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Espagne

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L'Espagne est un pays d'Europe méditerranéenne qui partage la péninsule ibérique (581 000 km²) avec le Portugal, à l'ouest, et la principauté d'Andorre, au nord-est. Il bordé par la chaîne montagneuse des Pyrénées, qui le sépare de la France et du reste de l'Europe. L'Espagne est le pays contenant le deuxième plus grand nombre de sites classés au patrimoine de l'UNESCO après l'Italie et le plus grand nombres de villes classées au patrimoine mondial.


Espagne Drapeau
Sagrada familia à Barcelone
Localisation
Capitale Madrid
Régime Monarchie constitutionnelle
Superficie total : 504 782 km²
Population 46 157 822 habitants
(estimation 2008)
Monnaie euro (EUR)
Langue Espagnol (officiel) 74 %
Catalan 17 %
Galicien 7 %
Basque 2 %
Religion Catholicisme 72 %
Électricité 220V/50Hz, prise européenne
Indicatif tél. +34
Fuseau horaire UTC+1

Régions touristiques[modifier]

Andalousie (Provinces de Cordoue, Jaén, Huelva, Séville, Grenade, Alméria, Malaga et Cadix.)
Aragon (Provinces de Huesca, Zamora et Teruel.)
Catalogne (Provinces de Gerone, Lerida, Barcelone et Tarragone.)
Côte cantabrique (Régions des Asturies, de Cantabrie et du Pays basque (Provinces de Biscaye, Guipuzcoa et Alava).)
La terre d'élection du pommier.
Estrémadure (Provinces de Cacéres et Badajoz.)
Galice (Provinces de La Corogne, Pontevedra, Lugo et Orense.)
Levant (Régions de Valence et Murcie, provinces de Castellon et Alicante.)
Navarre (Région de Navarre.)
Madrid, Castille-sud et Manche (Provinces de Guadalajara, Madrid, Cuenca, Tolède, Ciudad Real et Albacete.)
Castille-nord, Léon et Rioja (Région de la Rioja et provinces de Léon, Palence, Burgos, Zamora, Valladolid, Soria, Ségovie, Salamanque et Avila.)
Baléares
Canaries (Provinces de Santa Cruz de Ténérife et Las Palmas.)



Les communautés autonomes[modifier]

Principales villes[modifier]

Divisions administratives.

Autres destinations[modifier]

Relief.

Parcs nationaux[modifier]

Le premier Parc national d'Espagne est créé en 1918, pour l'anniversaire de la bataille de Covadonga. Le Parc national de la Montagne de Covadonga est situé dans le massif des Pics d'Europe. Le Parc national d'Ordesa y Monte Perdido est également créé, cette même année, dans les Pyrénées d'Aragon.

Sept autres Parcs nationaux sont institués par la suite : Parc national de Doñana, Parc national d'Aigües Tortes, Parc national de Tablas de Daimiel, dans la Manche, Parc national de Cañadas del Teide, dans l'île de Ténérife, Parc national de la Caldeira de Taburiente, dans l'île de la Palma, Parc national de Timanfaya, dans l'île de Lanzarote et Parc national de Garajonay, dans l'île de Gomera, ces quatre derniers étant situés aux Canaries.

Ces espaces protégés sont destinés à la sauvegarde de la faune, de la flore et des sites. Ils sont principalement situés en zone de montagne. On peut les visiter en suivant des sentiers de randonnée pédestre. Dans ceux de l'Espagne continentale, on peut y voir chamois, ours brun, sanglier, chevreuil, daim, cerf, coq de bruyère et capra hispanica, un bouquetin endémique. La chasse est interdite dans le périmètre des Parcs.

Comprendre[modifier]

Carte de l'Espagne

Géographie[modifier]

Géologie.

