, une voiture avec chauffeur pour visiter Qasr al Hayr Ash Sharqi, à 20 km de là). Certaines lignes sont peu fréquentées (As Sukhnah-Ar Raqqah, par la steppe, Ar Rassafah et Al Mansurah, avec un bus partant de As Sukhnah le soir pour rentrer de Raqqah le lendemain matin).
Il n'existe pas le liaison entre As Suwaida et les villes voisines (Bosra, Derεa).
Dans les villages ou dans certains quartiers des villes, la gare routière des micros ("Karâj micro") n'est souvent qu'un coin de rue ou une place, sans aménagements particuliers, où ils attendent. Toutefois, dans certains gros bourgs, on trouve une petite gare routière qui dessert toute la région (par exemple, à Safita, Misiyâf, As Suqelbiyeh, εAfrîn,...) : on peut ainsi se déplacer un peu partout sans la moindre difficulté (villages dans la steppe autour de Palmyre, même si les micros ne sont pas fréquents; les "villes mortes" depuis Maεarrat an Nûεman ou depuis Ariha) ou par des chemins non classiques (par exemple : Hama-Misiyâf-Tartous; Hama-Misiyâf-Slenfeh-Lattakia, en longeant le pied des montagnes dans la dépression du Ghâb,...). Dans les petits patelins où les clients manquent, les micros font souvent plusieurs tours des rues en klaxonnant de manière appuyée et régulière ("c'est l'bus qui passe !!!") : c'est le moment de le héler et de monter, plutôt que de continuer à pieds jusqu'à l'arrêt officiel. Leur vitesse moyenne n'est limitée que par le Code de la route (théoriquement...) et par le nombre d'arrêts. Il y a presque toujours des dessertes, au moins une fois le soir et le matin, vers la plupart des villages situés sur des voies carrossables. Sur les petites routes et les destinations les moins fréquentées, ils ne circulent plus après la tombée de la nuit et parfois, dès le milieu de l'après-midi : il est donc prudent de demander au chauffeur la fréquence des bus de retour et l'heure du dernier (au besoin, demander à un hôtelier de vous rédiger un petit carton en arabe avec ces questions) . A de rares exceptions près, ils ne s'éloignent pas à plus de 80 à 100 km du point de départ. Certains n'effectuent que des trajets en ville (entre gares routières ou à partir d'un arrêt collectif le long d'une route). Leur coût est minime (après augmentation en 2008 : 8 à 10 LS pour un trajet en ville; environ 0,75 LS par kilomètre à l'extérieur). Il est d'usage de payer la course en se passant l'argent de main en main, jusqu'au chauffeur, la monnaie en retour suivant le même chemin. Les micros portent un panneaux lumineux sur le toit, indiquant leur destination finale (en arabe...). Les micros ont très rarement une galerie de toit et il s'y trouve peu de place pour les bagages (déjà qu'il se trouvera sûrement bien un passager avec quelques sacs à entasser derrière le chauffeur...). ATTENTION : si vous êtes pressés ou si vous ne supportez pas la compagnie, vous pouvez demander au chauffeur de partir tout de suite en payant la totalité des places vides (micro "khâss" : "spécial"). Du coup, il arrive (mais c'est rare) que des chauffeurs proposent cette option aux touristes. Si vous ne parlez pas l'arabe et que vous n'avez pas compris, vous verrez le micro partir directement avec vous seuls et vous réclamer le coût du bus complet. Dans le doute, attendez nonchalamment à l'extérieur que quelques personnes montent avant vous pour les rejoindre. Cela peut éviter un malentendu. Il n'existe pas le liaison entre As Suwaida et les villes voisines (Bosra, Derεa). Voyager en micro reste une merveilleuse occasion de rencontrer les Syriens. En voitureDes taxis à "l'américaine" (présents dans les gares routières) relient les grandes villes et capitales arabes. Limitations de vitesse :
Location de voituresSi vous décidez d’opter pour la location de voitures, il faut savoir qu’il existe un grand nombre de prestataires en Syrie. Avant de choisir une des sociétés, il est conseillé de comparer les services et prix proposés. [1]
En bateauLa seule liaison interne par bateau est celle effectuée par de petits bateaux-services, entre le petit port de pêche de Tartous et l'Ile d'Arward. Le trajet dure une vingtaine de minutes. On paie les deux trajets au retour, au petit guichet à l'entrée de la jetée (30 LS l'aller-retour en juin 2008). Il arrive qu'on contrôle les passeports à l'embarquement, côté continent. Sans parler de "liaison", il faut signaler les minis-croisières d'un quart d'heure/vingt minutes sur l'Euphrate, à Deir az Zor, sur de petits bateaux-mouches avec des lampions ! Tout cela pour une vingtaine de livres, avec un merveilleux coucher de soleil sur ce fleuve mythique. Il doit y avoir de semblables excursions sur le Lac al Assad, des petits bateaux étant amarrés près du site de Qala'at Ja'abar.
