Nicaragua : Différence entre versions
Version du 15 décembre 2012 à 01:09
ComprendreGéographieLe pays est situé dans une zone volcanique, jalonnée de volcans actifs ou éteints dont le San Cristobal représente le plus haut sommet du pays, avec une altitude de 1745 mètres. Ses deux longues côtes océaniques proposent de nombreuses scènes de carte postale, en l'absence de grandes stations balnéaires. Enfin, la diversité du relief offre au visiteur des paysages de plantations au sud du pays, soumis à de fortes chaleurs, et de profondes vallées au nord, jouissant d'un climat presque montagneux. ClimatLe pays jouit d'un climat tropical, alternant la saison sèche (de janvier à juin) avec celle des pluies. HistoireEn première ligne face aux épidémies importées d'Europe, le pays a été vidé de sa population dès la conquête espagnole. Indépendant depuis 1821, le Nicaragua a connu l'invasion des Espagnols dès le XVIème siècle ; Christophe Colomb fut le premier Européen à longer la côte atlantique du pays. La période coloniale a vu l'essentiel de la population locale décimée, essentiellement par les maladies importées d'Europe. L'opposition entre les Anglais et les Espagnols, se partageant le pays, fit le reste. Le peuplement pré-européen est donc très mal connu, à l'exception de nombreuses gravures sur pierre (les pétroglyphes) et des statues anthropomorphes conservées dans quelques musées. L'indépendance a d'abord ouvert une période d'instabilité. D'abord rattaché au Mexique, dont les appétits allaient jusqu'au Panama, le Nicaragua intégré une éphémère Union des états d'Amérique centrale en 1823. Bientôt, deux camps se sont opposés, plongeant le pays dans l'alternance du pouvoir : 13 chefs d'état se succèdent entre 1847 et 1855. L'intérêt des Américains pour un passage entre les deux océans a plongé le pays dans une guerre civile, les opposant aux Anglais par l'entremise de deux grandes factions. Sorti exsangue de ce conflit, le pays était mûr pour tomber aux mains de la famille Somosa au début du XXème siècle. La transition démocratique n'intervint que dans les années 1970, avant que les USA n'arment une contre-révolution paramilitaire, les Contras. Enfin quitte de la violence, le pays se reconstruit depuis les années 1990. Aujourd'hui tiraillé entre l'émigration vers le nord et la richesse du Costa Rica au sud, le pays est un carrefour de migrants. Pourtant, sa géographie variée lui procure de solides atouts pour développer un tourisme encore balbutiant. Toutes ces raisons font de ce pays pauvre un endroit accueillant, souvent considéré par les touristes comme le pays le plus sûr d'Amérique centrale. PopulationFêtes et jours fériés
Régions
Villes
ArriverEn avionL'aéroport de Managua, Augusto C. Sandino, est très petit, mais accueillant. Les formalités s'effectuent rapidement, et les taxis peuvent vous conduire au centre-ville (à 15 km de l'aéroport) en 15-20 minutes. Des liaisons existent entre l'Espagne et la capitale, ainsi qu'au départ de plusieurs villes américaines (du sud et du nord). Au départ de l'Europe, un billet coûte aux environs de 1000 €, un prix variable d'une compagnie à l'autre. Pour quelques euros de moins, il est possible d'atterrir à San José (Costa Rica) et d'y prendre un bus vers le nord. Le trajet en bus prend une bonne journée, compte tenu des infrastructures. En bus ou en voitureDepuis / Vers le HondurasLe poste de douane se trouve dans la ville de Guausaule, traversée par la Panaméricaine. Depuis / Vers le Costa RicaLa route Panaméricaine passe la frontière à Penas Blancas , il faut environ 40 minutes pour aller de Rivas (Nicaragua) au poste frontière de Penas Blancas, les premiers bus partent de Rivas vers 5h30-6h du matin, mais la frontière n'ouvre pas avant 7h du matin. Au départ du Costa Rica, plusieurs compagnies assurent des liaisons quotidiennes à des prix et des horaires très variables. Depuis / Vers le GuatemalaUne des solutions les plus économiques et la plus directe semble être un chicken bus qui quitte Guatemala Ciudad et est sans arrêt (mis à part les frontières) jusqu'au Nicaragua ; il s'arrête a Chinandega, León et Managua, le trajet dure 14 heures environ et le tarif est de 25 US$ ou 200 Q. Le bus part de la Zona 1 , Avenida 9a 15-10 ; demandez au restaurant qui est le plus proche du coin de la rue, le bus est stationné a moins de 100 mètres. 