Nicaragua : Différence entre versions
Version du 17 mai 2010 à 20:49
Le Nicaragua est un pays d'Amérique centrale, frontalier du Honduras (au nord) et du Costa Rica (au sud). Il possède deux façades océaniques, tournées vers le Pacifique (à l'ouest) et vers l'Atlantique (à l'est). Son climat est tropical, son régime est démocratique et la langue nationale est l'espagnol.
ComprendreEn première ligne face aux épidémies importées d'Europe, le pays a été vidé de sa population dès la conquête espagnole. Depuis son indépendance en 1821, le pays a traversé ensuite un siècle et demi de violences, tantôt civiles, tantôt influencées par l'extérieur. Aujourd'hui tiraillé entre l'émigration vers le nord et la richesse du Costa Rica au sud, le pays est un carrefour de migrants. Pourtant, sa géographie variée lui procure de solides atouts pour développer un tourisme encore balbutiant. Toutes ces raisons font de ce pays pauvre un endroit accueillant, souvent considéré par les touristes comme le pays le plus sûr d'Amérique centrale. HistoireIndépendant depuis 1821, le Nicaragua a connu l'invasion des Espagnols dès le XVIème siècle ; Christophe Colomb fut le premier Européen à longer la côte atlantique du pays. La période coloniale a vu l'essentiel de la population locale décimée, essentiellement par les maladies importées d'Europe. L'opposition entre les Anglais et les Espagnols, se partageant le pays, fit le reste. Le peuplement pré-européen est donc très mal connu, à l'exception de nombreuses gravures sur pierre (les pétroglyphes) et des statues anthropomorphes conservées dans quelques musées. L'indépendance a d'abord ouvert une période d'instabilité. D'abord rattaché au Mexique, dont les appétits allaient jusqu'au Panama, le Nicaragua intégré une éphémère Union des états d'Amérique centrale en 1823. Bientôt, deux camps se sont opposés, plongeant le pays dans l'alternance du pouvoir : 13 chefs d'état se succèdent entre 1847 et 1855. L'intérêt des Américains pour un passage entre les deux océans a plongé le pays dans une guerre civile, les opposant aux Anglais par l'entremise de deux grandes factions. Sorti exsangue de ce conflit, le pays était mûr pour tomber aux mains de la famille Somosa au début du XXème siècle. La transition démocratique n'intervint que dans les années 1970, avant que les USA n'arment une contre-révolution paramilitaire, les Contras. Enfin quitte de la violence, le pays se reconstruit depuis les années 1990. GéographieLe pays jouit d'un climat tropical, alternant la saison sèche (de janvier à juin) avec celle des pluies. Il est situé par ailleurs dans une zone volcanique, jalonnée de volcans actifs ou éteints. Ses deux longues côtes océaniques proposent de nombreuses scènes de carte postale, en l'absence de grandes stations balnéaires. Enfin, la diversité du relief offre au visiteur des paysages de plantations au sud du pays, soumis à de fortes chaleurs, et de profondes vallées au nord, jouissant d'un climat presque montagneux. RégionsDifficile de découper un pays en région ! De part et d'autre de la frontière invisible qui sépare deux régions touristiques, il est parfois étonnant de se dire qu'on a changé de région. Néanmoins, au Nicaragua, l'exercice est utile pour préparer son voyage. Ainsi, 4 grandes régions peuvent être déterminées, dans le déni le plus total des divisions administratives du pays.
Villes
Vu de l'extérieur, le centre historique crée un certain malaise, car à peine le visiteur a-t-il quitté la zone restaurée, qu'il est confronté à la réalité économique et sociale du pays. L'impression que donne le contraste est celui d'une ville blanche, réservée aux touristes, insérée dans une ville noire, où vivent 99 % du reste de la population de Granada.