Informations touristiquesSite officiel du Ministère du Tourisme -Le Ministère du Tourisme syrien dispose d'un site internet complet trilingue (arabe, français, anglais) Site du Ministère du Tourisme de Syrie. On y trouve notamment, à télécharger, les plans de ville disponibles au verso des cartes de l'Office du Tourisme Plans de villes à télécharger sur le site du Ministère de Tourisme de Syrie. Office du Tourisme -On trouve des bureaux de l'Office du Tourisme à :
On y trouve des cartes touristiques de qualité (presque routières, avec informations touristiques et plans de ville au verso), des brochures sur les sites locaux ainsi qu'un petit ouvrage complet sur la Syrie touristique. Tous ces documents sont gratuits et existent en arabe, français, anglais et allemand. Les cartes suivantes sont disponibles :
L'ensemble des cartes n'est pas disponible dans tous les bureaux : il peut être utile de se procurer directement celles disponibles au bureau principal de Damas, le mieux fourni. On peut encore trouver un "Atlas touristique de Syrie", édité dans les années 1990, qui reprend l'ensemble de ces cartes, découpées autrement, sous forme d'un fascicule relié. Pour ceux qui se déplacent seuls, un exemplaire arabe de la carte générale permet, en comparant avec une version "européenne", de pointer du doigt le nom arabe de sa destination. On peut en outre trouver en librairie ou dans la rue, pour 100 à 200 LS, des cartes plus détaillées des mouhafazât locaux et des cartes de Syrie (du type de celles qu'on affiche dans les écoles et administrations). Forum de voyageurs sur Internet -Pour trouver des informations à jour ou poser des questions, il est utile de se rendre sur les forums de voyageurs, en particulier :
ParlerLa langue officielle est l'arabe. Les dialectes locaux restent assez proches de l'arabe véhiculaire (" fus'ha "), ce qui permet à ceux qui le maîtrisent ou se débrouillent de ne pas rencontrer de difficultés particulières. A côté de l'arabe, on parle kurde dans le nord, près d'Alep, et dans le nord-est. Accessoirement, on parle arménien chez les Arméniens et araméen, comme Jésus, autour de Maεaloula et de Saidnaya et dans certains villages près de Homs. Il existe quelques poches où on parle turkmène. Le circassien (langue du Caucase) reste encore parlé parmi l'importante communauté tcherkesse (circassienne). En ville, beaucoup de personnes, surtout les jeunes, se débrouillent bien en anglais comme dans tous les coins du monde mais aussi français, en particulier à Alep, où vous trouverez des Syriens qui, sans être jamais sortis du pays, parlent un français impeccable. On entend également souvent parler russe à Alep, du fait des nombreux commerçants venus de Russie ou d'Asie centrale. Quelques mots-repères à connaître pour s'orienter:
AcheterDevise - La devise locale est la livre syrienne ("lîra"), divisées en 100 piastres. On trouve des billets de 1000, 500, 200, 100 et 50 LS et des pièces de 25, 10, 5, 2, 1 et 0,50 LS (en pratique, on ne trouve que rarement les 1 et jamais les 0,50 LS). De nouvelles pièces ont été introduites depuis 2004. De nouveaux billets de 50, 100 et 200 livres ont été introduits mi-2010. Les billets précédents continuent néanmoins à circuler. En septembre 2010, les anciens billets (années 1980) étaient toujours acceptés et distribués en banque (notamment ceux de 500 LS); il vaut toutefois mieux s'assurer de leur validité auparavant. Il vaut mieux éviter les billets de 500 et 1000 LS chez les petits commerçants et garder assez de petite monnaie pour les transports en commun (il s'agit pratiquement du seul débouché pour les pièces de 1 et 2 LS). Fin octobre 2011, le cours de la livre syrienne se situait autour de 67-68 LS pour 1 euro (soit 1 LS = 1,48 eurocent environ). Depuis 2003, il a varié entre 59 LS et 71 LS pour 1 euro.
