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Nicaragua : Différence entre versions

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Nicaragua Drapeau
Volcan Concepción
Localisation
Capitale Managua
Superficie 130 000 km²
Population 5,8 millions (2010)
Monnaie córdoba (NIO)
Langue espagnol (officiel), anglais, langues indigènes
Religion Catholicisme 85 %
Protestantisme
Électricité 120V/60Hz, prise américaine
Indicatif tél. +505
Fuseau horaire UTC-6


Le Nicaragua est un pays d'Amérique centrale, frontalier du Honduras (au nord) et du Costa Rica (au sud). Il possède deux façades océaniques, tournées vers le Pacifique (à l'ouest) et vers l'Atlantique (à l'est). Son climat est tropical, son régime est démocratique et la langue nationale est l'espagnol.

Sommaire

Comprendre

Géographie

Le pays est situé dans une zone volcanique, jalonnée de volcans actifs ou éteints dont le San Cristobal représente le plus haut sommet du pays, avec une altitude de 1745 mètres. Ses deux longues côtes océaniques proposent de nombreuses scènes de carte postale, en l'absence de grandes stations balnéaires. Enfin, la diversité du relief offre au visiteur des paysages de plantations au sud du pays, soumis à de fortes chaleurs, et de profondes vallées au nord, jouissant d'un climat presque montagneux.

Climat

Le pays jouit d'un climat tropical, alternant la saison sèche (de janvier à juin) avec celle des pluies.

Histoire

En première ligne face aux épidémies importées d'Europe, le pays a été vidé de sa population dès la conquête espagnole. Indépendant depuis 1821, le Nicaragua a connu l'invasion des Espagnols dès le XVIème siècle ; Christophe Colomb fut le premier Européen à longer la côte atlantique du pays. La période coloniale a vu l'essentiel de la population locale décimée, essentiellement par les maladies importées d'Europe. L'opposition entre les Anglais et les Espagnols, se partageant le pays, fit le reste. Le peuplement pré-européen est donc très mal connu, à l'exception de nombreuses gravures sur pierre (les pétroglyphes) et des statues anthropomorphes conservées dans quelques musées.

L'indépendance a d'abord ouvert une période d'instabilité. D'abord rattaché au Mexique, dont les appétits allaient jusqu'au Panama, le Nicaragua intégré une éphémère Union des états d'Amérique centrale en 1823. Bientôt, deux camps se sont opposés, plongeant le pays dans l'alternance du pouvoir : 13 chefs d'état se succèdent entre 1847 et 1855. L'intérêt des Américains pour un passage entre les deux océans a plongé le pays dans une guerre civile, les opposant aux Anglais par l'entremise de deux grandes factions. Sorti exsangue de ce conflit, le pays était mûr pour tomber aux mains de la famille Somosa au début du XXème siècle. La transition démocratique n'intervint que dans les années 1970, avant que les USA n'arment une contre-révolution paramilitaire, les Contras. Enfin quitte de la violence, le pays se reconstruit depuis les années 1990.

Aujourd'hui tiraillé entre l'émigration vers le nord et la richesse du Costa Rica au sud, le pays est un carrefour de migrants. Pourtant, sa géographie variée lui procure de solides atouts pour développer un tourisme encore balbutiant. Toutes ces raisons font de ce pays pauvre un endroit accueillant, souvent considéré par les touristes comme le pays le plus sûr d'Amérique centrale.

