Aidez Wikitravel à s'améliorer en contribuant à un article ! Apprenez comment!

Québec

De Wikitravel
Aller à : Navigation, rechercher
Drapeau
Fichier:Qc-flag.png
Quelques infos
CapitaleQuébec
Régime Parlementaire britanique
Superficie1 542 056 km²
Population 7 509 928 habitants (est. janvier 2004)
Languefrançais

Le Québec [1] est la plus grande province et la deuxième plus peuplée du Canada. C'est la seule province qui a le Français pour unique langue officielle.

Le Québec constitue un lieu unique en terre d’Amérique. Unique en raison de sa géographie, de son histoire et de sa culture, qui ont forgé son identité teintée d’effervescence et d’audace. Le Québec, c’est une cordialité toute simple, une authenticité sans compromis et l’intensité à portée de main.


Régions

Régions touristiques



Villes

Comprendre

  • Le Québec fut d'abord une colonie française durant plus de deux siècles, entre l'arrivée de Jacques Cartier en 1534 et la capitulation du gouverneur Vaudreuil en 1760, au profit des Anglais.
  • Elle est la seule province du Canada qui a le français pour unique langue officielle. Elle est aussi une des rares anciennes colonies françaises en Amérique du Nord où on parle encore français.
  • Le Québec est la seconde province du Canada en population. Il comprend 7 millions d'habitants dont 5.6 millions (apprx. 80%) ont le français pour langue maternelle.
  • La population est principalement regroupée le long du Saint-Laurent, dans le Sud du territoire. Elle est largement urbanisée ; entre 50 et 60% des Québécois vivent dans la région métropolitaine de Montréal.
  • La question de la souveraineté nationale du Québec a fait parler d'elle à travers le monde, suite à deux référendum qui ont proposé aux Québécois de faire sécession du Canada et former un pays indépendant, en 1980 et en 1995. Si le second référendum a obtenu une réponse négative par une très mince majorité (50.6%), la question de la souveraineté reste toujours présente; les sondages accordent à cette option entre 40% et 45% des voix. (54% lors du scandale des commandites en 2005, taux qui se maintient depuis).


Arriver

Se rendre au Québec

Situé au nord-est de l’Amérique du Nord, le Québec est relié par voie aérienne aux grandes villes du continent ainsi que de l’Europe et de l’Asie. Montréal ne se trouve qu’à 70 minutes de vol de New York et à moins de 6 heures 45 de Londres ou de Paris. Les provinces et États limitrophes sont bien sûr desservis par des réseaux routier et ferroviaire. Plusieurs visiteurs se rendent cependant au Québec à bord de leur bateau, petit ou grand, en motoneige, ou même à pied en suivant le Sentier international des Appalaches.

En avion

  • Montréal possède deux aéroports internationaux : Pierre-Elliott-Trudeau, situé sur l'île à 30 minutes du centre-ville, et Mirabel, situé sur la Rive-Nord à 40 minutes du centre-ville. Mirabel n'est plus du tout utilisé
  • ZoomAirlines est de loin la compagnie aérienne la plus économique pour les liaisons Canada/Europe (Royaume-Uni et France)
  • Air Canada dessert de nombreuses villes américaines et européennes au départ de Montréal. Des vols quotidiens desservent Paris, Londres, et Francfort. Quelques vols desservent aussi la ville de Québec (vols pour Paris tous les samedis).
  • Air France opère trois vols quotidiens entre Paris et Montréal pendant l'été et deux vols durant l'hiver.
  • Des vols à prix réduit (charter) sont aussi disponibles, à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.
  • Il est également possible d'arriver directement à Québec (ville). Il suffit souvent de s'informer auprès de l'agence de voyage ou du transporteur. Si Paris est la seule ville européenne à être reliée à Québec, plusieurs liaisons directes sont assurées avec d'autres villes d'Amérique du Nord.

En bateau

  • Le temps où les immigrants arrivaient au Québec par bateau est révolu, mais si vous avez une semaine et quelques milliers de dollars à y consacrer, il existe encore quelques croisières.

En train

Montréal possède une liaison assez efficace avec Toronto et New York, qui est aussi très confortable.

En voiture

Depuis Toronto, une seule option : l'autoroute 401 (6 heures d'auto). Depuis les États-Unis, on peut arriver de New York (la ville) (6 heures d'auto), ou du Vermont.

Circuler

En avion

Il n'est pas suggéré d'utiliser l'avion pour voyager entre les villes du Québec. Par contre, pour visiter le nord du Québec (sauf la baie James, qui elle est desservie par une route asphaltée), l'usage de l'avion est indispensable puisque aucune route ou voie ferrée ne desservent ces coins reculés.