On trouve, dans toute ville un peu importante, des agences de la Commercial Bank of Syria, où il est possible de changer des devises étrangères contre des livres syriennes. Les antennes sont nombreuses à Damas et à Alep. Il est impossible de changer des livres syriennes contre des devises étrangères (y compris de pays limitrophes), sauf dans les bureaux de change des postes frontières ou de l'aéroport. A l'aéroport de Damas, le bureau du grand hall n'est pas habilité à effectuer ce type d'opération et il faut s'adresser au bureau situé dans la salle d'enregistrement, après le contrôle des bagages (attention : il arrive qu'ils n'y disposent que de dollars US et non d'euros et que la valeur de l'euro tombe à un dollar. L'idéal est donc d'éviter de conserver trop de livres syriennes en fin de séjour).
Toutefois, en juillet 2007, on trouvait des distributeurs acceptant les cartes Visa ou Maestro à Damas (deux près du Cham Palace, un près de l'Office du Tourisme (Al Sahaw Mahafutha) et un à la banque devant la Gare du Hejjaz) ainsi qu'à Alep, à Lattakiah, à Homs, à Hama, Deir az Zor et à Tartous. Certaines banques syriennes, dont la Commercial Bank of Syria, émettent maintenant des cartes Visa.
ATTENTION - 26/08/2011. Suite aux sanctions économiques récemment prises contre la Syrie, le groupe américain Visa a dû bloquer l'utilisation de ses cartes de crédits en Syrie. Ce blocage concerne tant le retrait aux distributeurs de billets que les paiements par carte sur place ou en ligne. La firme Mastercard a dû suivre. Les distributeurs de billets les plus proches se trouvent au Liban, en Jordanie ou en Turquie.
MangerBoire un verre / SortirDamas est une ville très animée qui comblera jeunes et moins jeunes : en effet, la Syrie est le pays des paradoxes !! Vous trouverez de bonnes boites de nuit, comme d'excellent cafés où il fait bon trainer le soir ! si vous le pouvez, montez sur le mont Qassioun !!
