République arabe sahraouie démocratique

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République arabe sahraouie démocratique [[Drapeau Sahara Occidental|81px|noframe|Drapeau]]
[[Localisation de l'Algérie|250px|noframe|Localisation]]
Capitale Bir Lehlou temporaire. Laâyoune proclamée
Superficie 266 000 km²
Population 1 millions (2010)
Monnaie pesetas sahraouies
Indicatif tél. +
Fuseau horaire UTC+

La République Arabe Sahraouie Démocratique, abrégée en RASD, en arabe Al-Jumhūrīyya al-`Arabīyya aṣ-Ṣaḥrāwīyya ad-Dīmuqrāṭīyya, الجمهورية العربية الصحراوية الديمقراطية, en espagnol República Árabe Saharaui Democrática, est un État proclamé le 27 février 1976 par le Front Polisario, qui revendique la souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. le territoire de l'ouest du Sahara Occidental est occupé par le Maroc, depuis fin 1975 qui en contrôle 67%4.

[modifier] Géographie

Le Sahara Occidental et un Pays d'Afrique du Nord, limité par l'Océan Atlantique à l'Ouest, le Maroc au Nord, l'Algérie à l'Est, Mauritanie au Sud. la capitale temporaire Bir Lehlou se trouve dans la partie du territoire du Sahara occidental sous contrôle de République arabe sahraouie démocratique et La capitale proclamée, Laâyoune ou El-Ayoun, est sous contrôle marocain

[modifier] Historiques

1884-1975 : Occupation espagnole

1965 : L'Assemblée générale de l'ONU demande à l'Espagne de se retirer du Sahara, dans le contexte international de la décolonisation, et affirme le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

1973 : Création Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro (Frelisario aujourd’hui Front Polisario) qui revendique l’indépendance du Sahara Occidental (10 mai). Déclenchement de la lutte armée contre l’occupation espagnole (20 mai).

1974 : L'Espagne annonce son intention de se retirer et propose d'organiser un référendum. Le roi du Maroc Hassan II s'oppose aussitôt au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui : il considère que le Sahara était marocain avant la colonisation. Hassan II propose de soumettre le problème à la Cour internationale de Justice de La Haye.

1975 (16 octobre): Avis de la Cour Internationale de Justice de la Haye pour l’application de la résolution 1514 de l’ONU sur la décolonisation du Sahara occidental et l’application du principe d’autodétermination des populations du territoire. (16 octobre)

1975-1991 : La guerre du Sahara occidental

1975 (06 novembre) : La Marche verte consacre l’occupation du Sahara occidental par le Maroc (6 novembre). Accords de Madrid (14 novembre) : désengagement administratif de l’Espagne qui cède 2/3 du territoire au Maroc et le reste à la Mauritanie.

1976 (27 février): Création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Bir ehou par le Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario).

1979 : Cessez-le feu d’un an (10 juillet 1978 – juillet 1979) entre le Front Polisario et la Mauritanie.

1979 : Traité de paix avec la Mauritanie (5août) : retrait des troupes, renoncement à toute revendication sur le tiers du Sahara occidental obtenu lors des accords de Madrid et reconnaissance du Polisario comme seul représentant du peuple sahraoui. Annexion de tout le territoire par le Maroc.

1981 - 1987 : Construction par l’armée marocaine de 6 murs de sable de 2700 km qui coupent le territoire sahraoui en deux.

1984 : L’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) admet La République arabe sahraouie démocratique (RASD) en son sein comme 51e membre.

1991 (20 juin): Signature d’un cessez-le-feu entre le maroc et La République arabe sahraouie démocratique à l’initiative de Organisation de l’Unité Africaine (l’OUA) et l’organisation des nations unis (l’ONU), assorti d’un plan de paix qui prévoit la tenue d’un référendum d’autodétermination en 1992 (résolution 690) Proclamation du cessez-le-feu (2 septembre) Depuis, le Maroc contrôle et administre environ 67 % du territoire, tandis que La République arabe sahraouie démocratique en contrôle 33 %.

Depuis 1992 : Un référendum toujours repoussé

1997 : Kofi Annan (secrétaire général de l’ONU) relance le processus de paix et nomme James Baker, ancien Secrétaire d'État américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental.

1999 : Violente répression d’un sit-in pour des revendications sociales à El Ayoune (22 septembre).

2000 : Le Plan "Baker I" offre une large autonomie locale dans le cadre de l'État marocain, dont les compétences seraient limitées à la défense et les affaires étrangères. Ce plan est accepté par le Maroc, mais rejeté par La République arabe sahraouie démocratique.

2003 : Nouveau plan de règlement "Baker II" qui prévoit l'établissement d'une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans, puis la tenue du référendum auquel les marocains non originaires du Sahara occidental participeraient et auquel la nouvelle option d'une « autonomie permanente » figurerait. Plan qualifié par le Conseil de sécurité de l’ONU de solution politique optimale (résolution 1495 juillet 2003). 2004 : Refus du roi Mohamed VI qui renie toute idée de référendum. Démission de James Baker (en juin).

2005 : Manifestations et émeutes surnommées "Intifada pour l'indépendance" ont lieu dans plusieurs villes du Sahara occidental. Vives réserves d’Amnesty International et d’Human Rights Watch sur les conditions des procès de 14 militants sahraouis. Libération par le Front Polisario des derniers prisonniers de guerre marocains (18 août).

2006 : Mise en place par le roi Mohamed VI du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) afin de proposer une troisième voie entre l'annexion et l'ejeté par La République arabe sahraouie démocratique.

2007 : Malgré les divergences (autonomie / référendum d’autodétermination), début d’un nouveau cycle de négociation entre le Maroc et La République arabe sahraouie démocratique.

2008 : Human Rights Watch publié en décembre 2008 relève de sérieuses limites aux progrès faits par le Maroc en matière de protection des droits humains dans leur ensemble ; il documente la façon dont le Maroc utilise une combinaison de lois répressives, de violences policières et de procès inéquitables pour réprimer les Sahraouis.


Sources

  • ONU