En train

Le réseau ferré est surtout utilisé pour les trains de marchandises. Le réseau férroviaire relie Montréal, la ville de Québec, la Péninsule Gaspésienne, Toronto, New-York, et les Provinces Atlantiques, en Acadie. Toutefois, le voyage se fait assez lentement puisque les TGVs ne sont pas présents dans aucune partie du Canada. L'autobus demeure une autre alternative parfois plus avantageuse, puisqu'il y a plus de liaisons quotidiennes.

En autobus

La principale façon de voyager entre les villes se fait par autobus. Le réseau est très bien développé surtout pour les liaisons Québec-Montréal, Ottawa-Montréal et Toronto-Montréal.

En voiture

  • Louer une voiture et conduire au Canada ne pose pas de problème particulier, même dans les villes. Il semble que l'on ait toujours intérêt à louer depuis l'Europe. Bien lire le contrat, en particulier le chapitre « assurance ». Il est souvent possible de prendre un véhicule dans une ville et de le restituer dans une autre sans frais prohibitifs.
  • Le Québec possède un bon réseau d'autoroutes, toutes gratuites, mais dont le revêtement est souvent dégradé, qui relie les villes principales et les régions environnantes.
  • La conduite au Québec en ville et sur autoroute ressemble de beaucoup à la conduite parisienne intra-muros. De ce fait prévoir d'être très réactif, et être méfiant quant aux changements de voie des autres usagers, aux insertions sur autoroute, et aux dépassements par la droite qui sont très courants. À noter que les zones d'accélération sont très longues et les zones d'insertion très (vraiment très) courtes. Une particularité parfois gênante est d'avoir certaines autoroutes qui se terminent par un accès à une agglomération, et la sortie juste avant qui est en fait la suite de l'autoroute. À noter, pour les Français, que la limite de vitesse au Québec sur les autoroutes n'est que de 100 km/h, ce qui paraîtra peut-être un peu lent... Dans les faits, le trafic circule néanmoins à environ 120 km/h.
  • Le code de la route du Québec ressemble au code de la route européen aux détails près que les feux tricolores sont souvent situés en face de l'intersection et non à l'angle, qu'il est possible au feu rouge de tourner à droite, excepté sur l'ensemble de l'île de Montréal ou lors d'indications contraires. Les arrêts (stop) sont soumis à la règle simple du chacun son tour, selon l'ordre d'arrivée des véhicules. Un dernier détail, l'avertisseur sonore est très peu utilisé.

À vélo

Les régions du Québec sont pourvues d’un impressionnant réseau de pistes cyclables [2], totalisant plus de 3 400 km. Il est ainsi possible de parcourir plusieurs régions à bicyclette et de se loger dans les localités à proximité des pistes.

En bateau

Le Québec est traversé par le fleuve Saint-Laurent, ce majestueux cours d’eau qui relie l’Atlantique aux Grands Lacs et bordé d’un grand nombre de villes et de villages.


Avec Allô Stop

Pour les personnes voyageant en petit nombre et aimant voyager à coûts réduits (je pense principalement aux étudiants), Allô stop est l'alternative rêvée à tous les moyen de transports cités précédemment. Il s'agit en fait d'un réseau de covoiturage desservant la plupart des grandes villes Québecoises. Pour y avoir accès, il suffit de vous inscrire dans l'un des bureaux (l'inscription est maintenant de 6$). Une fois inscrit, il vous sera possible de réserver des places dans la voiture d'une personne devant se rendre au même endroit que vous pour des prix pouvant aller jusqu'à la moitié des prix proposés par les compagnies de bus. Le seul inconvénient de ce système est que toutes les villes ne sont pas desservies et qu'il ne sera parfois pas possible de vous rendre à l'endroit désiré par ce biais.

À motocyclette

Les routes secondaires sinueuses et panoramiques font du Québec un endroit rêvé pour les randonnées à motocyclette. Parcontre la saison agréable pour circuler à motocyclette au sud du Québec n'est que de mai à octobre. Pour les régions plus éloignées la saison agréable perd deux mois, soit de juin à septembre. Depuis quelques années une multitude de nouveaux adeptes de la moto circulent sur les routes du Québec. Il existe de nombreux clubs de motocyclistes au Québec[3]. Pour les touristes de l’extérieur, il est possible de louer une motocyclette au Québec.