ApprendreSi vous souhaitez travailler et vous installer en Syrie, adressez-vous au préalable à l'ambassade de votre pays en Syrie, pour connaître la législation syrienne. SécuritéContrairement à l'idée générale qu'il pourrait s'en être fait au travers des médias, le voyageur découvrira un pays calme et sûr. Malgré une police organisée et présente, il n'aura pas l'impression d'être surveillé à chaque coin de rue ou de vivre dans une caserne ! Les contrôles en rue sont rares, si ce n'est dans l'Est, proximité de la frontière iraqienne oblige. Les policiers font leur travail avec courtoisie et n'hésiteront pas à vous conduire à moto à la gare routière ou à demander à un automobiliste de vous y mener, pour se faire pardonner d'avoir pris de votre temps ! Les passeports sont contrôlés à chaque inscription dans un hôtel et pour prendre un billet de bus pullman ou de train. A Deir az Zor ou à Raqqah, dans l'Est, on vous demandera de vous inscrire au bureau de police de la gare routière en arrivant et en quittant la ville. On vous inscrira également au Karaj des microbus de Deir az Zor si vous vous déplacez sur la route d'Al Bukamal (à la frontière iraqienne), par exemple vers Al Mayadin, Qala'at Rahbah, Doura Europos ou Mari. Comme partout, le voyageur évitera de traîner près des sites sensibles et de les photographier, même par inadvertance (cas vécu,...mais, encore une fois, l'intervention est restée très courtoise). Près des frontières sensibles, il est vaut mieux se renseigner au bureau de police de la gare routière pour savoir s'il est possible de se rendre sans problème à un endroit précis. D'une manière générale, la Syrie est un pays très sûr. Les Syriens sont des gens très accueillants et bons vivants. Les voyageurs étrangers sont particulièrement bien accueillis. De la même manière, vous ne resterez jamais seul dans l'embarras au bord de la route ou pour trouver le bon transport en commun ou la bonne correspondance. Les rues en ville, même tard dans la nuit, restent en général très sûres (hormis certains quartiers, en particulier à Alep : se renseigner) et animées : vous serez toujours entouré(e)s de valeureux défenseurs. Le plus dangereux, en ville, reste finalement de traverser les grandes artères ! La prudence s'impose. A Damas, des passerelles enjambent les voies rapides. Circuler à moto, à vélo ou en voiture reste par contre assez dangereux si on n'a pas l'habitude de la conduite orientale, que cela soit en ville, à la campagne ou sur les autoroutes. Les routes syriennes, en assez bon état, permettent une conduite assez rapide. La ville n'est pas réservée aux cyclistes. Depuis quelques temps déjà, le Gouvernement a mis l'accent sur la sécurité routière, ce qui a tout de même amélioré les choses, aux dires mêmes des Syriens. Les parcomètres sont aussi de plus en plus fréquents à Damas depuis 2008! A la campagne, il convient particulièrement de se méfier des chiens de garde ou errants et, selon les habitants, des chacals et même des hyènes, qui s'approcheraient des villages en hiver. Il n'est pas conseillé de dormir à la belle étoile dans des endroits isolés : il vaut mieux, alors, demander à s'installer près d'une habitation. SantéAucun vaccin de plus que ceux obligatoires en France. La Syrie possède le taux de médecins par habitant le plus élevé du Proche-Orient : la santé y est assez bien surveillée. L'espérance moyenne de vie y est proche de celle des pays industrialisés. Les pharmacies sont très nombreuses en ville, avec parfois 12 officines sur 500 mètres dans l'Est ! RespecterLa Syrie est un pays majoritairement musulman mais aussi assez traditionaliste. Les règles de bienséance et de comportement y sont assez différentes de celles connues en Europe de l'Ouest. L'ouest du pays est plus occidentalisé – ou plutôt plus méditerranéen - que le centre ou l'est, où le mode de vie traditionnel est toujours vivace. Le voyageur est l'invité d'un pays et de ses citoyens, c'est encore plus vrai en Syrie : il doit donc mettre un point d'honneur à respecter ses hôtes, leurs habitudes et leurs coutumes. Du point de vue vestimentaire -Il est recommandé aux hommes de porter un pantalon long. Hormis à la plage ou sur un