2 bus partent le samedi , en théorie a 15h, mais il vaut être là 2 ou 3 heures a l'avance. Évitez les places du fond car le " fret " et les bagages s'y entasseront de manière déraisonnable. Les horaires pour l'Amérique centrale se trouvent sur horariodebuses.com mais ils restent soumis aux conditions du jour. Formalités d'immigrationPour ceux qui souhaitent visiter plusieurs pays d'Amérique centrale, sachez que désormais, vous disposez de 90 jours d'autorisation de séjour à partager entre les pays suivants Nicaragua, Guatemala, Salvador, Honduras ; soit par exemple 30 jours au Guatemala, 30 jours au Salvador, 15 jours au Honduras et 15 jours au Nicaragua. Au-delà il faut soit se rendre au bureau de l'immigration d'un des pays pour prolonger l'autorisation de séjour (moyennant frais qui diffèrent selon les pays), soit sortir des pays précités pour un pays limitrophe (le Mexique ou le Costa Rica) pendant quelques heures et revenir pour obtenir une nouvelle autorisation de séjour de 90 jours. Si vous franchissez une frontière terrestre, pour entrer dans le pays, il vous faudra vous acquitter de l'équivalent de 8 dollars US, payable en numéraire en dollars américains ou en Cordoboas au taux officiel. A la sortie du pays par une frontière terrestre, il vous faudra acquitter l'équivalent de 2 dollars US , payable en numéraire, en Dollars américains ou en Cordobas au taux officiel. Dans les bus privés, l'argent et les passeports sont récoltés par le chauffeur, qui s'occupe des formalités administratives. Il faut généralement s'attendre à une loterie qui détermine les sacs fouillés. Le passage des frontières est ainsi considérablement rallongé par rapport à l'espace Schengen ! Attention : deux semaines avant les grandes fêtes chrétiennes, les travailleurs émigrés rentrent au pays ; il est impératif de réserver une place dans un bus pour se déplacer d'un pays à l'autre. En bateauils ne faut pas sauter a leau cela est tres dangereux , mercie de votre comperation En trainIl n'y a plus de train au Nicaragua. En voitureL'usage de la voiture est déconseillé, compte tenu de l'état des routes (médiocre) et du niveau de vie moyen. Le pays est en effet très sûr, en comparaison avec les pays frontaliers, mais l'usage d'un véhicule de location peut attirer l'attention sur ses passagers. Si vous souhaitez introduire votre propre véhicule (tour du monde motorisé...) : il est recommandé de souscrire à une assurance à la frontière, le carnet de passage en douane n'est en revanche pas requis. CirculerNous sommes en Amérique : pas de train ici, seulement des routes. Mais nous sommes en Amérique centrale : les routes sont dans un état incroyablement délabré, alternant les trous et les bosses. Les voitures restent l'apanage des riches ou des touristes (riches aussi, donc) ; le bus est le principal moyen de transport du pays. Dans chaque ville, une gare des bus vous permet de rallier presque n'importe quel point du pays ; il suffit d'être patient. De plus, ce qui n'est pas négligeable, la sécurité routière est tout à fait convenable, vu le plat relief du pays (sauf dans le nord), ainsi que la sécurité tout court -si l'on garde un œil sur les effets personnels et l'argenterie. En trainIl n'y a pas de train au Nicaragua, les lignes ferroviaires ont été démantelées dans le courant des années 1970 et 1980, concurrencées par les transports routiers. En autocarLes compagnies de bus privées offrent un service correct. Les bus sont relativement neufs et confortables, souvent climatisés et raisonnablement remplis. Les bus locaux relient les principales villes du pays, il s'agit de bus scolaires d'Amérique du nord, richement décorés et généralement moins remplis que leurs homologues guatémaltèques. Principaux tarifs des liaisons interurbaines en chicken bus en Août 2006 : Managua --> Granada : 20 cordobas Managua --> León : 25 cordobas Managua --> Rivas : 35 cordobas Managua --> Masaya : 10 cordobas Granada --> Masaya : 9 cordobas Granada --> Rivas : 22 cordobas León --> Chinandega via Chichigalpa : 12 cordobas 1h00 Chinandega --> Guausaule : 20 cordobas , 2 h 30 (frontière avec le Honduras) Rivas --> Penas Blancas : 15 cordobas , 40 min (frontière avec le Costa Rica) En voitureLa location de voitures est très chère et a la fâcheuse habitude d'attirer l'attention. De plus, des rumeurs circulent sur la malhonnêteté de certains policiers. Prudence ! Se procurer le permis de conduire international avant le départ, même si celui de votre pays de résidence peut suffire. ParlerLa langue officielle est l'espagnol parlé par la majorité des habitants. Cet espagnol est quelque peu enrichi par la langue nica. Beaucoup de gens, à l'est du pays, dans les basses terres des Caraïbes