L'Espagne occupe la majeure partie de la péninsule ibérique. Sa superficie, de 504 782 km², avec les Baléares et les Canaries, la place au troisième rang des pays européens, après la Russie et la France. Le pays occupe une place à part dans l'Europe, à laquelle il n'est relié que par un isthme de 500 km de large. Proche de l'Afrique (15 km), il se caractérise par des reliefs et des conditions climatiques très contrastés. L'Espagne possède 4 000 km de côtes (les 2/3 des ses frontières), qui constituent un des grands attraits touristiques du pays.

Paysages[modifier]

Au nord du pays, l'" Espagne humide " est constituée de prairies et de cultures de maïs, dans un paysage de bocage. La région est très accidentée, avec des massifs montagneux et des collines séparés par de multiples vallées. Le sol est cultivé au maximum et le parcellaire est très morcelé, tout particulièrement en Galice (minfundio). Des haies d'arbres servent de bordures aux champs et aux chemins. Les montagnes, notamment le massif des Pyrénées, sont couvertes de forêts de résineux, en particulier le pin sylvestre. L'abondance de l'eau et les difficultés de communication entre vallées ont conduit au développement d'un habitat rural dispersé, constitué de fermes isolées et de petites bourgades.

On retrouve cette organisation dans les montagnes bordant la Meseta (Serranía de Cuenca, sierras d'Albarracín, de Guadarrama, de Gredos et de Cazorla), couvertes de forêts de pins et de hêtres.

Au centre, la Meseta déroule ses étendues plates à l'infini, avec, seulement, par ci par là, quelques villages serrés autours de leur château et les lignes de collines calcaires (páramos), sans végétation et peu marquées. Les plaines de terre brune sont égayées par les céréales en automne et au printemps. La partie la plus austère est certainement la Manche, même si l'on y cultive la vigne. L'agriculture, ici, se caractérise, depuis l'époque médiévale, par les grandes propriétés (latifundia), possédées par de riches propriétaires.

Le long de la Méditeranée, sur la côte atlantique sud et en Andalousie, le paysage est dominé par les cultures méditerranéennes : amandiers, vignobles (Xérès, Malaga et Montilla en Andalousie, Penedès en Catalogne) et oliviers (dont la culture s'étend, vers le nord, jusqu'à Tolède).

Traditionnellement, les terres agricoles sont divisées en tierras de seccano (non irriguées) et tierras de regadio (bénéficiant de l'irrigation). L'irrigation, très développée, a permis de mettre en valeur des terres défavorisées (vallée de l'Ebre et huertas du Levant).

On trouve, en Espagne, les seules palmeraies d'Europe, à Elche et Orihuela, où elles se sont développées grâce à l'irrigation, dans ces régions très chaudes.

Montagnes[modifier]

Charles-Quint, par le Titien (musée du Prado).

L'altitude moyenne du pays est de 650 m, et plus de 15 % du pays se situent au-dessus de 1 000 m d'altitude. Le point culminant de l'Espagne continentale est le Mulhacen (3 482 m), dans la Sierra Nevada.

Le centre du pays est occupé par le plateau de la Meseta, massif hercynien dont les altitudes varient entre 600 et 1 000 m, plus basses à l'ouest qu'à l'est. Il est entouré de chaînes montagneuses, contrecoups du plissement alpin : au nord, la Cordillère cantabrique, prolongement du massif des Pyrénées, où les Pics d'Europe culminent à 2 648 m d'altitude, la Cordillère ibérique (Sistema ibérico), orientée du nord-est au sud-ouest et bordant la vallée de l'Ebre, dont le point culminant est le Moncayo (2 313 m), et la Sierra Morena (1 323 m).

Des restes de l'ancien massif hercynien occupent certaines parties de la Meseta : Cordillère centrale, constituée par les massifs de la Sierra de Somosierra (2 127 m), de la Sierra de Guadarrama (2 429 m), de la Sierra de Gredos (2 592 m) et de la Peña de Francia (1 732 m), et Monts de Tolède.

Les deux massifs montagneux les plus élevés sont, au nord, les Pyrénées, et, au sud, les Chaînes bétiques (la plus proche de la Mer méditerrannée comprend la Sierra Nevada).