terrain de sport, le short est classé entre indécent et ridicule, il vaut mieux opter pour un bermuda... Les manches courtes ne posent pas de problèmes : si les jeunes portent des t-shirts, les gens plus âgés portent en général chemise ou polo. Les débardeurs ou le torse nu sont à éviter totalement (sauf baignade entre hommes). Les couvre-chefs de tous types passent bien partout (indispensables en été). Le port de sandales est sans souci. Evitez tout de même les vêtements ou chaussures provenant de surplus militaires, un peu trop typés... En hiver, le pull ou le polar s'imposera de lui-même... Les Bédouins portent en général la galabiyah (longue tunique-chemise) et le shmâgh (foulard blanc à motifs rouges ou noirs). Les femmes éviteront absolument de montrer trop de leur corps, en particulier un décolleté trop bas, les jambes et les bras, genoux et coudes y compris. Selon les lieux et les gens, il peut être considéré comme indécent et provoquant de montrer nues ses épaules, ses aisselles ou le décolleté. Il est préférable d'opter pour des vêtements un peu amples, ne moulant pas les formes. Il n'est pas nécessaire de porter de foulard, sauf dans les églises et les mosquées. Dans les grandes villes de l'ouest et surtout de la côte, on rencontre néanmoins de nombreuses jeunes filles vêtues de jeans (taille basse !) et de t-shirts moulants, cheveux au vent ou voilées ! Les salutations -Dresser une liste des salutations diverses en usage au Moyen-Orient arabe pourrait être long. Les plus courantes sont :
Quelques expressions de politesse et de savoir-vivre -Parmi les expressions de politesse et de savoir-vivre, on retiendra :
Relations entre classe d'âge -D'une manière générale, les personnes les plus jeunes doivent le respect aux plus âgés. Ceci est encore plus marqué chez les Bédouins. Les enfants, en particulier, sont tenus à ce respect : les rappels à l'ordre et les réprimandes de la part des parents et des adultes sont claires et nettes. Le voyageur adulte doit s'en souvenir. Dans un groupe, on commence toujours par saluer la personne la plus âgée, avec respect ("sheykh" = "vieillard", au sens noble du terme). Dans les transports en commun et les files d'attente, il convient de céder sa place aux plus âgés, tout comme il est normal de les aider à porter un fardeau ou à traverser la rue : vous verrez souvent les jeunes gens le faire. Relations hommes – femmes -Hors du cadre familial, les hommes et les femmes ne se fréquentent pas comme en Europe. Cela ne les empêche pas de se mêler le plus naturellement du monde en ville ou dans les lieux publics. Même s'il est d'usage de s'adresser à l'homme lorsqu'on a affaire à un couple, le visiteur n'a pas à se sentir mal à l'aise en demandant un renseignement à une dame seule ou en lui répondant, avec la politesse et la distance d'usage. L'immense majorité des vendeurs, tant en magasin qu'en rue, sont des hommes, même dans les boutiques de lingerie ! On rencontre par contre beaucoup de femmes dans la fonction publique et les services. A la campagne, hommes et femmes partagent les travaux. En ville, on trouve de nombreux cafés accueillant indifféremment les deux sexes, où les dames fument aussi le narghileh. C'est également le cas pour les restaurants. Souvent, un coin de salle ou l'étage est réservé aux femmes seules ou aux familles : les hommes seuls restent dans leur coin. On trouve de nombreux salons de thé, au décor et au mobilier succincts, fréquentés exclusivement par des hommes, qui y sirotent un thé ou un café, en fumant le narghileh ou en jouant au tric-trac ou aux cartes. Dans les transports en commun, il est d'usage de ne pas s'assoir à côté d'une femme, ou face à elle, sauf s'il n'est pas possible de faire autrement (parfois, un homme vous proposera alors d'échanger sa place pour la sienne et en tout cas, vous changerez de place dès que possible). Si le chauffeur ou un homme réorganise les places dans le bus, suivez ses indications sans vous offusquer (il n'y a vraiment pas de quoi). Comportement en couple -Les marques d'affection ou de tendresse entre homme et femme ne s'expriment jamais en public (pas de baiser, de bisou, d'enlacement ou de promenade main dans la