Molsheim
Le blason de la ville représente une roue de martyre sur laquelle est enlacé un homme nu assimilé à Saint Georges, patron de l'église paroissiale.
[modifier] ComprendreAncienne ville épiscopale et universitaire, berceau des voitures Bugatti, Molsheim est une cité alsacienne à l'histoire et au patrimoine riche et varié. A l'époque romaine, le site n'offre pas assez d'avantages pour permettre l'implantation d'une agglomération permanente. Des fouilles ont révélé l'existence de nombreuses tombes mérovingiennes, mais la première mention de Mollesheim n'apparaît que vers 820, dans un acte de donation de vignes en faveur du chapitre de Saint-Thomas. Les évêques de Strasbourg sont propriétaires de biens de plus en plus étendus sur la commune, qui leur sont périodiquement contestés par les empereurs germaniques . Les transactions conclues entre les deux parties en 1308 se font à l'avantage de l'évêque Jean de Dirpheim. Aux XIVème et au XVème siècles, la cité se développe, mais les malheurs du temps et les misères de la guerre ne l'épargnent pas. Au moment de la Réforme, Molsheim accueille les chanoines de la cathédrale chassés par le magistrat protestant de Strasbourg. Ils sont précédés par différents ordres religieux, les jésuites et les bénédictins dès 1580, puis les chartreux, et enfin les capucins. C'est ainsi que la cité épiscopale devient pour un temps, le bastion de la Contre-Réforme catholique en Alsace. Après la Révolution, l'installation des ateliers Coulaux marque l'entrée de la ville dans l'ère industrielle. Chef-lieu d'arrondissement en 1871, Molsheim diversifie ses activités au cours du XXème siècle, en particulier grâce à l'implantation des usines du constructeur automobile Ettore Bugatti, dont les nombreuses victoires exportent le nom de la ville dans le monde entier. [modifier] Arriver à Molsheim
[modifier] A voir[modifier] La ChartreuseAux portes de la Vallée de la Bruche, Molsheim était une possession des évêques de Strasbourg depuis le Haut Moyen Age.La cité connut son heure de gloire au lendemain de la Réforme, avec l'arrivée de différents ordres religieux : les Jésuites en 1580 et les Chartreux en 1598. Ces derniers avaient construit un couvent, la Chartreuse de Molsheim à l'intérieur de la cité. Le monastère a été en grande partie détruit au cours de la Révolution. Cependant, des vestiges des fondations de l'église des Chartreux ont pu être mis au jour dans l'actuel jardin du Prieuré. De même, des cellules avec leur mobilier ont été reconstituées ainsi que la majeure partie du cloître. Les travaux de rénovation, executés par une équipe de bénévoles, se poursuivent encore actuellement.
[modifier] L'église des Jésuites
On y trouve le gisant de Jean de Dirpheim, évêque de Strasbourg de 1306 à 1328. Jean Ier de Dirpheim s'emploie à raffermir la discipline ecclésiastique et à développer la pratique religieuse dans son diocèse. Seigneur temporel de Molsheim, il renforce les remparts de la cité et fait construire le château qui devient résidence épiscopale. En 1316, à la suite d'une épidémie de peste, il fonde un hôpital pour les pauvres, dans la chapelle duquel il est enseveli après sa mort, survenue le 6 novembre 1328. Intégré dans l'église des Jésuites au début du XVIIème siècle, son monument funéraire est mutilé à la Révolution et dressé dans la chapelle de la Vierge. Il a retrouvé depuis sa disposition primitive de gisant. Du premier orgue construit dans l'église on ne sait que peu de chose, sinon qu'il a probablement été joué par le compositeur Georges Muffat, élève du collège des Jésuites en 1671. Comptant parmi les dernières oeuvres de Silbermann, cet instrument de 22 jeux illustre son ultime conception de l'orgue. Il est en effet le seul en Alsace à posséder un clavier d'écho complet de quatre octaves. Constitué de trois tourelles, le buffet possède des ailes représentant des instruments de musique, qui, bien qu'anciennes, ne sont pas dues à Silbermann. Le fleuron de la tourelle centrale représente une roue emblème héraldique de la cité.