Deux grands fleuves se fraient un chemin à travers ce réseau montagneux, dans lequel ils ont creusée de larges vallées : l'Ebre, dans des sédiments tertiaires, et le Guadalquivir, dans des terrains alluviaux quaternaires.

Fleuves[modifier]

Le basculement vers l'Ouest de l'Espagne a pour conséquence que quatre des cinq plus grands fleuves du pays se jettent dans l'Océan Atlantique, l'Ebre étant la seule exception (et le seul cours d'eau important à déboucher en Méditerranée). La ligne de partage des eaux est la Cordillère ibérique, et toutes les rivières dont la source est à l'Est de cette chaîne se dirigent vers la Méditerranée (Turia, Júcar et Segura). Leur cours est cependant de faible longueur.

Tous les grands fleuves naissent dans des chaînes montagneuses : le Douro dans la Sierra de Urbión, à 2 060 m d'altitude, le Tage dans les Montes Universales, à 1 620 m d'altitude, le Guadalquivir dans la Sierra de Cazorla, à 1 500 m d'altitude, le Guadiana dans la Meseta (Lagunas de Ruidera), à 840 m d'altitude, et l'Ebre dans la Cordillère Cantabrique, à 881 m d'altitude. Ce dernier est le plus important fleuve d'Espagne, grâce aux apports des torrents issus des hauteurs pyrénéennes, alors que le plus long est le Tage (plus de 1 000 km entre la source et l'embouchure).

Cependant, à l'exception des rivières et fleuves de Cantabrie et de Galice, les cours d'eau espagnols ne bénéficient pas d'une pluviosité régulière. De plus, pour ceux qui traversent la Meseta ou l'Andalousie, l'évaporation due à la chaleur est très importante. En conséquence, leur débit est très irrégulier, avec des étiages estivaux particulièrement bas, tout spécialement dans le cas du Guadiana, alors que les crues hivernales ou printanières peuvent être importantes, lors de la fonte des neiges des montagnes. Enfin, les variations imprévisibles d'une année sur l'autre rendent les fleuves espagnols impropres à la navigation fluviale, à quelques exceptions (Ebre, entre Tortosa et la mer, et Guadalquivir, en aval de Séville).

Climat[modifier]

Paysage de Castille, avec le Douro.

La plus grande partie de l'Espagne, isolée, par les sierras, des influences maritimes, subit un climat continental semblable à celui de l'Europe centrale. C'est le cas, notamment, de la Meseta. L'amplitude saisonnière des températures est très importante, avec des étés très chauds et des hivers longs et froids. Un proverbe castillan dit : " Huit mois d'hiver, trois mois d'enfer ". Les régions correspondantes constituent l'" Espagne sèche ", où les précipitations sont peu abondantes.

Les régions donnant sur la Mer Cantabrique ont un climat de type tempéré océanique, caractérisé par l'humidité apportée par les vents venus de l'Océan atlantique, avec une faible amplitude thermique. Les régions correspondantes (Galice, Asturies, Cantabrie et Pays basque) constituent, avec la Navarre et les provinces pyrénéennes (Gérone, Huesca et Lérida), l'" Espagne verte ". Le climat y est doux, mais les brumes sont fréquentes, ainsi que le crachin sur les côtes.

Les côtes méditerranéennes est et sud, ainsi que les provinces atlantiques de Cadix et Huelva et la plaine d'Andalousie, ont un climat de type méditerranéen. La zone concernée représente le tiers de la superficie du pays. Le climat y est doux, les plaines côtières, souvent étroites, sont protégées par les sierras des vents hivernaux froids, venus de la Meseta. La température moyenne est élevée et il n'y a pas réellement d'hiver (température entre 13 et 15 ° C, dans le sud-est). En été, on enregistre des températures records dans la plaine du Guadalquivir. A l'exception de la côte catalane, les autres côtes ne reçoivent pratiquement pas de précipitations et la sécheresse est importante. Les cours d'eau sont généralement à sec, sauf en cas de fortes pluies (souvent en autromne), qui occasionnent des crues dévastatrices (entre autres, en 1957, 1973 et 1982). Les fleuves de la régions de Valence ont fait l'objet de nombreux travaux de régularisation.