Motos.jpg

Il existe une fraternité et un esprit d’entraide peu commun entre les motocyclistes du Québec, et ce peu importe sur quel le type de motocyclette vous roulez. Vous ne restez en panne jamais longtemps avant qu’un autre motocycliste s’arrête pour vous prêter main forte. Ne soyez donc pas surpris que les autres motocyclistes vous envoient la main sur la route ou qu’ils engagent spontanément la conversation avec vous dans les points d’arrêts.

Routes panoramiques

Cartes routières du Québec: http://www.mtq.gouv.qc.ca/fr/information/carte_routiere/index.asp

Malheureusement le Québec est reconnue par ceux qui sillonent ses routes comme étant la région nord-américaine avec le moins bon entretien de son bitume. Parcontre, ses routes vous font découvrir une multitude de villages pittoresques, longent des rivières majestueuses, traversent de grandes zones forestières sauvages et permettent à ses utilisateurs d'observer des panoramas uniques.

En voici quelques-unes:

Montréal-Québec: Cette protion de la route 138, appelée aussi Chemin du Roi, longe le fleuve Saint-Laurent de Repentigny à Cap-Rouge en passant par quelques-uns des plus beaux villages historiques du Québec. Une petite portion de cette route, avenue Royale, se prolonge ensuite dans la municipalité de Beauport, à l'est de la ville de Québec, où l'on retrouve des habitations datant de la colonisation française.

Le tour de la Gaspésie[4]: La route 132 fait le tour de la péninsule gaspésienne. Il est recommandé de débuté ce périple par la section sud ( Baie des chaleurs [5]) et de revenir en longeant la rive-sud du fleuve Saint-Laurent.
Gaspésie 2004 edited.jpg
De cette façon vous découvrirez un panorama de plus en plus spectaculaire dont le célèbre Roché percé[6].

Québec-Sept-ÎLes: La route 138 Est traverse les régions de Charlevois[7], Manicouagan[8]et Duplessis[9]. Des routes sinueuses et montagneuses à couper le souffle, mais soyez d'autant plus prudent.

Trois-Rivières-La Tuque[10]: La route 155 Nord longe la rivière du Saint-Maurice, l'une des voies maritimes les plus utilisées à l'époque de la drave ( transport des billots de bois ).

Cantons-de-l'est[11]: De Granby à Sherbrooke, l'autoroute 10 offre un panorama intéressant à travers la portion nord-ouest des Appalaches.

Mais pour ceux qui aiment s'attarder sur les routes de campagne, les différentes routes des vins de cette région sont des incontournables ( Brome-Missisquoi, route 104 et route 202 )[12].

Pour atteindre l'est de cette région, soit le Lac Mégantic, la route 108 débutant à Magog vaut le détour.

Saguenay-Lac-Saint-Jean[13]: Pour atteindre cette région, cinq splendides routes forestières s'offrent à vous. Assurez-vous de faire le plein d'essence lorsque la signalisation vous le suggère et gare aux orignaux qui traversent régulièrement les routes forestières.

La 155 Nord, passant par Trois-Rivières et La Tuque, vous mène directement au Lac-Saint-Jean, avec une vue majestueuse sur ce dernier.

La 175 Nord, en partant de Québec, traverse le Parc National de la Jacques-Cartier[14] ainsi que la renomée Réserve faunique des Laurentides [15]. Cette route sinueuse et montagneuse en pleine forêt vous offre deux choix de destinations: Chicoutimi et Hébertville en prenant l'embranchement de la route 169 Nord.

La 381 Nord, en partant de Baie-Saint-Paul, vous mène à ville de La Baie en passant par le Parc National des Grands Jardins[16] et le Lac Ha!Ha! Cette route peu connue vous fait traverser une région sauvage peu fréquentée du Québec.
Route 381 nord.JPG

La 170 Nord, en partant de Saint-Siméon, rejoind la rive ouest du fjord du Saguenay[17] et vous mène à ville de La Baie sur une route forestière sinueuse.

Enfin la 172 Nord. Débutant à Tadoussac, elle longe la rive est du fjord du Saguenay jusqu'à Chicoutimi.

Mais la meilleure façon de découvrir le Parc National du Saguenay [18] et son fjord est une petite croisière entre Tadoussac et Chicoutimi.

Parler

  • Le français est la langue d’usage de la majorité des Québécois, bien que l’anglais soit parlé ou compris presque partout, en particulier dans les villes. Le parler québécois est parfois difficile à comprendre pour un francophone qui n'est pas du pays. Mais les touristes ne doivent pas oublier qu'au Québec, ce sont eux qui ont un accent! Des éditeurs ont publiés des collections des expressions québécoises qu'il est parfois utile de consulter surtout si l'on prévoit demeurer au Québec pour plusieurs semaines.
  • Quelques expressions québécoises (ce n'est qu'un petit échantillon) :

"Peser s'à suce" - Appuyer sur le champignon

"Une tête carrée" - Un Canadien anglais

"À full pine" - à toute allure

"Loafer" - relaxer

"Fucker l'école" ou "...un cours" - Faire l'école buissonnière / sécher un cours

"Se faire manger par les brûlots" - Se faire arracher la peau par les brûlots (très petites mouches et non des moustiques)

"Prendre une débarque" - Subir un cuisant revers, faire une vilaine chute.

