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St. Augustine

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PHARE de St Augustine et son musée.


Situé sur l’île d’Anastasia, entre l’océan Atlantique et la rivière Matanzas, le phare de St Augustine a été achevé en 1874, après 3 ans de construction et l’emploi de plus d’1.200 000 briques, pour remplacer le premier phare de St Augustine et de Floride, bâti par les espagnols en 1737, sur une côte très dangereuse à cause des nombreuses dunes et bancs de sable souvent changeants. On atteint le sommet du phare haut de 53 mètres en gravissant un bel escalier en fer forgé. Il faut en effet monter 219 marches avant de pouvoir admirer depuis la plateforme circulaire la vue panoramique sur la ville la plus ancienne des Etats-Unis, et ses alentours. http://www.staugustinelighthouse.org/visit/visitez


L’ascension vaut aussi la peine si on veut admirer la fameuse lentille de Fresnel installée dans ce phare en 1874. C’est une lentille dite ‘de premier ordre’ (c’est a dire de très grande taille) composée de 370 prismes de verre taillés à la main et inventée par l’ingénieur français, Augustin Fresnel en 1822. Ce type de lentille équipe de nombreux phares encore aujourd’hui, comme celui de Cordouan dans l’estuaire de la Gironde. Le système de rotation est provoqué par un mécanisme d’engrenages maintenant électrifié et totalement automatisé. Le signal nocturne est un feu à éclat toutes les 30secondes. Il peut se voir à 35 kms par temps clair. De jour, le phare de St Augustine se reconnaît par sa lanterne rouge surmontant une tour peinte en noir et blanc et en spirale comme un sucre d’orge. A la base du phare, un bâtiment est composé de la pièce où le combustible pour alimenter la lanterne était stocké. La graisse de baleine, initialement utilisée, fut remplacée par du kérosène qui arrivait par bateau depuis le port de Charleston. Le gardien du phare devait monter plusieurs fois par jour le combustible dans un seau pesant une quinzaine de kilos. Une deuxieme pièce constituait le bureau du gardien de phare. Y sont exposés aujourd’hui son uniforme, ainsi que différents outils qui servaient à entretenir la lanterne et la lentille en haut du phare. On y voit aussi le journal que le gardien tenait chaque jour de son travail et des événements qui survenaient. Une des tâches qui incombaient aux gardiens de phare était notamment de porter secours aux marins en difficulté.

Du fait que les phares exigeaient une surveillance continue pour fonctionner 24 heures sur 24, les gardiens de phare et leur famille étaient logés sur place dans la maison qui se trouve encore en face du phare. Elle a été restaurée à la suite d’un incendie qui la détruisit en partie en 1970, puis fut classée monument historique en 1981 avec l’ensemble du phare et les autres constructions qui composent actuellement la “lighthouse station”.

Il s’agit d’une maison en brique, de style victorien, divisée en deux parties jumelles, avec un petit bâtiment non attenant de chaque côté et qui servait de cuisine. Au sous-sol, deux grandes citernes en très bon état de conservation servaient à stocker l’eau de pluie pour la consommation des familles. Celles-ci entretenaient aussi un jardin potager, et vivaient de pêche et de chasse sur cette île autrefois très isolée. L’Etat se chargeait d’approvisionner le phare en carburant et matériel nécessaire à son entretien, mais les gardiens et leur famille devaient pourvoir à leur subsistance eux-mêmes.

Une exposition dans la maison des gardiens montre la vie que menaient les gardiens de phare et retrace aussi le rôle que joua le phare pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’était une base d’entraînement pour les gardes-côtes chargés de surveiller tous les navires et sous-marins approchant les côtes de Floride. Une autre exposition traite de la pêche à la crevette, activité très importante ici pendant la première moitié du 20ème siècle avec la construction de bateaux de pêche. Certains sont encore construits à l’identique près des anciennes casernes qui abritent le L.A.M.P, programme de recherche archéologique en mer.

En effet, des objets récupérés sur des épaves de navires datant du 17ème et 18ème siècles sont exposés après avoir été restaurés. Le travail des archéologues est aussi montré et on peut voir, exposés dans la cour, deux canons dans un bain d’eau en cours de traitement par électrolyse. Un sentier aux abords du phare donne un aperçu de la végétation qui pousse sur les dunes qui forment l’île d’Anastasia, avec un mélange de plantes tropicales et de chênes couverts de mousse espagnole. Ce milieu qu’on appelle “maritime hammock” est typique de cette région de la Floride. Il est intéressant de s’y attarder et de tenter d’y apercevoir les quelques espèces animales - oiseaux, insectes, araignées et rongeurs - qui y vivent.


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