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Rouen

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Rouen[1] est une ville de Normandie.

Comprendre[modifier]

La ville mérite le voyage pour ses monuments, l'art gothique étant particulièrement représenté, mais aussi pour le charme de ses ruelles, bordées par de nombreuses maisons à pan de bois.

Arriver[modifier]

Circuler[modifier]

A voir[modifier]

  • Vue de Rouen Pour avoir une vue d'ensemble, vous serez comblé en allant sur la côte Saint Catherine, déjà foulée par de nombreux artistes normands. Elle est accessible depuis le centre-ville, à condition d'avoir un bon plan, ou plus simplement en voiture, juste avant votre arrivée dans le centre-ville.

Il est plus facile de stationner sur les quais de la rive gauche. C'est également un bon point de vue pour découvrir les quais de la rive droite, bordés par une série de bâtiments nés de la reconstruction, après guerre. Derrière ces bâtiments modernes dont l'esthétique est inspirée du classicisme, les tours de la cathédrale et de Saint-Ouen surplombent toujours la ville ancienne, en grande partie rescapée du dernier conflit. Empruntez le pont Jeanne d'Arc, puis la rue Jeanne d'Arc, afin de rejoindre la place de la Pucelle.

  • Hôtel de Bourgtheroulde : commencé en 1505, cet hôtel particulier est un bon exemple d'architecture composite rouennaise, mêlant gothique flamboyant et Renaissance. Dans la cour, vous pourrez admirer la galerie d'Aumale dont les bas reliefs illustrent l'entrevue du Camp du Drap d'or, entre François Ier et Henri VIII d'Angleterre.
  • la place du Vieux-Marché fut largement remodelée par Louis Arretche en 1979, et associe aujourd'hui des éléments anciens et modernes. L'eglise Sainte-Jeanne-D'Arc est ainsi un édifice contemporain qui intègre de splendides vitraux renaissances, rescapés de l'église Saint-Vincent détruite en 1944. Devant l'église, une statue rappelle le souvenir de Jeanne d'Arc, qui fut brûlée sur cette place.
  • la rue du Gros-Horloge : cette rue piétonne et commerciale est coupée en son milieu par la rue Jeanne d'Arc depuis le XIXème siècle. Elle offre d'abord un superbe parcours urbain avec ses maisons à colombages dont les plus anciennes, reconnaissables à leur encorbellement, sont antérieures au XVIème siècle. Elle tire son nom du Gros-Horloge, monument complexe qui surplombe la rue et associe un beffroi gothique, une voûte renaissance, une fontaine du XVIIIème et, bien sûr, le double cadran qui indique l'heure à l'aide d'une seule aiguille.
  • le palais de justice est un autre exemple d'architecture composite, associant curieusement l'exubérance du gothique flamboyant et l'organisation plus régulière de la Renaissance. Ce très vaste monument fut commencé à la fin du XVème siècle et achevé au XIXème. Situé au coeur de l'ancien quartier juif, il dissimule un autre monument : sous la cour fut retrouvée la maison sublime, rez-de-chaussée d'une ancienne académie hébraïque qu'on suppose être le plus ancien monument juif d'Europe (fin XIème-début XIIème).
  • la place de la cathédrale présente aujourd'hui une apparence assez hétéroclite : à droite en arrivant par la rue du Gros-Horloge, vous trouverez d'abord l'ancien Bureau des finances aujourd'hui occupé par l'office de tourisme. Le bâtiment construit au début du XVIème correspond à la première Renaissance. En face, la façade de la cathédrale se déploie sur plus de 60 mètres de largeur, avec une irrégularité qui fait tout son charme. A sa droite la ville reconstruite jusqu'à la Seine selon des principes modernistes parfois inspirés d'Auguste Perret tient pourtant compte de la proximité de la ville ancienne. A sa gauche, la cour d'Albane avec son cloître gothique à étage n'est pas accessible pour l'instant mais mérite le coup d'oeil. Le palais des congrès qui la jouxte devrait être détruit prochainement.