"Branler dans le manche" - Hésiter

"À la revoyûre" - Au revoir, À la prochaine ! (Expression vieillie)

"A la brûnante" - A la tombée de la nuit

"C'est plate" - C'est dommage ou c'est ennuyeux

"Barrer la porte" - Fermer la porte à clé

"Magasiner" - Faire les magasins ou faire du "shopping"

"Débarquer" - Descendre (d'un autobus, d'une voiture, d'un avion, ...)

"Embarquer" - Monter (à bord d'un moyen de transport)

"Liqueur" - Breuvage sucré non alcoolisé additioné de gaz carbonique

"Boisson" - Breuvage alcoolisée

"Fort" - Alcools spiritueux

"C'est dispendieux" - C'est cher

"Virer une brosse" - Prendre une cuite

"Se faire fourrer" - Se faire arnaquer

"Fourrer" - Arnaquer OU Avoir une relation sexuelle (très vulgaire)

"C'est écoeurant" - Peut vouloir dire que c'est super génial ou que c'est horrible (se fier à l'intonation de voix, à l'expression faciale et au contexte pour interpréter)

  • Faux amis : attention aux termes suivants qui revêtent une connotation toute différente de celle d'un francophone européen.

"Taxer (quelqu'un)" : voler quelqu'un en ayant recours à la brutalité

"Gosses" : couilles

  • Grossièretés : En plus de recourir parfois aux jurons européens (jugés moins brutaux ici), les Québécois ont à leur disposition un éventail infini de jurons empruntés à leur passé lourdement ecclésiastique. Attention, si les jurons québécois peuvent avoir l'air mignon pour un francophone d'Europe, ils demeurent tout de même des jurons, à utiliser avec grande modération.

Les jurons d'origine ecclésiastique peuvent être utilisés dans leur prononciation originale (la plus brutale) ou "adoucis" dans une prononciation alternative (plus polie). Voici les plus populaires, du plus grossier au plus léger, en version originale OU alternative :

Tabernacle ("tabarnak") OU Tabarnouche OU Tabarouette OU Tabouère - etc.

Calisse ("Kâlisse") OU Câline

Christ ("Crisse") OU Crime OU Criffe

Ostie ("Hestie") OU 'Sti OU Esprit

Sacrement ("Sacrament") OU Sacrifice

Calvaire ("Calvâre") OU Calvince OU Calvâse

Ciboire ("Siboère") OU Cibole OU Cimonaque

  • Anglicismes francisés : De nombreux anglicismes francisés ponctuent le langage parlé des Québécois, particulièrement à Montréal, et surtout quand on pénètre dans le monde du jargon technique (garagistes, informaticiens...). Cependant, les anglicismes n'ont pas la saveur exotique et moderne qu'on leur confère en Europe. Ils seront utilisés à titre purement pratique dans un contexte social relâché, mais il faudra les éviter autant que possible dans une situation officielle (rédaction de textes, correspondances formelles, entretiens et réunions professionnelles).

Acheter

  • Les prix sont affichés hors taxes (sauf avis contraire). Au passage en caisse s'ajouteront 6% de la taxe sur les produits et services (TPS - taxe fédérale), puis 7,5% de la taxe de vente provinciale (TVQ), soit 13,95% en plus des prix indiqués. Certains articles ne se voient pas appliquer le même taux. C'est le cas pour la plupart des aliments, qu'il vaut mieux acheter par six lorsqu'ils sont vendus à la pièce (faute de quoi, ils sont considérés comme consommation immédiate et taxés).
  • Si vous êtes citoyen d'un autre pays, vous pouvez vous faire rembourser la TPS une fois de retour chez vous. Pour cela, vous devez avoir pour plus de 200 $CAN d'achats, et la valeur de chaque facture ou ticket de caisse pour lesquels vous demandez le remboursement doit être égale ou supérieure à 50 $CAN. N'oubliez pas de prendre le formulaire de remboursement avant de repartir ; il est généralement disponible dans les offices de tourismes des grandes villes ou les aéroports. Il faut le poster, complété, depuis l'extérieur du Canada, accompagné des justificatifs et de vos titres de transport. Il est aussi possible de passer par un organisme sur place (exemple: au dernier étage du Centre Eaton à Montréal) qui fera toutes les formalités pour vous et vous remboursera directement, moyennant une commission de 15% à 20%.