Population

Fêtes et jours fériés


Régions

Carte du Nicaragua
Région de la Capitale
La région la plus peuplée et le cœur économique du pays, centrée sur la capitale, Managua
Région Caraïbe
La première côte à avoir été longée par Christophe Colomb a gardé de l'influence européenne une culture plus caribéenne, tournée vers la Jamaïque, ou Cuba, plus au nord. On y parle anglais, espagnol, miskito, garifuna ; les métissages y sont plus importants aussi. Les déplacements se font principalement par bateau à travers les marais.
Montagnes du Nord
Le long de la frontière avec le Honduras, se dressent des collines et des montagnes, ponctuées par les villes d'Estelí, Ocotal, Somoto. Sensiblement différente des autres régions du pays, cette région au passé révolutionnaire possède aussi un climat plus sec, plus frais. La population y est plus éparse, moins mélangée aussi. C'est le paradis des randonneurs, bien qu'aucune infrastructure n'existe encore formellement. Des auberges existent dans les villes ou les grands villages, mais il n'y a pas de balisage des sentiers. Visitez les fabriques de cigares, les plantations de café.
Côte Pacifique Nord
Au point de collision de deux plaques tectoniques, cette région volcanique active renferme deux icônes nationales : le rhum Flor de Caña et le poète Rubén Darío. Le climat est chaud et sec, une grande plaine occupe le centre, bordée au sud-ouest par une chaîne de volcans. Il est possible d'en gravir quelques uns, dont le Momotombo, le Telica et le Cerro Negro, représentant l'un des plus jeunes volcans actifs de l'Amérique centrale.
Région du Río San Juan
Une région oubliée du pays avec plusieurs trésors cachés comme les îles Solentiname sans véhicules, ou El Castillo.
Côte Pacifique Sud
Cette région frontalière du Costa Rica, limitée par la côte Pacifique et les rives occidentales du Lac Nicaragua, est plantée de cannes à sucre et de bananiers, dont les champs sont séparés par des canaux d'irrigation ou des routes campagnardes bordées par d'immenses et magnifiques manguiers. Plusieurs sites de surf sur la côte, la fête à San Juan del Sur et des excursions à moto sur la pittoresque île d'Ometepe.






Villes

  • Managua, la capitale. Dévastée par un ouragan en 1998, et par deux tremblements de terre cataclysmiques (1931, 1972) la ville n'offre a priori pas beaucoup d'intérêts. Le centre historique ne comporte plus que le squelette en béton de la cathédrale, le siège des institutions et le musée. L'ensemble est plutôt lugubre, malgré la proximité immédiate des rives du lac de Managua, malheureusement très pollué. Néanmoins, le musée national de Managua vaut vraiment le détour, pour ses collections ethnographiques et historiques. Ailleurs, la ville se développe en quartiers presque indépendants les uns des autres. Celui de la lagune concentre les grands hôtels, au pied de la sinistre prison de Somoza, aujourd'hui gardée par la silhouette de Sandino. Au sud de la ville, une ceinture de bureaux et de centres commerciaux tend à déplacer l'épicentre de l'activité de la capitale. Entre ces deux derniers quartiers, une zone résidentielle est coupée en deux par un axe routier principal.
  • León est la deuxième ville en importance du pays. La ville jouit d'une atmosphère chaleureuse, mêlant touristes et nicaraguayens. Très différente de Granada, l'autre cité historique, León est une halte importante pour tous les visiteurs du pays. Quelques églises; dont l'imposante Cathédrale, le musée de Rubén Darío, célèbre poète espagnol et d'anciennes maisons de riches propriétaires, font de cette ville un intéressant point de chute pour quelques jours. À proximité du centre-ville (environ 1 h de route), le site de patrimoine mondial de León Viejó, représente un endroit où l'on peut observer les ruines d'une des premières cités colonisées par les Espagnoles. Enfin, sur la côte ouest du département de León, il est possible de bénéficier de la plage bordant l'océan pacifique. Plusieurs auberges y accueillent les routards.
  • Granada partage avec León le titre de la plus ancienne ville espagnole du pays. Fondée dès le XVIème siècle, c'est aussi -forcément- l'une des plus anciennes implantations espagnoles et européennes sur tout le continent américain. Le centre historique de Granada est reconnue pour son architecture coloniale bien conservée et ses bâtiments de style andalou mauresque. Il a été rénové à grands frais au début des années 2000, avec le soutien financier du gouvernement espagnol. Le résultat est magnifique vu de l'intérieur. Une longue avenue mène au lac Nicaragua, sur la rive septentrional duquel Granada est ancrée. Plus loin, le couvent des Franciscains accueille une magnifique collection de statues anthropomorphes, créées par une culture disparue aujourd'hui. Incontournable. Vu de l'extérieur, le centre historique crée un certain malaise, car à peine le visiteur a-t-il quitté la zone restaurée, qu'il est confronté à la réalité économique et sociale du pays. L'impression que donne le contraste est celui d'une ville blanche, réservée aux touristes, insérée dans une ville noire, où vivent 99 % du reste de la population de Granada.
  • Masaya, connue pour son artisanat, n'a pas volé sa réputation. On peut y retrouver de nombreux producteurs de poterie en terre cuite. Un bâtiment néo-romantique d'allure militaire accueille l'essentiel du marché artisanal, globalement fréquenté par des touristes uniquement (à l'exception des vendeurs). On y trouve de tout, des hamacs aux écorces décorées de paysages paradisiaques, en passant par les T-shirts et les casquettes importés de Chine. Magnifique pour le chatoiement de ses couleurs, le marché ouvre tous les jours. A l'écart, dans la ville, il est possible de trouver le même type d'articles à des prix fort variables. Pour les amateurs de plein-air, il est également intéressant de visiter le parc national du volcan Masaya, où l'on peut observer une végétation propre à ce microclimat.
  • L'île d'Ometepe, la plus grande des îles du Lac Nicaragua, est dominée par deux volcans; le Madera et le Conception. L'île est l'une des grandes étapes pour les visiteurs du pays. L'ascension de ses volcans est fortement conseillée, et il est obligatoire de passer par les services d'un guide local pour des raisons de sécurité. Le volcan Maderas, éteint, offre par ailleurs la chance de parcourir quelques kilomètres dans la forêt tropicale. Plusieurs petits hameaux offrent enfin des alternatives au logement sur les rives du lac.
  • Rivas, située à l'ombre des volcans de l'île Ometepe, est la dernière grande étape pour les voyageurs qui descendent vers le Costa Rica, ou la première pour ceux qui remontent. Presque totalement dénuée de charme, Rivas est une grosse bourgade au centre de magnifiques plantations de canne à sucre et de bananiers. Les bus y arrivent ou en partent toutes les heures, vers toutes les villes du pays et à destination des pays frontaliers. La vie y est aussi bien moins chère que sur l'île Ometepe ou qu'à san Juan, distantes chacune d'une vingtaine de kilomètres. Tous ces aspects en font une excellente base arrière pour profiter de la région.
  • San Juan del Sur est une cité balnéaire au sud de la côte pacifique, où l'on peut pratiquer plusieurs sports aquatiques. Réputée aujourd'hui pour ses vagues, elle fut longtemps un repaire de pirates et de voyageurs aventureux, attendant au port un bateau vers la Californie. Installée au fond d'une crique naturelle, la ville est la cible des promoteurs immobiliers. Les villas y poussent comme des champignons, et il est probable que ceux qui y passent deux fois au cours de leur vie ne reconnaissant pas la ville d'une fois à l'autre. San Juan est une île d'insouciance dans ce pays pauvre. Les touristes y affluent pour ses fêtes, pour le surf ou pour les excursions proposées.