[modifier] La Chapelle Notre DameVéritable fleuron de l'architecture néo-gothique en Alsace, elle dépendait à l'origine du Couvent de Notre-Dame, une institution religieuse occupée pendant plus d'un siècle (1836-1954) par les soeurs enseignantes de la Congrégation des Chanoinesses Régulières de Saint Augustin. Elle fut officiellement restituée au culte le 24 Novembre 1984 après avoir été abandonnée en 1954. [modifier] La MetzigConstruite à partir de 1583 par la Corporation des Bouchers, ce bâtiment est le plus représentatif du style Renaissance à Molsheim. Ce bel édifice comprend deux niveaux : le rez-de-chaussée voûté en arcades reposant sur des piliers et le 1er étage souligné par des balcons à balustrades. Tournée vers la place de l'Hôtel de Ville, la façade principale s'agrémente d'un double escalier que couronne une tourelle à bulbe avec son horloge jacquemart (1607) où deux angelots en pierre sonnent les heures. Dans la partie supérieure, une niche abrite la statue d'une Vierge à l'Enfant. Au cours du temps, ce local a connu différentes utilisations, le rez-de-chaussé est désormais un restaurant et le 1er étage sert de salle d'exposition, de conférence ou de réunion.La Metzig abrite l'une des trois horloges publiques de Molsheim, avec celles de l'hôtel de ville et de la porte des Forgerons. Installée dans la tourelle Renaissance, cette horloge à jacquemarts possède deux cadrans n'ayant qu'une seule aiguille chacun. Celle du cadran supérieur décroit un tour en douze heures, tandis que celle de l'autre cadran indique les minutes. Au-dessus, les phases lunaires sont signalées à l'aide d'un disque doré disparaissant derrière un écran de tôle. Le grand cadran est flanqué de deux anges munis chacun d'un bras mobile frappant à l'aide de marteaux, les heures et les quarts d'heure sur deux clochettes. L'ensemble est couronné d'une statue de la Vierge à l'Enfant. [modifier] La Porte des ForgeronsDernière ouverture subsistante de l'enceinte médiévale la porte des Forgerons, ou Schmiedtor, se dresse à l'entrée de la vieille ville. Précédé d'un pont-levis, le passage en arc brisé était protégé par une herse. Au XVIIème siècle, deux maisonnettes sont accolées aux remparts, de part et d'autre de la porte. Celle de gauche sert au péager qui perçoit une taxe sur toutes les marchandises entrant et sortant de la cité, et celle de droite abrite le corps de garde. Elle permet d'accéder à la tour, dans laquelle se trouvent les cachots. La Vierge qui domine le passage est installée en 1868.La Porte des Forgerons dispose d'une cloche provenant de l'ancienne église Saint-Georges. Cette cloche est hissée après la Révolution au sommet de la porte. Le bourdon sonne les offices, le glas, l'angélus et le couvre-feu. Sa panse est ornée des symboles en relief des quatre évangélistes. Sur le plan musical, cette cloche serait l'une des plus remarquables du XVème siècle en Europe.Sur la façade extérieure, une niche abrite une Vierge à l'Enfant datée de 1868 offerte par la bourgeoisie de la ville de Molsheim en l'honneur de Marie protectrice de la ville. La tour n'est pas accessible aux visites libres pour des raisons de sécurité. [modifier] La PoudrièreEn face de la sous-préfecture, plusieurs bouches à feu signalent la présence de l'ancienne poudrière, ou Pulverturm. Cet ouvrage défensif occupant l'angle sud-ouest du mur d'enceinte était destiné à entreposer les armes et les munitions des bourgeois. Cachée par deux platanes, une inscription commémore le siège de la ville par les Strasbourgeois en 1592, lors de la guerre des évêques.[modifier] Le Château d'OberkirchLa tradition populaire attribue le nom de Schloessel d'Oberkirch à cette demeure située non loin de l'église des Jésuites, à l'emplacement de l'ancien château épiscopal. Résidence d'une famille de noblesse militaire, ce manoir doit son nom à deux cousins de la célèbre baronne d'Oberkirch. Sous le premier Empire, le général Jean-François Barbier (1754-1828) hérite du manoir et décore une grande salle de la demeure d'un vaste panorama disparu. Le château et ses dépendances sont ensuite la propriété de la famille Jehl, puis le siège d'un notariat. C'est une demeure privée, elle ne se visite pas. [modifier] Hôtel de la MonnaieSitué sur l'emplacement de l'atelier monétaire fondé au XVIème siècle par les évêques de Strasbourg, cet édifice abrite jusqu'à la Révolution la recette épiscopale. Au début du XIXème siècle, l'industrie Jacques Coulaux y établit une partie des usines d'articles de grosse quincaillerie. Loué de 1945 à 1959 à la Régie des tabacs, le bâtiment a été restauré par la commune et affecté à la vie associative et culturelle locale. Longue de 56 mètres, la façade est cantonnée par des chaînes d'angle de type Renaissance et des fenêtres à moulures du XVIIIème siècle. [modifier] Se restaurer
[modifier] Se distraire
[modifier] Se loger[modifier] Les Hôtels
14 rue St Odile. hôtel Diana. info@hotel-diana.com. 03 88 38 51 59
rue de la commanderie. Hôtel Le Bugatti
[modifier] Les Apparts Hôtel
14, rue Sainte-Odile - Hôtel Diana - info@hotel-diana.com - 03 88 38 51 59
rue de la commanderie - info@hotel-le-bugatti.com - Hôtel Le Bugatti - 03 88 49 89 00 [modifier] Demeures d'hôtes
Dans une ancienne demeure du XIXème siècle entièrement rénovée, au coeur du centre historique de la ville. [modifier] Campings
6, rue des sports - camping-molsheim@orange.fr - Le Camping - 03 88 49 82 45 [modifier] Meublés, gîtesLe service de réservation de l'Office de Tourisme vous propose à la location :
8 rue du Haut Barr
7b route de l'ecospace Pour plus d'informations veuillez contacter l'Office de Tourisme au 03 88 38 11 61. Les meublés hors du service de réservation :
3, route des Loisirs Pour réserver contacter Monsieur Muller au 03 88 23 15 69 ou francisMul.59@orange.fr
6, rue du Milieu Pour réserver, contacter Mme Grosos au 06 33 20 73 54 ou apcheznous@gmail.com [modifier] Les Viticulteurs
Visite de cave du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 19h et sur rendez-vous. Dégustation. Langue parlée : allemand
Fermé le 1/11 et du 20/12/2010 au 3/01/2010 12, place de la Liberté - feldbaum.kaes@yahoo.fr - 03 88 38 55 47
60, rue de Saverne - alsace-klingenfus@wanadoo.fr - 03 88 38 07 06
29, rue Ettore Bugatti - contact@gerardneumeyer.fr - Site Internet - 03 88 38 12 45 [modifier] Liens externel'Office de Tourisme se trouve 19, Place de l'Hôtel de Ville à Molsheim, en charge de toute la Région Molsheim-Mutzig |
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