  • la cathédrale de Rouen, loin de présenter l'unité des cathédrales gothiques classiques, est un monument complexe auquel chaque époque ajouta sa touche : à gauche, la tour Saint-Romain fut commencée au milieu du XIIème siècle, en style roman, et achevée à l'époque où le gothique flamboyant triomphait, à la fin du XVème. L'exubérante façade centrale lance vers le ciel une série de pinnacles extrêmement découpés. A droite, la tour de beurre est une superbe construction flamboyante financée, dit-on, à l'aide de la dispense payée par les fidèles pour échapper au carême. Les portails de la Calende, au sud, et des Libraires, au nord, sont richement sculptés et surmontés par de gracieux gâbles effilés. Derrière la cathédrale, l'évéché est toujours occupé par l'évêque, situation unique en France.
  • l'intérieur de la cathédrale présente une superbe série de vitraux, préservés par leur mise en caisse lors de la seconde guerre mondiale. Les parties manquantes correspondent à des vitraux du XIXème, qui furent laissés en place et détruits. La chapelle de la vierge, visitable une fois par jour, propose une série de tombeaux de toutes époques, dont le superbe tombeau des cardinaux d'Amboise. Au centre, la tour lanterne est une particularité normande que l'on retrouve également dans l'église Saint-Maclou.
  • la rue Saint-Romain longe le complexe cathédral sur toute sa longueur. Toute sa partie gauche propose une série de maisons, dont les plus anciennes datent du XIVème siècle. Un passage couvert permet de découvrir la rue des Chanoines à l'irrégularité toute médiévale.
  • l'église Saint-Maclou est considérée comme une des plus parfaites constructions du gothique flamboyant. Construite entre le XVème et le XVIème en respectant le même plan de départ, elle est encore entourée par un quartier ancien.
  • Pour découvrir l'aître Saint-Maclou, il faut emprunter un passage couvert rue Martainville. Il s'agit d'un rare exemple d'ossuaire construit au XVIème siècle, autour d'une cour, à la suite d'une importante épidémie de peste. Les bâtiments à colombages, noircis par le temps, sont couverts de bas reliefs aux motifs morbides. L'aître est surplombé par les hautes tours gothiques de Saint-Maclou et Saint-Ouen.
  • la rue Damiette est une des plus typiques du vieux Rouen : irrégulière dans son tracé, longée par des maisons anciennes souvent occupées par des antiquaires, elle offre un trés beau point de vue sur la tour de Saint-Ouen.
  • la rue Eau-de-Robec était autrefois la rue des Tisserands qui utilisaient l'eau apportée par le Robec, depuis recouvert. Ses maisons, particulièrement hautes, se terminent par des greniers-étentes qui servaient à faire sécher les étoffes. Sur la partie droite de la rue, la maison des quatre fils Aymon est une des plus belles de la ville. Elle date du XVème et abrite actuellement le musée de l'éducation.
  • l'abbatiale Saint-Ouen est un grand vaisseau gothique qui réussit à dépasser la cathédrale en longueur et en hauteur. C'était d'ailleurs le souhait des abbés qui la firent construire, du XIVème au XVIème siècle. Elle est un des plus purs exemples du gothique rayonnant et propose une très belle série de vitraux du XIVème siècle, extrêmement lumineux. Son jardin offre une belle vue d'ensemble et un cadre idéal pour se détendre.
  • la place de la Rougemare est une des plus charmantes de la ville. De part et d'autre de la rue du Vert Buisson se trouvent la chapelle Saint-Louis, reconvertie en salle de théâtre, et une très belle demeure d'inspiration médiévale mais construite au XIXème. Au fond de la place, la rue du Cordier permet de découvrir la tour Jeanne-d'Arc.
  • la tour Jeanne-d'Arc est en fait le donjon de l'ancien château édifié au début du XIIIème siècle. Si Jeanne-d'Arc put y être interrogée, ce n'est pas dans ce donjon qu'elle séjourna mais dans une autre tour dont il ne reste que des vestiges, au 102 rue Jeanne d'Arc. La visite du Donjon permet d'en découvrir l'intérieur et quelques éléments évoquant le passé de la vieille ville.
  • En revenant vers les quais, vous passerez sans doute par le quartier des musées, qui rassemble le musée de la céramique, le musée des beaux arts et le musée de la ferronerie.

A faire[modifier]

Si vous restez plusieurs jours à Rouen, vous pourrez flâner dans les quartiers de la vieille ville, en vous échappant parfois des circuits touristiques traditionnels. Vous découvrirez de nombreuses églises gothiques et d'innombrables maisons anciennes. La liste qui suit n'est pas exhaustive, et laisse de côté les quartiers de la cathédrale et Saint-Maclou déjà partiellement décrits dans la précédente rubrique.