ArriverEn avionL'aéroport de Managua, Augusto C. Sandino, est très petit, mais accueillant. Les formalités s'effectuent rapidement, et les taxis peuvent vous conduire au centre ville (à 15 kms de l'aéroport) en 15/20 minutes. Des liaisons existent entre l'Espagne et la capitale, ainsi qu'au départ de plusieurs villes américaines (du sud et du nord). Au départ de l'Europe, un billet coûte aux environs de 1000 €, un prix variable d'une compagnie à l'autre. Pour quelques euros de moins, il est possible d'atterrir à San Jose (Costa Rica) et d'y prendre un bus vers le nord. Le trajet en bus prend une bonne journée, compte tenu des infrastructures. Franchir la frontière en bus ou en voitureDepuis / Vers le Honduras Depuis / Vers le Costa Rica La route Panaméricaine passe la frontière à Penas Blancas , il faut environ 40 minutes pour aller de Rivas (Nicaragua) au poste frontière de Penas Blancas, les premiers bus partent de Rivas vers 5h30-6h du matin, mais la frontière n'ouvre pas avant 7h du matin. Au départ du Costa Rica, plusieurs compagnies assurent des liaisons quotidiennes à des prix et des horaires très variables. Depuis / Vers le Guatemala Une des solutions les plus économiques et la plus directe semble être un chicken bus qui quitte Guatemala Ciudad et est sans arrêt (mis a part les frontières) jusqu'au Nicaragua, il s'arrête a Chinandega, Leon et Managua, le trajet dure 14 heures environ et le tarif est de 25$US ou 200 Qtz. Le bus part de la Zona 1 , Avenida 9a 15-10 ; demandez au restaurant qui est le plus proche du coin de la rue, le bus est stationné a moins de 100 mètres. 2 bus partent le samedi , en théorie a 15h, mais il vaut être là 2 ou 3 heures a l'avance. Evitez les places du fond car le " fret " et les bagages s'y entasseront de manière déraisonnable. les horaires pour l'Amérique centrale se trouvent sur horariodebuses.com mais ils restent soumis aux conditions du jour. Formalités d'immigrationPour ceux qui souhaitent visiter plusieurs pays d'Amérique centrale, sachez que désormais, vous disposez de 90 jours d'autorisation de séjour à partager entre les pays suivants Nicaragua, Guatemala, Salvador, Honduras soit par exemple 30 jours au Guatemala, 30 jours au Salvador, 15 jours au Honduras et 15 jours au Nicaragua, ou 90 jours au Nicaragua, etc. A- delà il faut soit se rendre au bureau de l'immigration d'un des pays pour prolonger l'autorisation de séjour moyennant frais qui diffèrent selon les pays, soit sortir des pays précités pour un pays limitrophe ( le Mexique ou le Costa Rica) pendant quelques heures et re-rentrer pour obtenir une nouvelle autorisation de séjour de 90 jours. Si vous franchissez une frontière terrestre, pour entrer dans le pays, il vous faudra vous acquitter de l'équivalent de 8 dollars US , payable en numéraire en Dollars américains ou en Cordoboas au taux officiel. A la sortie du pays par une frontière terrestre, il vous faudra acquitter l'équivalent de 2 dollars US , payable en numéraire, en Dollars américains ou en Cordobas au taux officiel. Dans les bus privés, l'argent et les passeports sont récoltés par le chauffeur, qui s'occupe des formalités administratives. Il faut généralement s'attendre à une loterie qui détermine les sacs fouillés. Le passage des frontières est ainsi considérablement rallongé par rapport à l'espace Schengen ! Attention : deux semaines avant les grandes fêtes catholiques, les travailleurs émigrés rentrent au pays ; il est impératif de réserver une place dans un bus pour se déplacer d'un pays à l'autre. En bateauEn trainIl n'y a plus de train au Nicaragua. En voitureL'usage de la voiture est déconseillé. CirculerNous sommes en Amérique : pas de train ici, seulement des routes. Mais nous sommes en Amérique centrale : les routes sont dans un état incroyablement délabré, alternant les trous et les bosses. Les voitures restent l'apanage des riches ou des touristes (riches aussi, donc) ; le bus est le principal moyen de transport du pays. Dans chaque ville, une gare des bus vous permet de rallier presque n'importe quel point du pays ; il suffit d'être patient. De plus, ce qui n'est pas négligeable, la sécurité routière est tout à fait convenable, vu le plat relief du pays (sauf dans le nord), ainsi que la sécurité tout court -si l'on garde un œil sur les effets personnels et l'argenterie. En trainIl n'y a pas de train au Nicaragua, les lignes ferroviaires ont été démantelées dans le courant des années 1970 et 1980, concurrencées par les transports routiers. En autocarLes compagnies de bus privées offrent un service correct. Les bus sont relativement neufs et confortables, souvent climatisés et raisonnablement remplis. Les bus locaux relient les principales villes du pays, il s'agit de bus scolaires d'Amerique du nord, richement décorés et généralement moins remplis que leurs homologues guatemaltèques. Principaux tarifs des liaisons interurbaines en " chicken bus " en Aout 2006 Managua --> Granada : 20 Cordobas Managua --> Leon : 25 Cordobas