( le remboursement de la TPS pour les touristes n'est plus en rigueur depuis Avril 2007)

  • Pourboires : comme dans le reste de l'Amérique du Nord, les serveurs des restaurants et des bars ne touchent qu'un maigre salaire (ils ont même leur propre salaire minimum, environ 25% moins élevé que le reste de la population). C'est pourquoi le pourboire est systématique lorsqu'on commande dans les restaurants ou bars (ce n'est pas le cas pour les repas à emporter). Il faut compter environ 15% du prix avant taxes (pour ne pas vous tromper et passer pour radins, additionnez une nouvelle fois le montant des taxes (qui sont justement de 15%). Les pourboires sont valable pour les taxis, les débits d'alcool, les restaurants et les salons de coiffure.
  • Alcool et tabac : la boisson alcoolisée et les cigarettes font l'objet de taxes spécifiques, très élevées. Les vins et spiritueux sont particulièrement chers : jusqu'à 3 fois le prix européen pour un vin de la France, par exemple (et encore 50% de plus si on commande une bouteille au restaurant, d'où l'intérêt de la formule "apportez votre vin"). Il est conseillé d'acheter des vins locaux, il sont très comparables aux vins français et moins coûteux. De plus, vous encouragerez les produits locaux, qui en a bien besoin vu le petit marché. Les cigarettes coûtent entre 7 et 9,50 $ le paquet (un paquet contient 25 cigarettes). Les cigarettes canadiennes ont un goût assez différent des marques étasuniennes ou françaises. Cependant, vous n'aurez pas le loisir d'en fumer beaucoup car depuis le 31 mai 2006, il est interdit de fumer dans l'ensemble des lieux publics au Québec, incluant les bars, restaurants et salles de spectacles.

Manger

  • Au Québec, on mange bien. La recette? Un heureux mélange d'influences! Une solide base gastronomique française, enrichie par le savoir des Amérindiens et des diverses communautés culturelles, a contribué à façonner la cuisine du Québec d’aujourd’hui, qui s'appuie sur l'utilisation de produits régionaux de qualité. Une nouvelle génération de chefs inspirés vous accueillent à leurs tables, dont certaines figurent parmi les meilleures du continent. Banquets gastronomiques, découvertes multiethniques, repas champêtres, menus d'autrefois… Au Québec, il y en a pour tous les goûts.
  • Le sirop d'érable est incontestablement la spécialité de la région qui contribue à près de 80% de sa production mondiale. Vous en trouverez en vente un peu partout. Cependant, en achetant le sirop en boîte de conserve, vous éviterez de payer le prix de la bouteille spéciale touriste.
  • La poutine fait aussi partie du paysage culinaire typiquement québécois ! C'est un mélange de frites avec du fromage en grain (propre au Québec) le tout nappé de sauce brune, sorte de sauce bien chaude qui fait fondre le fromage. Disponible dans presque tous les restaurants, la qualité est par contre très variable. Préférez les chaînes de restaurants locales ; une bonne adresse pour déguster une poutine est Ashton (dans la région de Québec), où vous obtiendrez un rabais en fonction de la température extérieure (plus il fait froid, moins c'est cher!) en janvier seulement. L'origine de la poutine est assez disputée, mais c'est bien à Drummondville, en 1964, par Mr. Roy, propriétaire du Roy Jucep, que la Poutine a vu le jour. (information douteuse) Depuis ce temps, les régions environnantes tentent de s'en approprier la création.
  • D'autres spécialités du Québec sont, en vrac, la tarte au sucre, les fèves au lard, la tourtière du lac Saint-Jean, le pâté chinois, la soupe aux gourganes... plats généralement très riches (ce qui se comprend au vu de certaines conditions climatiques).

Pour les touristes qui passeraient par ici au printemps, vous pouvez essayer la cabane à sucre (érablière), où vous pourrez déguster de nombreuses spécialités canadiennes et produits de l'érable. La plupart des érablières vendent aussi des produits de l'érable sur place (beurre, tire et sirop) à des prix très intéressants. Si vous optez pour cette formule, sachez qu'on doit réserver d'avance, et, tradition oblige, y aller en groupe le plus gros possible. En effet, il est coutume d'y aller en groupe de plusieurs familles. Néanmoins, rien ne vous y oblige, d'autant plus qu'on part rarement en voyage avec 50 personnes... À noter que certaines érablières sont ouvertes toute l'année.