  • le quartier Saint-Patrice est situé entre la place du Vieux-Marché et le boulevard de la Marne, et couvre une partie du secteur sauvegardé. A voir : les maisons anciennes dont la maison de Jérusalem rue Etoupée, les nombreux hôtels particuliers, l'église Saint-Patrice et ses vitraux.
  • le quartier Beauvoisine est situé entre le square Verdel et le boulevard de l'Yser. La rue Beauvoisine est riche en maisons à colombages. A voir : l'église Saint-Godard et son clocher gothique flamboyant, l'église Saint-Laurent qui abrite le musée Le Secq des Tournelles dédié à la ferronerie et l'enclave Sainte-Marie, ancien couvent dans lequel le muséum d'histoire naturelle et le musée des antiquités ont pris place. Au sein de l'enclave Sainte-Marie, un jardin au charme nostalgique s'est constitué autour des vestiges de monuments détruits.
  • le quartier Saint-Nicaise est situé entre les jardins de l'hôtel de ville et la partie ouest du boulevard de l'Yser. A voir : l'église Saint-Nicaise qui, à la suite d'un incendie, associe un choeur gothique et une nef en béton ; le lycée Corneille, dans lequel étudièrent Corneille, Delacroix, Flaubert ou Maupassant, et sa chapelle à la façade baroque ; les couvents des Minimes et des Dominicains, construits au XVIIème.
  • le quartier Saint-Vivien se situe autour de la rue Eau-de-Robec, qui se poursuit au delà de la place Saint-Vivien. Bien que situé en dehors du secteur sauvegardé, il contient de nombreuses demeures anciennes. A voir : l'église Saint-Vivien, la place de la Croix-de-Pierre organisée autour d'une fontaine gothique, le cloître des pénitents.
  • la zone de la reconstruction, située entre la cathédrale et la Seine, ne manque pas d'attraits pour ceux qui apprécient l'architecture des années 50. C'est entre le théâtre des arts et la rue de la république qu'elle est la plus convaincante, réussissant à concilier modernité et proximité de la ville ancienne. Des architectes prestigieux y participèrent, parfois sous l'influence de Perret qui reconstruisait le Havre à la même époque. Dans cette zone, ou à proximité, demeurent également des vestiges de monuments détruits ou rescapés : le portail de l'ancienne église Saint-Vincent, la tour Saint-André, l'église Saint-Pierre-le-Châtel qui attend sa restauration, la halle aux toiles et la Fierté-Saint-Romand, la porte Guillaume-Lion et les restes de la chapelle des Augustins placés dans un petit-square près du quai de Paris.
  • le quartier de la gare ne manque pas d'attraits. La gare elle-même est un édifice audacieux influencé par l'esthétique Arts-Déco. A proximité, l'ancienne maison du ferronier Marou exhibe une façade exubérante. L'église Saint-Romain est un intéressant édifice baroque. En rejoignant la vieille ville, vous pouvez emprunter la rue Jeanne-d'Arc, crée au XIXème, dans laquelle se succède une belle série d'immeubles.
  • le quartier de l'hôtel-Dieu se développe autour de l'hôtel-Dieu achevé au XVIIIème. L'église de la Madeleine est de style classique. Les bâtiments hébergent la préfecture mais aussi le musée Flaubert dédié à l'écrivain et à l'histoire de la médecine. En rejoignant la vieille ville par les rue Flaubert et de la Crosne, vous passerez devant quelques maisons anciennes. Non loin de la rue de la Crosne, rue de la Pie, a été reconstituée la maison natale de Pierre Corneille.

Musées[modifier]

  • Jeanne d'Arc
  • de la Faïence
  • des Beaux Arts
  • des Antiquités
  • de l'Education
  • d'Histoire Naturelle
  • Flaubert de l'Histoire de la Médecine
  • Maritime, Fluvial et Portuaire
  • Pierre Corneille
  • de la Ferronnerie

Se restaurer[modifier]

Encore plus nombreux que les clochers, les restaurants sont variés, et devraient satisfaire tous les gourmets/gourmands, des plus pressés aux plus exigeants.

Classe moyenne[modifier]

  • La Petite Auberge
  • La Tarte Tatin, (crêperie du nom d'une spécialité de sologne)
  • Le Panda, cuisine chinoise
  • La Toque d'Or (on dit qu'un homme qui y invite une femme a toutes les chances de rester avec elle toute sa vie)

=Plein aux as[modifier]

  • La Couronne, place du Vieux Marché, une cuisine délicate et typique dans le décor magnifique de la plus vieille auberge de France
  • Gilles
  • L'orangerie

Boire un verre / Sortir[modifier]

Se loger[modifier]

Hôtel 3 étoiles


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