Arriver

En avion

L'aéroport de Managua, Augusto C. Sandino, est très petit, mais accueillant. Les formalités s'effectuent rapidement, et les taxis peuvent vous conduire au centre-ville (à 15 km de l'aéroport) en 15-20 minutes. Des liaisons existent entre l'Espagne et la capitale, ainsi qu'au départ de plusieurs villes américaines (du sud et du nord). Au départ de l'Europe, un billet coûte aux environs de 1000 €, un prix variable d'une compagnie à l'autre. Pour quelques euros de moins, il est possible d'atterrir à San José (Costa Rica) et d'y prendre un bus vers le nord. Le trajet en bus prend une bonne journée, compte tenu des infrastructures.

En bus ou en voiture

Depuis / Vers le Honduras

Le poste de douane se trouve dans la ville de Guausaule, traversée par la Panaméricaine.

Depuis / Vers le Costa Rica

La route Panaméricaine passe la frontière à Penas Blancas , il faut environ 40 minutes pour aller de Rivas (Nicaragua) au poste frontière de Penas Blancas, les premiers bus partent de Rivas vers 5h30-6h du matin, mais la frontière n'ouvre pas avant 7h du matin.

Au départ du Costa Rica, plusieurs compagnies assurent des liaisons quotidiennes à des prix et des horaires très variables.

Depuis / Vers le Guatemala

Une des solutions les plus économiques et la plus directe semble être un chicken bus qui quitte Guatemala Ciudad et est sans arrêt (mis à part les frontières) jusqu'au Nicaragua ; il s'arrête a Chinandega, León et Managua, le trajet dure 14 heures environ et le tarif est de 25 US$ ou 200 Q.

Le bus part de la Zona 1 , Avenida 9a 15-10  ; demandez au restaurant qui est le plus proche du coin de la rue, le bus est stationné a moins de 100 mètres. 2 bus partent le samedi , en théorie a 15h, mais il vaut être là 2 ou 3 heures a l'avance. Évitez les places du fond car le " fret " et les bagages s'y entasseront de manière déraisonnable. Les horaires pour l'Amérique centrale se trouvent sur horariodebuses.com mais ils restent soumis aux conditions du jour.