Boire

  • La bière est l'alcool favori des Québécois, étant donné les fortes taxes appliquées sur le vin (une bouteille de vin bon marché coûte environ 9$ (7€)). On trouve plusieurs très bonnes micro-brasseries québécoises. Voici une liste des meilleurs Brew-Pub du Québec par régions.

Pour Montréal il y a Dieu du Ciel!, l'Amère à Boire, Le Cheval Blanc et Brutopia. A Québec, La Barberie et l'Inox. Le Broumont à Bromont, presqu'au pied des pentes de ski reste un incontournable. Si vous visitez Sherbrooke, passez par la Mare au Diable. En Mauricie il y a Le trou du Diable (Shawinigan) et le Gambrinus (Trois-Rivières). Pour ceux qui veulent visiter la très belle région de Charlevoix, il y a la microbrasserie de Chalevoix à Baie St-Paul. (modifié par un Montréalais de 46 ans: le Québec est l'endroit en Amérique du Nord où la consommation du vin est la plus élevé per capita. Les Québécois ont découvert les vins du monde entier depuis 30 ans et sont devenus de fins connaisseurs. Et le Québec fabrique plus de 300 fromages dont la majorité fermiers.)

La vente d'alcool fort et de vin se fait principalement aux magasins de la Société des alcools du Québec (SAQ), mais on en retrouve également dans les supermarchés et les dépanneurs (épiceries de quartier) de la bière et du vin, mais souvent de moindre qualité. Dans les campagnes on peut retrouver des vins de qualités et de l'alcool fort dans les épiceries à cause de licences que la S.A.Q donne aux commerçants pour compenser la distance entre le commerce de la s.a.q et le village. La vente d'alcool est interdite après 23h00 dans les dépanneurs et supermarchés, et auprès des moins de 18 ans ce qui, dans la théorie n'est souvent pas observé malgré une politique très sévère de contrôle d'identité. Les bars sont ouverts jusqu'à 3h00 du matin (sauf à Gatineau où ils ferment à 2h00 afin d'éviter le déplacement des fêtards lors de la fermeture des bars d'Ottawa).

Pour ceux qui sont débrouillards, il sera possible de trouver certains "After-Hours", établissements non règlementaires qui servent de l'alcool à prix fort après 3h00.

Sinon, il reste toujours les "After-Hours" légaux qui ne servent que des boissons énergétiques sans alcool après 3h00 et vous permettrons de danser sur les rythmes technos jusqu'au lever du soleil. À Montréal il y a l'Aria, le Circus, Le Stereobar et la SAT à certaines périodes de l'année.

Se loger

  • Le Québec offre une gamme complète et variée de formules d’hébergement, où le confort et la chaleur de l’accueil figurent toujours au premier plan. Tous les établissements sont classifiés en fonction de critères rigoureux de manière à garantir aux visiteurs des services de qualité et à faciliter leurs choix d’hébergements.
  • Au Québec, le "bed-and-breakfast" (couette-et-café), ou gîte du passant (dénomination réservée pour les couette-et-café de l'organisme Agricotours)[19], est un excellent moyen de passer des nuits confortables avec une hospitalité amicale caractéristique à cette province. En haute saison, il est prudent de réserver le matin pour le soir même. Les bureaux de tourisme, très efficaces, vous fourniront une liste d'adresses et téléphoneront pour vous si vous le souhaitez. Cette formule, en général moins chère que l'hôtel, est une excellente occasion de rencontrer les gens et de découvrir les particularités de la vie au Québec. Essayez aussi les gîtes à la ferme, on y trouve des produits locaux d'excellent rapport qualité-prix, par exemple le sirop d'érable...
  • Pour les étudiants, beaucoup de logements sont disponibles. Autour des universités, on retrouve souvent des campus étudiants et/ou maisons privées offrant des chambres en location mensuelle. Comparé à la France, se loger au Québec est peu coûteux.

Etudier

  • Le Québec se démarque par une particularité entre l'école secondaire et l'université: le cégep (Collège d'enseignement général et professionnel).
  • Plusieurs universités d'excellent niveau se trouvent au Québec.
  • Les universités francophones du Québec sont l'Université Laval (à Québec), l'Université de Sherbrooke, l'Université de Montréal, et le réseau de l'Université du Québec (modelé sur le réseau de l'Université de Californie) présent dans plusieurs villes (Val d'Or, Gatineau, Montréal, Trois-Rivières, Saguenay, Rimouski ainsi que quelques écoles spécialisées).
  • Les universités anglophones du Québec sont l'Université McGill, reconnue sur le plan international notamment pour ses recherches en médecine, l'Université Concordia, toutes deux à Montréal, et l'Université Bishop, située à Lennoxville (maintenant fusionnée à Sherbrooke).
  • Comme dans le reste de l'Amérique du Nord, les programmes sont découpés sur le format Bac/maîtrise/doctorat et sont composés de crédits payants. Seuls les étudiants venus de la France, de la Belgique et d'autres pays ayant des accords avec le Québec pourront bénéficier du tarif québécois (et aussi de l'assurance-santé du gouvernement). Les résidents d'autres provinces du Canada ou d'autres pays devront payer un prix plus important pour étudier au Québec.