main). Il est courant pour les hommes de se promener main dans la main ou bras dessus-dessous s'il s'agit d'amis proches ou de parents. Il n'y a pas de problèmes, pour des couples étrangers non mariés, à partager la même chambre d'hôtel. Relations avec les visiteurs étrangers -Les Syriens sont, naturellement, extrêmement accueillants et ont un grand souci des règles de l'hospitalité. En ce qui concerne les invitations en tout genre, les couples sont plus sollicités que les personnes seules. Lorsque vous êtes invités à prendre un thé, à vous joindre à un pique-nique ou à vous rendre chez quelqu'un, sachez que les grands sujets d'intérêt et de discussion sont : la famille (pensez à apporter quelques photos de la vôtre et à trouver de bonnes raisons d'être encore célibataire ou sans enfants à votre âge...), votre pays et la façon dont vous y vivez, votre travail, la Syrie et les Syriens et ce que vous en pensez... Il est poli de s'intéresser à la situation familiale des personnes qui vous invitent ou qui passent un peu de temps avec vous, et en particulier de prendre des nouvelles des enfants (tous les Syriens sont fiers de leurs enfants !). Les invitations sont, dans l'immense majorité des cas, purement gratuites et juste pour le plaisir de la rencontre. Elles peuvent prendre la forme d'une invitation à s'asseoir quelques minutes autour d'un thé ou d'un café ou d'une proposition de lift en voiture ou à moto, voire en bus, alors que vous marchez sous le soleil. Vous risquez fort d'être invités à partager un repas en famille ou entre amis, voire à loger. Un refus est souvent décevant, voire mal vu : remerciez alors votre hôte en expliquant que vous êtes pressés ou attendus, si c'est le cas. L'usage veut, lorsqu'on est invité à partager un thé ou un café le long du chemin, qu'on ne s'éternise pas, sauf si votre hôte insiste. Il arrive d'être invité par des gens modestes qui vont se couper en quatre pour vous accueillir, allant jusqu'à envoyer les enfants acheter des boissons ou un poulet : n'abusez donc pas de la situation. Sauf si cela a été convenu d'avance, il est toujours surprenant de se voir refuser de participer aux frais d'un détour effectué pour vous, voire de découvrir votre bienfaiteur offusqué de votre offre : une invitation à boire un soda frais ou des cigarettes passeront mieux. Il est courant de se voir offrir le bus par un passager ou par le chauffeur alors qu'on lui demandait juste s'il s'agissait du bon bus... Et ne parlons pas des commerçants qui vous font goûter pour trois fois plus que vous n'achetez ! En Syrie, l'hospitalité n'est pas un vain mot. Il faut donc l'apprécier et s'en montrer digne. Il est mal venu de mentir et surtout d'avoir été pris à mentir à un hôte (par exemple, prétendre être mariés, juste pour éviter les questions...) : soyez donc franc, même si cela demande parfois plus d'investissement personnel. Les relations avec les fonctionnaires et les autorités -Comme dans la plupart des pays d'Asie, on respecte les autorités et les agents de l'autorité. Dans toutes vos démarches ou lors de contrôles, soyez courtois et patient et vous aurez de fortes chances de trouver quelqu'un qui vous aidera à cheminer parmi les formalités ou qui prendra de son temps pour vous aider. Les relations lors du marchandage -Lorsqu'on doit parler affaires au Moyen-Orient, on ne se jette pas à pieds joints dans le vif du sujet. Au contraire, les deux partenaires prennent le temps de discuter, de se connaître, autour d'un thé, voire d'un repas, avant de discuter business. Ceci vaut aussi pour le marchandage, qui passe par ces étapes d'offre d'un thé et d'un petit ou long entretien... Si, dès le départ, vous n'avez pas l'intention d'acheter mais juste de regarder, faites le savoir tout de suite au vendeur : il est impoli d'engager un marchandage par jeu, pour ne pas finalement conclure la vente. Si vous souhaitiez acheter et que le prix final est plus élevé que ce que vous ne pensiez mettre, faites le savoir et déclinez la dernière offre poliment. Pour rappel, l'objet du marchandage n'est pas d'obtenir un bien au rabais mais de trouver un prix qui contente vendeur et acheteur ! Les sujets de discussion à éviter -Comme