Formalités d'immigration

Pour ceux qui souhaitent visiter plusieurs pays d'Amérique centrale, sachez que désormais, vous disposez de 90 jours d'autorisation de séjour à partager entre les pays suivants Nicaragua, Guatemala, Salvador, Honduras ; soit par exemple 30 jours au Guatemala, 30 jours au Salvador, 15 jours au Honduras et 15 jours au Nicaragua. Au-delà il faut soit se rendre au bureau de l'immigration d'un des pays pour prolonger l'autorisation de séjour (moyennant frais qui diffèrent selon les pays), soit sortir des pays précités pour un pays limitrophe (le Mexique ou le Costa Rica) pendant quelques heures et revenir pour obtenir une nouvelle autorisation de séjour de 90 jours.

Si vous franchissez une frontière terrestre, pour entrer dans le pays, il vous faudra vous acquitter de l'équivalent de 8 dollars US, payable en numéraire en dollars américains ou en Cordoboas au taux officiel. A la sortie du pays par une frontière terrestre, il vous faudra acquitter l'équivalent de 2 dollars US , payable en numéraire, en Dollars américains ou en Cordobas au taux officiel. Dans les bus privés, l'argent et les passeports sont récoltés par le chauffeur, qui s'occupe des formalités administratives. Il faut généralement s'attendre à une loterie qui détermine les sacs fouillés. Le passage des frontières est ainsi considérablement rallongé par rapport à l'espace Schengen ! Attention : deux semaines avant les grandes fêtes chrétiennes, les travailleurs émigrés rentrent au pays ; il est impératif de réserver une place dans un bus pour se déplacer d'un pays à l'autre.

En bateau

En train

Il n'y a plus de train au Nicaragua.

En voiture

L'usage de la voiture est déconseillé, compte tenu de l'état des routes (médiocre) et du niveau de vie moyen. Le pays est en effet très sûr, en comparaison avec les pays frontaliers, mais l'usage d'un véhicule de location peut attirer l'attention sur ses passagers.

Si vous souhaitez introduire votre propre véhicule (tour du monde motorisé...) : il est recommandé de souscrire à une assurance à la frontière, le carnet de passage en douane n'est en revanche pas requis.

Circuler

Nous sommes en Amérique : pas de train ici, seulement des routes. Mais nous sommes en Amérique centrale : les routes sont dans un état incroyablement délabré, alternant les trous et les bosses. Les voitures restent l'apanage des riches ou des touristes (riches aussi, donc) ; le bus est le principal moyen de transport du pays. Dans chaque ville, une gare des bus vous permet de rallier presque n'importe quel point du pays ; il suffit d'être patient. De plus, ce qui n'est pas négligeable, la sécurité routière est tout à fait convenable, vu le plat relief du pays (sauf dans le nord), ainsi que la sécurité tout court -si l'on garde un œil sur les effets personnels et l'argenterie.

En train

Il n'y a pas de train au Nicaragua, les lignes ferroviaires ont été démantelées dans le courant des années 1970 et 1980, concurrencées par les transports routiers.

En autocar

Les compagnies de bus privées offrent un service correct. Les bus sont relativement neufs et confortables, souvent climatisés et raisonnablement remplis. Les bus locaux relient les principales villes du pays, il s'agit de bus scolaires d'Amérique du nord, richement décorés et généralement moins remplis que leurs homologues guatémaltèques.

Principaux tarifs des liaisons interurbaines en chicken bus en Août 2006 :

Managua --> Granada : 20 cordobas

Managua --> León  : 25 cordobas

Managua --> Rivas  : 35 cordobas

Managua --> Masaya  : 10 cordobas

Granada --> Masaya  : 9 cordobas

Granada --> Rivas  : 22 cordobas

León --> Chinandega via Chichigalpa : 12 cordobas 1h00

Chinandega --> Guausaule : 20 cordobas , 2 h 30 (frontière avec le Honduras)

Rivas --> Penas Blancas  : 15 cordobas , 40 min (frontière avec le Costa Rica)

En voiture

La location de voitures est très chère et a la fâcheuse habitude d'attirer l'attention. De plus, des rumeurs circulent sur la malhonnêteté de certains policiers. Prudence !

Se procurer le permis de conduire international avant le départ, même si celui de votre pays de résidence peut suffire.

Parler

La langue officielle est l'espagnol parlé par la majorité des habitants. Cet espagnol est quelque peu enrichi par la langue nica. Beaucoup de gens, à l'est du pays, dans les basses terres des Caraïbes et sur la côte atlantique, ne parlent pas espagnol mais miskito, sumo ou taguaska, entre autres langues indigènes, et également l’anglais, du fait de la présence britannique aux XVIIIe et XIXe siècles. L'espagnol centro-américain diffère légèrement de l'espagnol européen.