Les provinces de Murcie et d'Alméria ont, quant à elles, un climat semi-désertique, très sec et extrèmement chaud. Le tourisme y est une activité économique importante, ce qui n'est pas le cas de l'agriculture. Espagnols et étrangers fréquentent la côte toute l'année.

Flore et faune[modifier]

La couverture forestière du pays a progressivement diminué au cours des siècles, à cause des guerres, de la surexploitation du bois, du passage des moutons et de l'extension des surfaces cultivées. Dans beaucoup de régions, les zones boisées se réduisent à des maquis (monte bajo) ou des guarrigues (matorral).

Le reboisement a commencé à partir des années 1940, sous la direction du Patrimonio Forestal del Estado, avec l'attribution des subsides aux agriculteurs qui replantent des arbres. Le programme concerne environ 950 km² chaque année. Une priorité est donnée aux terrains situés au voisinage des barrages, car la couverture végétale retient, à la fois, l'humidité nécessaire pour remplir le barrage et les sols qui, sans cela, s'accumulent aux fond des réservoirs. La principale espèce utilisée pour le reboisement est le pin, car il pousse rapidement et s'adapte à la majorité des terrains.En montagne, on emploie le pin sylvestre, sur les pentes inférieures, le pin laricio, en Cantabrie, le pin maritime et, sur la côte Ouest, le pin parasol. Une autre espèce abondamment utilisée en Cantabrie et en Galice est l'eucalyptus.

Population[modifier]

Avec 46 157 822 habitants en 2008, la population espagnole représente environ les 2/3 de celle de la France. Sa densité de population (92 habitants/km²) est faible, comparée à celles du Portugal (114 habitants/km²) et de la France (104 habitants/km²). Il y a, cependant, de forts écarts, entre, d'une part, les provinces industrialisées, comme celle de Barcelone (715 habitants/km²), et certaines, pratiquement dépeuplées, comme celles de Cuenca (13 habitants/km²) ou Huesca (15 habitants/km²).

Economie[modifier]

Agriculture[modifier]

L'Espagne est un grand pays céréalier. On y produit du riz, dont le rendement est le plus élevé au monde (entre 6 et 7 t/ha, contre environ 2,5 t/ha, dans les pays tropicaux). C'est aussi le premier producteur mondial d'huile d'olive (la seule production commercialement importante de l'Espagne sèche) et le troisième producteur mondial de vin, derrière la France et l'Italie. Dans les huertas du Levant, on produit des agrumes, dont une forte part est exportée.

Pêche[modifier]

Les Espagnols sont de gros consommateurs de poisson (environ 20 kg par habitant et par an). Les poissons sont capturés dans l'Atlantique et mis en conserve en Galice.

Industrie[modifier]

Le régime franquiste, en créant, en 1941, l'Institut national de l'industrie (Ini), engage le pays dans la voie de l'industrialisation. Les industries légères et de transformation, fortement dotées de capitaux étrangers, assurent l'essentiel de la production. Les principales zones industrielles sont au nord du pays (Avilés, Barcelone, Bilbao, Gijon et Mieres).

Immobilier et tourisme[modifier]

L'immobilier représente une branche importante de l'économie. Il attire de nombreux capitaux étrangers. Le tourisme est une importante source de revenus pour l'Espagne. Le pays a beaucoup investi dans la création d'une infrastructure hôtelière, dans l'entretien de son réseau routier et dans l'urbanisation des plages.