partout, évitez les discussions politiques ou limitez-les aux sujets généraux (la crise, l'économie,...). Pour les hommes célibataires : refusez fermement, et avec votre plus bel air choqué, de répondre à certaines demandes déplacées (et heureusement rares) sur votre vie intime avec votre copine ou vos conquêtes ! Les personnes mariées ne sont jamais sollicitées en ce sens. L'accès aux sites religieux -La plupart du temps, l'accès aux mosquées et aux églises est libre en dehors des heures de prière. Si vous vous y trouvez à ce moment là, pas de souci, retirez vous un peu à l'écart, en silence et patientez. Ne prenez pas de photos des personnes en prière, il s'agit d'un moment d'intimité très particulier pour les croyants de toute religion !!! Si vous avez un doute quant à l'accès, demandez simplement à l'entrée si vous pouvez visiter ("moumkin az ziyârah ?", "la visite est possible ?"). On doit se déchausser dès l'entrée. Les femmes doivent se couvrir les cheveux ainsi que les bras et les jambes. Il y a souvent un coin pour les chaussures à l'entrée et des capes pour les dames, tout au moins dans les sites touristiques (on peut garder les chaussures en main ou dans un sac). Les femmes garderont toujours utilement un grand foulard à portée de main. Les mosquées sont des lieux de prière et de rencontre : on y voit, à toute heure, des gens assis en train de discuter ou de manger, voire en train de dormir; comme étranger, on s'abstiendra tout de même d'y pique-niquer ou d'y dormir ostensiblement (à la Mosquée des Ommeyades, à Damas, des gardiens se chargeront de vous réveiller !). Prendre des photos ne pose en général aucun problème en dehors des heures de prière. Il ne faut pas se laver ou se rafraîchir aux robinets prévus pour les ablutions rituelles, en effet, si vous éclaboussez un fidèle, même légèrement, il sera obligé de recommencer ses ablutions. A la mosquée chiεite de Sayyeda Zeinab, l'accès au mausolée central est interdit aux non musulmans. Dans les églises de rite orthodoxe, il n'est pas permis aux fidèles de passer derrière l'iconostase (paroi décorée d'icônes qui sépare l'autel de la nef). Les photos avec flash sont souvent interdites (protection des peintures et fresques). Pendant le mois de Ramadan -Durant le mois musulman de Ramadan, les fidèles sont notamment tenus de ne pas boire, manger ou fumer du lever au coucher du soleil (et lorsque le Ramadan tombe en été, cela peut être très long !). Il est d'ailleurs quasi impossible de trouver un restaurant ou une gargote ouvert durant la journée. On peut toutefois acheter à manger et à boire dans les boutiques et sur les souqs. Pour boire, manger ou fumer, le voyageur trouvera toujours un coin discret (endroit isolé, restaurant dans un quartier chrétien, sa chambre,...). Le faire à ce moment en public serait particulièrement irrespectueux et impoli. Par contre, dès la rupture du jeûne, en soirée (traditionnellement avec quelques dattes prises avant un copieux repas en famille ou entre amis), tout revit de plus belle en quelques minutes. A ce moment, ne soyez pas surpris de vous faire inviter à partager un souper, même devant une mosquée. A goûter : le grand moment de silence devant la Mosquée des Ommeyades, à Damas, avant la rupture du jeûne, juste avant que tout redémarre... S'intégrer à l'esprit de ces quatre semaines est une expérience intéressante à vivre. La main droite, toujours la main droite -La main gauche ne sert pas pour saluer, encore moins à table ou pour donner ou prendre quelque chose : en effet, cette main est celle en contact avec ce qui est sale et sert aux ablutions intimes (ou à se moucher,...). Si vous êtes gaucher, signalez-le à vos interlocuteurs (et là, ne vous servez pas de la droite...). On se lave les mains avant et après avoir mangé, même dans une gargote ! La nature vous appelle... -Soulager sa vessie au vu et au su de tout le monde, même discrètement dans un coin, ne se fait pas ! Trouvez un lieu discret pour le faire, loin des gens. Généralement, les mosquées disposent de toilettes publiques. CommuniquerSuggestions d'itinérairesSites faciles d'accès en transports en commun.
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