Travailler

  • Il est possible de travailler au Québec. Cependant, il faut avoir fait une demande de visa en ce sens à l'ambassade canadienne présente dans votre pays d'origine ou dans celle qui dessert votre pays. Vous devez avoir ce visa avant d'entrer au pays.
  • La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) est l'organisme auquel le gouvernement du Québec a confié l'administration du régime de santé et de sécurité du travail.

Respecter

  • Les Québécois sont généralement très respectueux de leurs visiteurs, et attendent le même respect en retour.
  • D'une façon générale, s'exprimer en français est perçu comme une preuve de respect et est très apprécié, même si les intervenants du milieu touristique parlent souvent plusieurs langues.
  • L'esprit railleur des Français s'exporte très mal au Québec. Il leur faudra éviter les attitudes -même subtiles- de confrontation, même si elles sont bien intentionnées, comme les moqueries ou les sarcasmes qui sont monnaie courante dans la conversation parisienne. Non seulement les Québécois ne vous renverront pas la balle, mais ils vous jugeront silencieusement, vous laissant vous enfoncer dans votre faux-pas! La règle d'or ici est de ne jamais chercher à mettre son interlocuteur mal à l'aise, même si c'est dans un élan de sympathie - qui restera incompris de toute façon. Les milliers de Français émigrés ici ont tous vécu des anecdotes traumatisantes à ce sujet. Les Québécois en général ne comprennent pas l'humour français.
  • Si vous êtes Français, dites-vous bien que les Québécois sont beaucoup plus habitués aux Français que les Français aux Québécois. Inutile de chercher à les impressionner: vous n'êtes pas le premier Français qu'ils rencontrent!
  • La question de la souveraineté nationale (appelée aussi "indépendance", "séparation" ou "question constitutionnelle") est un sujet extrêmement explosif. Les touristes devraient éviter de prendre position sur ce sujet dans une conversation avec un Québécois inconnu (francophone ou anglophone), à moins d'être très informés sur la question. Nous recommandons de conserver en tout temps une position neutre sur le sujet de la souveraineté du Québec, même si on vous demande votre avis.
  • La langue québécoise est le coeur de l'identité culturelle de la province, et ses habitants se sont battus plusieurs siècles pour la conserver contre vents et marées. Les Québécois ont déjà entendu toutes les moqueries au sujet de leurs spécificités linguistiques, alors il faut éviter d'en rajouter. Ici, le "français de France" n'est pas le "vrai français" ; au contraire, il est un accent étranger. Les Québécois considèrent comme une insulte de se faire dire qu'ils ne parlent pas un français "compréhensible". À éviter.
  • Comme ailleurs en Amérique du Nord, une règle informelle veut qu'une personne invitée dans un foyer québécois participe à quelques tâches ménagères succintes lors de son séjour. Aider à débarrasser la table sera un bon début.
  • Comme dans beaucoup de provinces du Canada, il est formellement interdit de fumer à l'intérieur de tous les lieux publics, incluant les restaurants, bars et salles de spectacles. Il est également interdit de fumer à l'intérieur d'un périmètre de 9 mètres des portes des édifices publiques (souvent, on peut voir une ligne qui délimite ce périmètre devant les Hôpitaux, CLSC, etc.) et il est interdit de fumer dans la totalité de la superficie des terrains scolaires.

Communiquer

Les Québécois sont très abordables et sont généralement heureux de pouvoir renseigner et discuter. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils ne parlent pas tous l'anglais.

L'amateur d'histoire ou de généalogie pourra demander à son interlocuteur l'origine de ses ancêtres. Il aura peut-être le bonheur de voir son hôte ouvrir une armoire et en tirer une lettre ou le journal de voyage de l'immigrant qui débarqua un jour sur le sol américain avec son petit baluchon.

Quoi faire ?

Le Québec a tout plein à offrir à ceux qui aiment l’action, les sports et les loisirs de plein air, qui veulent partir en toute liberté sur les routes, qui préfèrent visiter les plus beaux sites culturels et naturels ou qui ont simplement le cœur à la fête.