Histoire[modifier]

Antiquité[modifier]

Au second millénaire avant Jésus-Christ, la péninsule est occupée par les Ibères. Au XIème siècle avant Jésus-Christ, les Phéniciens installent leurs premiers comptoirs, Gadès (Cadix) et Ampurias. Les Celtes, venus du Nord, envahissent la péninsule. Ils se mêlent aux Ibères pour former le peuple Celtibère.

Au troisième siècle avant Jésus-Christ, les Carthaginois occupent le Sud-Est (fondation de Carthagène). Ils s'emparent de Sagonte, ce qui déclenche la Seconde Guerre punique (218 - 210 avant Jésus-Christ). La défaite de Carthage permet à Rome de s'implanter en Espagne, malgré les résistances de Viriathe, Sertorius et de la ville de Numance. L'Iberia, ou Hispania, est une des plus riches provinces romaines.

Vers le Ier siècle, le christianisme commence à se répandre dans la péninsule. A partir du Vème siècle, l'Espagne subit les invasions germaniques des Suèves et des Vandales, puis des Wisigoths, qui dominent la plus grande partie de la péninsule. La capitale de leur royaume est Tolède.

L'Espagne arabe et la Reconquête[modifier]

En 711, les Arabes débarquent d'Afrique du Nord. Après la bataille du Guadalete, les musulmans détruisent le royaume wisigoth et s'emparent de la quasi-totalité de l'Espagne. Leur expansion vers le Nord sera stoppée à Poitiers, en 732. Cependant, Pélage résiste à Covadonga et marque ainsi le début de la Reconquête (Reconquista), qui va durer sept siècles.

L'Espagne arabe est une mosaïque d'émirats indépendants du califat de Damas. Celui de Cordoue, fondé par Abd-er-Rahman Ier devient rapidement un des plus importants. Sous Abd-er-Rahman III, il est érigé en califat, en 929. A la fin du Xème siècle, l'invasion d'Al Mansour ravage la péninsule. Les Musulmans s'emparent de plusieurs villes dans le Nord. Les problèmes de succession finissent par entraîner la décomposition du califat de Cordoue, en 1031. C'est l'époque des royaumes de factions (taifas). Le roi chrétien Alphonse VI lance une grande offensive contre les royaumes musulmans et s'empare de Tolède en 1085. Désormais, les Chrétiens sont présents au Sud du Tage. Les rois des taifas font appel à la tribu nord-africaine des Almoravides, qui reconquiert rapidement une grande partie de l'Espagne, face à des royaumes chriétiens divisés (royaume de Castille et Léon, Aragon, Navarre et comté de Barcelone).

En 1139, le Portugal devient, après la bataille de l'Ourique, un royaume indépendant. Les Almohades, opposés, au Maghreb, aux Almoravides, pour des raisons religieuses, débarquent en Espagne et en chassent leurs adversaires. Yacoub al Mansour l'emporte à Alarcos, en 1195, et installe sa capitale à Séville, entraînant l'essor de la ville. Le brillant royaume nasride de Grenade est créé en 1232. Battus à Las Navas de Tolosa, les Almohades se divisent, ce qui facilite la reconquête par les ordres militaires et les rois Ferdinand III de Castille et Jaime Ier d'Aragon.

Lorsque ce dernier meurt, en 1276, les Musulmans n'occupent plus que le royaume de Grenade. Les deux grands royaumes chrétiens sont la Castille, qui a annexé, en deux étapes (1200 et 1379), le Pays Basque et qui possède le Léon, les Asturies, la Galice (rattachée en 1230), le royaume de Murcie (incorporé en 1266) et une partie de l'Andalousie, et l'Aragon, qui possède la Catalogne (depuis 1137) et le royaume de Valence (depuis 1253). Le petit royaume de Navarre est allié à la France. Chacun de ces royaumes possède, à la fin du XIIème siècle, une représentation populaire, les Cortès, devant laquelle chaque souverain vient prêter serment de respecter les statuts des villes (fueros). En 1402, Bethencourt prend possession des Canaries, au nom du roi de Castille.