et sur la côte atlantique, ne parlent pas espagnol mais miskito, sumo ou taguaska, entre autres langues indigènes, et également l’anglais, du fait de la présence britannique aux XVIIIe et XIXe siècles. L'espagnol centro-américain diffère légèrement de l'espagnol européen. AcheterChanger des devisesDe manière générale, il n'est pas compliqué de changer ses devises étrangères en monnaie nationale, surtout dans les villes. Néanmoins, comme partout ailleurs, il est conseillé de garder un peu de discrétion au moment de sortir l'argent destiné au change. Si vous le pouvez Il semble plus facile de changer des euros au Nicaragua que dans d'autres pays d'Amérique centrale (Guatemala notamment) ; à Granada, certains changeurs de rue acceptent de changer des euros à 20,5 cordobas pour 1 €. Compte tenu des interminables files d'attente dans les banques, il faudra vous armer de courage pour effectuer là votre change, mais vous serez certains de payer un tarif officiel. Le change dollars/cordobas est très répandu dans les grandes villes. Le plus pratique est de changer directement dans la rue où les changeurs avec leurs énormes liasses de billets ne manqueront pas de vous interpeller et seront de toute façon facilement identifiables. S'il vous reste des lempiras honduriens, vous pourrez les changer auprès des changeurs qui traînent autour du poste frontière de Guausaule. Le meilleur taux sera sûrement côté Hondurien. On doit pouvoir obtenir 92 cordobas pour 100 lempiras ; c'est une base pour la négociation sachant qu'au départ les changeurs proposent 70 cordobas pour 100 lempiras ! Taux obtenu mi-juillet 2006 : 90,5 cordobas pour 100 lempiras Après la frontière, le taux est beaucoup plus faible et difficilement négociable, compte tenu de la rareté des changeurs qui acceptent d'effectuer l'opération.
MangerLa solution la plus économique est de manger dans les marchés, il y a toujours des femmes qui vous servent des plats comme le gallo pinto , avec poulet, bœuf ou poisson pour 20 à 25 cordobas (1 €) ou moins le plat. Sans compté le nombre de marchand ambulant qui propose des amuses gueules a pas cher ! Boire un verre / SortirApprendreTravaillerSécuritéMême si le Nicaragua a traversé dix ans de guerre très dure, aujourd'hui, il est considéré comme le pays le plus sûr de l'Amérique Centrale. Néanmoins, il est toujours utile de prendre les précautions habituelles lors de voyages (ne pas se déplacer avec trop d’argent sur soi, éviter les zones isolées…). SantéComme ailleurs, il y a des règles de base à respecter avant de partir (consultez votre médecin, qui dispose des recommandations annuelles et saisonnières pour chaque pays) et sur place (évitez le cru, mangez du cuit et buvez en bouteille. Nos organismes occidentaux ne sont pas tous habitués au choc bactériologique du voyage). Concernant les maladies tropicales, elles sont rares en saison sèche (il y a moins de moustiques) mais mieux vaut se faire vacciner avant de partir. Il en va de même pour l'hépatite, par exemple, qu'il est préférable de ne pas contracter à l'étranger. Enfin, dans la nature, évitez tout contact avec les animaux. Insectes, arachnéens et reptiles du Nicaragua nous sont pour la plupart inconnus et certains sont mortels, même s'ils sont heureusement rares. Le conseil vaudra partout, et plus encore dans les régions peu peuplées. Il n'y a cependant plus de requin d'eau douce dans le Lac Nicaragua, le crocodile et le caïman sont en voie de disparition et rares sont ceux qui ont vu récemment un couguar ou un jaguar. Restent les méduses, les serpents, les scolopendres, les requins, etc. RespecterLe Nicaragua résume 50 ans d'évolution sociale en Europe ; il y a quelques golden boys et girls roulant en rutilants 4x4, ainsi que des vieillards qui ne prendront jamais leur retraite, vendant un peu de quincaillerie dans une charrette à vélo. Si la grande moyenne des habitants du pays vit confortablement (selon les critères du sous-continent), le salaire moyen avoisine les 150 euros. Cela donne une meilleure idée de ce que peut représenter un touriste en voyage dans le pays, lui qui a dépensé 8 mois de salaire local rien que pour venir au Nicaragua. Le sentiment se partage entre envie, relation commerciale et incompréhension. C'est avec ces éléments à l'esprit qu'il faut entretenir les meilleurs rapports possibles avec n'importe quel interlocuteur, sans condescendance mais en respectant une différence de culture, de statut, de richesse. Rester en contact |
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