Titicaca-Perou

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Ile Amantani - photo Terra Andina
Ile Amantani - photo Terra Andina

Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca est le berceau de la vie. Ce sont en effet de ses eaux que sortit le dieu Viracocha pour créer le monde. Et c’est également du lac qu’émergea le premier Inca, Manco Cápac, qui partit ensuite à la recherche du lieu idéal où fonder la capitale de son empire. Dans les langues indiennes, Titicaca signifie « chat » ou « chat gris ». on peut donc se demander si ces eaux ne recèlent pas encore d’autres vies bien mystérieuses…

Le Pérou et la Bolivie se partagent la souveraineté de ce lac navigable, le plus haut du monde (3 810 m.). Sa superficie est de 8 559 km2, sa profondeur maximale est de 283 mètres, et la température moyenne annuelle de ses eaux varie d’octobre à mai entre 9°C et 11°C ; de juin à septembre entre -7°C et -10°C. En outre, le lac adoucit le climat de la région, puisque sans sa présence, la vie n’existerait pas à cette altitude.

Aujourd’hui la région de Puno continue l’exploitation agricole et les rites ancestraux, comme les offrandes a la terre, sont encore très présents. En 1978 a été créée la « Réserve du Lac Titicaca » dans le but de conserver sa flore, sa faune sylvestre et la beauté de ses paysages. Y ont été recensées 60 variétés d’oiseaux, 14 espèces de poissons natifs du lac et 18 espèces d’amphibiens, parmi lesquelles la grenouille géante du Titicaca qui peut atteindre 3 kg ! Si le Lac Titicaca fait rire des générations d’écoliers français de par son nom, ses îles attirent des voyageurs du monde entier, notamment du continent américain.

Côté péruvien du lac Titicaca, se trouvent plusieurs îles, parmi lesquelles Amantaní, Taquile, Soto et Anapia (îles naturelles) et celles des Uros (îles artificielles), chacune avec ses attraits spécifiques.

Intérêts touristiques:

Les îles flottantes Uros. avec Terra Andina

Les Uros rassemblent une quarantaine d’Iles flottantes dont le sol comme les maisons sont constituées de totora, le roseau du lac. Leurs habitants cherchaient à échapper aux civilisations dominantes en s’abritant sur les eaux, mais le dernier des Uros aurait disparu au milieu du XXe siècle. Les 3 560 habitants actuels sont donc d’anciens habitants de Puno ou des localités voisines qui ont choisi de s’implanter là pour tenter de vivre du tourisme en cultivant la civilisation Uros. Comme eux, ils construisent des barques éphémères en totora. Comme eux, ils utilisent le roseau dans leur alimentation. Un mode de vie particulier qu’ils paient au prix fort. « nous sommes victimes de discriminations », estiment-ils. Ces Indiens, nomades flottants, se voient en effet refuser tout titre de propriété pour leur habitat éphémère, comme pour les champs de totora. Mais leur succès, lui, ne se dément pas : qu’ils soient vrais ou faux Uros, ils font perdurer pour les voyageurs le mythe des Fils du soleil et du Lac. Malgré une ambiance parfois un peu dérangeante, entre voyeurisme et sollicitation extrême…

Pour connaître LLachón,Amantani, Taquile n´hésitez pas à contacter l'équipe francophone Terra Andina (), [1].