En 1474, Isabelle de Castille, mariée à Ferdinand d'Aragon, succède à Henri IV de Castille. Pendant cinq ans, elle devra combattre la Beltraneja, qui conteste la succession de Castille. En 1478, l'Inquisition est instaurée en Castille, puis étendue à toute l'Espagne progressivement reconquise sur les Musulmans. Elle fait la chasse aux Juifs, aux morisques, puis, à partir du XVIème siècle, aux protestants. En 1479, Ferdinand devient roi d'Aragon. L'Espagne catholique est unifiée sous la direction des Rois Catholiques. En 1482, Torquemada est nommé Grand Inquisiteur.

En janvier 1492, les armées chrétiennes prennent Grenade, marquant ainsi l'expulsion définitive des Musulmans de la péninsule et la fin de la Reconquête. Au mois d'août de la même année, ordre est donné d'expulser du royaume les israélites qui refusent de se convertir au christianisme.

La découverte de l'Amérique[modifier]

Les possessions espagnoles en Amérique.

L'Espagne, ayant libéré son territoire du joug musulman, se tourne maintenant vers l'Amérique, dont la colonisation abouti autant à des motifs religieux qu'économiques. Durant le règne des Rois Catholiques, de 1474 à 1516, c'est le profit économique qui est le moteur des grandes expéditions. Les navigateurs partent chercher les épices qui assureront leur fortune. Les Portugais sont les premiers à se lancer dans les grandes explorations, le long des côtes africaines.

A la fin de l'année 1492, le 12 octobre, Christophe Colomb découvre l'Amérique, aux Antilles, et en prend possession au nom du royaume d'Espagne. Cet homme têtu a réussi à convaincre les souverains espagnols de la faisabilité de son projet d'atteindre les Indes par l'Ouest. Il va donner à l'Espagne la prééminence dans la découverte et la conquête de l'Amérique. En 1494, le traité de Tordesillas partage le gâteau entre l'Espagne et le Portugal.

En 1496, Jeanne la Folle, fille d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon, épouse Philippe le Beau, fils de l'empereur germanique Maximilien de Habsbourg. Le 18 décembre 1499, à Tolède, Cisneros, conseiller des souverains catholiques, fait baptiser de force 4 000 morisques. C'est aussi cette année qu'Alonso de Ojeda explore la côte Nord-Est de l'Amérique du Sud. Juan de la Cosa, qui l'accompagne, établit, en 1500, la première carte de l'Amérique. L'importation, en Espagne, de l'or et de l'argent du Nouveau-Monde, qui ont succédé aux épices comme objectifs des explorations, va faire de ce pays une des premières puissances européennes. Les nouvelles terres ont été baptisées Amérique, en hommage au navigateur italien Amerigo Vespucci. Le commerce passe par le port de Séville. C'est là qu'Isabelle la Catholique fonde la Casa de Contratación.

Isabelle de Castille meurt en 1504. Ferdinand d'Aragon assure la régence de Jeanne la Folle, puis de son fils, né en 1500, Charles-Quint. En 1511, le régent crée le Conseil des Indes, qui a pour mission de gérer les nouvelles possessions américaines. En 1513, à la recherche de métaux précieux, Nuñez de Balboa traverse l'isthme de Panama, et découvre l'Océan Pacifique.

L'apogée de la maison d'Autriche[modifier]

Les Habsbourg d'Espagne vont connaître leur puissance maximale sous les règnes de Charles-Quint (1516-1566) et Philippe II (1566-1598). Ferdinand d'Aragon meurt en 1516, cédant la régence à son petit-fils, qui devient Charles Ier d'Espagne. Ce dernier hérite également de Naples, de la Sicile, de la Sardaigne et des colonies espagnoles. Jusqu'à son arrivée en Espagne, en 1517, c'est Cisneros qui continue à diriger le pays. Sous le règne de celui qui va devenir Charles-Quint, l'exploration de l'Amérique cède la place à la conquête, c'est l'ère des Conquistadors.