Managua --> Rivas : 35 Cordobas Managua --> Masaya : 10 Cordobas Granada --> Masaya : 9 Cordobas Granada --> Rivas : 22 Cordobas Leon --> Managua : 25 Cordobas Leon --> Chinandega via Chichigalpa : 12 Cordobas 1h00 Chinandega --> Guausaule : 20 Cordobas , 2h30 ( Frontière avec le Honduras ) Rivas --> Penas Blancas : 15 Cordobas , 40 min ( Frontiere avec le Costa Rica ) En voitureLa location de voitures est très chère et a la fâcheuse habitude d'attirer l'attention. De plus, des rumeurs circulent sur la malhonnêteté de certains policiers. Prudence ! ParlerLa langue officielle est l'espagnol. Sur la côte atlantique on parle aussi le miskito et taguaska, entre autres langues indigènes, et également l’anglais. L'espagnol centro-américain diffère légèrement de l'espagnol européen. AcheterChanger des devisesDe manière générale, il n'est pas compliqué de changer ses devises étrangères en monnaie nationale, surtout dans les villes. Néanmoins, comme partout ailleurs, il est conseillé de garder un peu de discrétion au moment de sortir l'argent destiné au change. Si vous le pouvez Il semble plus facile de changer des Euros au Nicaragua que dans d'autres pays d'Amérique centrale ( Guatemala notamment) ; à Granada certains changeurs de rue acceptent de changer des Euros à 20.5 Cordobas pour 1 Euro. Compte tenu des interminables files d'attente dans les banques, il faudra vous armer de courage pour effectuer là votre change, mais vous serez certains de pays un tarif officiel. Le change Dollars/Cordobas et Cordobas/Dollars est très répandu dans les grandes villes, le plus pratique est de changer directement dans la rue ou les changeurs avec leurs énormes liasses de billets ne manqueront pas de vous interpeller et seront de toute façon facilement identifiables. S'il vous reste des Lempiras honduriens, vous pourrez les changer auprès des changeurs qui trainent autour du poste frontière de Guausaule , le meilleur taux sera surement coté Hondurien , On doit pouvoir obtenir 92 Cordobas pour 100 Lempiras, c'est un base pour la négociation sachant qu'au départ les changeurs proposent 70 Cordobas pour 100 Lempiras !!!!! taux obtenu a mi-juillet 2006 : 90.5 Cordobas pour 100 Lempiras Après la frontière le taux est beaucoup plus faible et difficilement négociable , compte tenu de la rareté des changeurs qui acceptent d'effectuer l'opération. DABMangerLa solution la plus économique est de manger dans les marchés, il y a toujours des femmes qui vous servent des plats genre gallo pinto , avec poulet, boeuf ou poisson......pour 1 euros ( 20 à 25 Cordobas ) ou moins le plat. Boire un verre / SortirSe logerApprendreTravaillerSécuritéMême si le Nicaragua a traversé dix ans de guerre très dure, aujourd'hui, il est considéré comme le pays le plus sûr de l'Amérique Centrale. Néanmoins, il est toujours utile de prendre les précautions habituelles lors de voyages (ne pas se déplacer avec trop d’argent sur soi, éviter les zones isolées…) SantéComme ailleurs, il y a des règles de base à respecter avant de partir (consultez votre médecin, qui dispose des recommandations annuelles et saisonnières pour chaque pays) et sur place (évitez le cru, mangez du cuit et buvez en bouteille. Nos organismes occidentaux ne sont pas habitués au choc bactériologique du voyage). Concernant les maladies tropicales, elles sont rares en saison sèche (il y a moins de moustique) mais mieux vaut se faire vacciner avant de partir. Il en va de même pour l'hépatite, par exemple, qu'il est préférable de ne pas contracter à l'étranger. Enfin, dans la nature, évitez tout contact avec les animaux. Insectes, arachnéens et reptiles du Nicaragua nous sont pour la plupart inconnus et certains sont mortels, même s'ils sont heureusement rares. Le conseil vaudra partout, et plus encore dans les régions peu peuplées. Il n'y a cependant plus de requin d'eau douce dans le Lac Nicaragua, le crocodile et le caïman sont en voie de disparition et rares sont ceux qui ont vu récemment un couguar ou un jaguar. Restent les méduses, les serpents, les scolopendres, les requins, etc. RespecterLe Nicaragua résume 50 ans d'évolution sociale en Europe ; il y a quelques golden boys et girls roulant en rutilants 4x4, ainsi que des vieillards qui ne prendront jamais leur retraite, vendant un peu de quincaillerie dans une charrette à vélo. Si la grande moyenne des habitants du pays vit confortablement (selon les critères du sous-continent), le salaire moyen avoisine les 150 euros. Cela donne une meilleure idée de ce que peut représenter un touriste en voyage dans le pays, lui qui a dépensé 8 mois de salaire local rien que pour venir au Nicaragua. Le sentiment se partage entre envie, relation commerciale et incompréhension. C'est avec ces éléments à l'esprit qu'il faut entretenir les meilleurs rapports possibles avec n'importe quel interlocuteur, sans condescendance mais en respectant une différence de culture, de statut, de richesse. Communiquer |
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