Acheter

Changer des devises

De manière générale, il n'est pas compliqué de changer ses devises étrangères en monnaie nationale, surtout dans les villes. Néanmoins, comme partout ailleurs, il est conseillé de garder un peu de discrétion au moment de sortir l'argent destiné au change. Si vous le pouvez

Il semble plus facile de changer des euros au Nicaragua que dans d'autres pays d'Amérique centrale (Guatemala notamment) ; à Granada, certains changeurs de rue acceptent de changer des euros à 20,5 cordobas pour 1 €.

Compte tenu des interminables files d'attente dans les banques, il faudra vous armer de courage pour effectuer là votre change, mais vous serez certains de payer un tarif officiel. Le change dollars/cordobas est très répandu dans les grandes villes. Le plus pratique est de changer directement dans la rue où les changeurs avec leurs énormes liasses de billets ne manqueront pas de vous interpeller et seront de toute façon facilement identifiables.

S'il vous reste des lempiras honduriens, vous pourrez les changer auprès des changeurs qui traînent autour du poste frontière de Guausaule. Le meilleur taux sera sûrement côté Hondurien. On doit pouvoir obtenir 92 cordobas pour 100 lempiras ; c'est une base pour la négociation sachant qu'au départ les changeurs proposent 70 cordobas pour 100 lempiras !

Taux obtenu mi-juillet 2006 : 90,5 cordobas pour 100 lempiras

Après la frontière, le taux est beaucoup plus faible et difficilement négociable, compte tenu de la rareté des changeurs qui acceptent d'effectuer l'opération.


Manger

La solution la plus économique est de manger dans les marchés, il y a toujours des femmes qui vous servent des plats comme le gallo pinto , avec poulet, bœuf ou poisson pour 20 à 25 cordobas (1 €) ou moins le plat. Sans compté le nombre de marchand ambulant qui propose des amuses gueules a pas cher !

Boire un verre / Sortir

Se loger

Apprendre

Travailler

Sécurité

Même si le Nicaragua a traversé dix ans de guerre très dure, aujourd'hui, il est considéré comme le pays le plus sûr de l'Amérique Centrale. Néanmoins, il est toujours utile de prendre les précautions habituelles lors de voyages (ne pas se déplacer avec trop d’argent sur soi, éviter les zones isolées…).

Santé

Comme ailleurs, il y a des règles de base à respecter avant de partir (consultez votre médecin, qui dispose des recommandations annuelles et saisonnières pour chaque pays) et sur place (évitez le cru, mangez du cuit et buvez en bouteille. Nos organismes occidentaux ne sont pas tous habitués au choc bactériologique du voyage). Concernant les maladies tropicales, elles sont rares en saison sèche (il y a moins de moustiques) mais mieux vaut se faire vacciner avant de partir. Il en va de même pour l'hépatite, par exemple, qu'il est préférable de ne pas contracter à l'étranger.

Enfin, dans la nature, évitez tout contact avec les animaux. Insectes, arachnéens et reptiles du Nicaragua nous sont pour la plupart inconnus et certains sont mortels, même s'ils sont heureusement rares. Le conseil vaudra partout, et plus encore dans les régions peu peuplées. Il n'y a cependant plus de requin d'eau douce dans le Lac Nicaragua, le crocodile et le caïman sont en voie de disparition et rares sont ceux qui ont vu récemment un couguar ou un jaguar. Restent les méduses, les serpents, les scolopendres, les requins, etc.

Respecter

Le Nicaragua résume 50 ans d'évolution sociale en Europe ; il y a quelques golden boys et girls roulant en rutilants 4x4, ainsi que des vieillards qui ne prendront jamais leur retraite, vendant un peu de quincaillerie dans une charrette à vélo. Si la grande moyenne des habitants du pays vit confortablement (selon les critères du sous-continent), le salaire moyen avoisine les 150 euros. Cela donne une meilleure idée de ce que peut représenter un touriste en voyage dans le pays, lui qui a dépensé 8 mois de salaire local rien que pour venir au Nicaragua. Le sentiment se partage entre envie, relation commerciale et incompréhension. C'est avec ces éléments à l'esprit qu'il faut entretenir les meilleurs rapports possibles avec n'importe quel interlocuteur, sans condescendance mais en respectant une différence de culture, de statut, de richesse.

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