En 1519, Maximilen d'Autriche, grand-père de Charles Ier, meurt. Ce dernier est élu empereur du Saint Empire romain germanique, sous le nom de Charles V (Charles-Quint). Il rattache alors, à ses possessions espagnoles et italiennes, l'Allemagne, l'Autriche, la Franche-Comté et les Pays-Bas, devenant le souverain le plus puissant d'Europe. Cette même année, le Portugais Magellan prend le commandement d'une flotte espagnole et fait voile vers l'Ouest, avec l'objectif d'atteindre les Indes. il est assassiné aux Philippines, en 1521. Son second, Juan Sebastiàn Elcano boucle le premier tour du monde. De 1520 à 1522, le nouvel empereur combat les révoltes des comuneros, puis des germanias, à Valence et à Majorque. La conquête du Mexique, baptisé Nouvelle-Espagne. commence, avec la prise de Mexico par Cortès, en 1521. La totalité du règne de Charles-Quint, de 1521 à 1566, va être occupée par la rivalité entre l'Espagne et la France. Au cours de cinq guerres, le monarque espagnol va tenir tête aux rois français, d'abord François Ier, qu'il défait à Pavie, en 1525, et garde prisonnier à Madrid, puis Henri II, auquel il enlève le Milanais.

La colonisation de l'Amérique se poursuit, avec Pizarre et Diego de Almagro, qui s'emparent du Pérou (prise de Cuzco, en 1533). Les trésors aztèques et incas financent les guerres européeennnes de l'Espagne. Pedro de Mendoza s'installe sur le Rio de la Plata, en 1534. Francisco Coronado explore l'Amérique du Nord. Il remonte le Rio Grande jusqu'à sa source et découvre le cañon du Colorado, en 1535. En 1539, le second de Pizarre, Hernando de Soto, annexe la Floride au nom du roi d'Espagne. Pedro de Vadlivia fonde Santiago du Chili en 1541. L'année suivante, Francisco de Orellana explore le bassin de l'Amazone, à partir du Pérou. Le financement des guerres européennes va être assuré, à partir de 1545, par les mines d'argent de Potosí, en Bolivie.

En tant qu'empereur, Charles-Quint va avoir à affronter la Réforme, qu'il tente vainement de combattre, avant d'accepter, en 1555, la Convention d'Augsbourg. L'année suivante, il abdique en faveur de son fils Philippe II et se retire à Yuste. L'Allemagne et l'Autriche reviennent, en 1558, au nouvel empereur, son oncle Ferdinand Ier. Philippe II conserve, lui, l'Espagne, les colonies (on peut considérer que l'Amérique est alors espagnole), le royaume de Naples, le duché de Milan, la Franche-Comté et les Pays-Bas.

Les Pays-Bas protestants se révoltent en 1568. Philippe II tente vainement de réduire le soulèvement. En 1571, ce sont les Turcs qu'il affronte à la bataille navale de Lépante. La flotte espagnole, dirigée par Jean d'Autriche, demi-frère de Philippe II, et appuyée par les États pontificaux et Venise, écrase la flotte ottomane, ce qui permet à l'Espagne de devenir la puissance majeure en Méditerranée.

A la mort, sans héritier, du roi du Portugal, en 1580, Philippe II envahit le pays et se proclame roi du Portugal en 1581. Cependant, il ne parvient pas à réduire la rébellion néerlandaise et décide, en 1588, d'attaquer l'Angleterre, alliée des protestants des Pays-Bas. Il envoie l'Invincible Armada conquérir le pays, mais la destruction de sa flotte porte un coup d'arrêt à sa puissance maritime. En 1598, Philippe II abandonne les Pays-Bas à sa fille Isabelle Claire Eugénie, épouse de l'archiduc Albert. Il meurt la même année, laissant un pays ruiné par sept décennies de guerre et une politique de construction somptuaire (Escurial).