  • Routes et circuits : Pour découvrir le Québec dans toute son authenticité, empruntez une ou plusieurs des routes touristiques qui longent son fleuve ou sillonnent ses campagnes en marge des grands axes routiers. Clairement signalisées au moyen de panneaux bleus, elles sont conçues pour mettre en valeur les trésors, culturels et naturels, des régions qu’elles traversent.
  • Festivals et événements : Les Québécois sont réputés pour leur esprit festif. Grandes manifestations culturelles ou sportives, pétulantes fiestas urbaines ou pittoresques fêtes villageoises, tout est prétexte à s’amuser et à partager en toute simplicité de petits moments de plaisir!
  • Le 24 juin, les Québécois fêtent la St-Jean Baptiste par de nombreuses activités. Dans les régions rurales, des grands feux, les «feux de la St-Jean», sont allumés en début de soirée et brûlent jusqu'aux petites heures du matin en étant parfois accompagnés de feux d'artifices, le soir même de la St-Jean Baptiste ou la veille. Dans les plus grandes villes, des spectacles de chanson québécoise sont offerts gratuitement. Le plus célèbre spectacle a lieu chaque année sur les Plaines d'Abraham au coeur de Québec et il réunit beaucoup d'artistes québécois de l'heure. Les informations à propos de l'horaire des activités peuvent être obtenues dans les journaux locaux. Il est à noter que certains associent cette fête au mouvement souverainiste et que les réjouissances sont souvent (souvent étant ici un terme politiquement correct pour : toujours) accompagnées d'une grande consommation d'alcool. Il est préférable d'éviter les conversations politiques avec les Québécois à ce moment.
  • Pour les chasseurs, de nombreuses pourvoiries se situent aux quatre coins du Québec. Vous pourrez chasser l'ours noir au printemps, l'orignal et le cerf de Virginie en automne et le caribou en hiver. Cette dernière chasse se déroule dans des coins reculés où la température peut descendre facilement dans les -30 / -40 degrés Celsius. Habillez-vous chaudement si vous prévoyez chasser ce gibier. La "petite chasse" peut aussi être pratiquée. On entend par petite chasse la chasse au lièvre, à la gélinotte huppée et aux autres petites espèces. C'est une chasse agréable, accessible à tous et qui demande moins de préparation que la chasse au gros gibier.
  • La pêche peut être pratiquée un peu partout, informez-vous. L'endroit où vous pêcherez est en grande partie déterminé par l'espèce recherchée. Plusieurs pourvoiries près des grands lacs du Nord québécois sont accessibles par hydravion.
  • Pendant la fin de l'été / début automne, le marché Jean-Talon à Montréal regorge de fruits et légumes frais et autres produits alimentaires. Cette attraction très populaire est située en plein Montréal, donc il est très difficile de se stationner (mais on peut s'y rendre par le métro, station Jean-Talon). À Bécancour,au sud de Trois-Rivières, une alternative réside dans le marché Godefroy, marché de même nature mais plus petit, situé tout près du pont Laviolette. À proximité se situe la fromagerie l'Ancêtre, où l'on peut grignoter quelque chose tout en observant le procédé de fabrication du fromage.
  • Pendant l'été, Hydro-Québec donne un accès gratuit à tous pour visiter ses installations hydro-électriques. Les complexes centrales/barrages les plus intéressants sont LG-2 (Baie-James) et Manic 5 (Côte-Nord).
  • L'auto-cueillette de petits fruits (fraises surtout et framboises, ainsi que les bleuets (airelles fausses-myrtilles) au Saguenay-Lac-Saint-Jean) est une activité agréable pour toute la famille.
  • La route 155, seule route qui mène à La Tuque, est en automne d'une grande beauté, quand les nombreux feuillus deviennent rouges, orange et jaune. De plus, la route longe le Saint-Maurice, très belle rivière.
  • À Tadoussac, on peut faire une croisière où on aura l'occasion d'apercevoir des baleines.
  • En hiver, les ballades en motoneige sont une belle activité et un grand réseau bien organisé de pistes sillonne la province. Si vous vous aventurez hors-piste, choisissez un modèle de motoneige adapté, sous peine de "rester pris", ce qui est assez désagréable. Les modèles "Tundra" et "Skandic" sont recommandés pour éviter ce genre de choses. Dernier détail : assurez vous si vous circulez sur un lac que le lac est "bien pris" (que l'épaisseur de glace est suffisante). Plusieurs touristes se tuent chaque hiver en motoneige, donc, soyez prudents.
  • Ski de fond


Variantes

Actions

Enseignants

Autres langues

autres sites