La décadence des Habsbourg[modifier]

Philippe III (1598-1621), Philippe IV (1621-1665) et Charles II (1665-1700) sont des rois beaucoup plus faibles que Charles-Quint et Philippe II. Sous leurs règnes, l'Espagne va progressivement perdre son statut de grande puissance européenne.

En 1609, les Pays-Bas proclament leur indépendance. Cette même année, Philippe III fait expulser d'Espagne les morisques.

De 1618 à 1648, l'Espagne est partie prenante de la Guerre de Trente Ans, au cours de laquelle elle remporte la victoire de Breda, en 1624. Sous Philippe IV, la Catalogne se révolte, en juin 1640, suivie par le Portugal, où le duc Jean IV de Bragance est proclamé roi le 1er décembre. La défaite de Rocroi, en 1643, face aux armées françaises, sonne le glas de la puissance espagnole en Europe. Lors des traités de Westphalie (Münster et Osnabrück), l'Espagne est forcée de reconnaître l'indépendance des Provinces-Unies. La guerre contre la France ne prend fin qu'en 1659, avec le traité des Pyrénées, qui donne à la France le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois, une partie du Luxembourg et des places fortes dans les Flandres. Le traité prévoit aussi que le roi de France, Louis XIV, épousera l'infante Marie-Thérèse, la fille de Philippe IV.

En 1667 et 1668, l'Espagne est de nouveau en guerre contre la France, lors de la guerre de Dévolution. En 1668, elle perd de nouvelles villes dans les Flandres et doit accepter l'indépendance du Portugal. Le conflit suivant avec la France, la guerre de Hollande, de 1672 à 1678, s'achève par le traité de Nimègue, où l'Espagne cède à la France la Franche-Comté et douze villes de Belgique. La troisième guerre de conquête menée par le roi de France, Louis XIV, de 1688 à 1697, se termine plus favorablement pour l'Espagne, qui retrouve sa souveraineté sur les villes belges, lors du traité de Ryswick.

Les Bourbons d'Espagne[modifier]

En 1700, Charles II meurt sans enfant. Il lègue son trône au duc Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse. L'empereur Léopold, qui avait abandonné ses droits au trône d'Espagne en faveur de son fils, l'archiduc Charles, refuse l'arrivée d'un Bourbon à Madrid. La Guerre de Succession d'Espagne commence en 1701, entre la France et l'empereur. Ce dernier est soutenu par la majorité des souverains d'Europe. Dans la péninsule, la situation est confuse. La Catalogne, suivie par Valence et l'Aragon, prend parti pour l'archiduc Charles et le conflit s'étend alors en Espagne, en 1705. Cette même année, l'empereur Léopold, meurt. Son fils, Joseph Ier, lui succède. Lorsqu'il meurt à son tour, en 1711, l'archiduc Charles devient le nouvel empereur du Saint Empire romain germanique. Face au risque de reconstitution de l'empire de Charles-Quint au profit des Habsbourgs, l'Angleterre se retire du conflit. La paix, signée à Utrecht, est désastreuse pour l'Espagne, qui perd Gibraltar et Minorque, cédés aux Anglais, mais aussi le Luxembourg, les Flandres, la Sicile, la Sardaigne et ses possessions en Italie continentale (présides de Toscane). L'année suivante, en 1714, Philippe d'Anjou monte sur le trône sous le nom de Philippe V. C'est le début de la dynastie des Bourbons d'Espagne, qui, malgré de nombreuses vicissitudes, sera encore à la tête du pays au XXIème siècle.

L'Espagne et Bonaparte[modifier]

Le premier monarque " éclairé " d'Espagne est Charles III (1759-1788). Il s'appuie sur des Premiers Ministres efficaces, le comte de Floridablanca et le comte d'Aranda, et va faire adopter plusieurs réformes économiques. Malheureusement, son successeur, Charles IV, est un roi faible et peu réfléchi. Le pouvoir réel est entre les mains de Godoy, amant de la reine Marie-Louise. Celui-ci va entraîner l'Espagne dans la guerre contre la France révolutionnaire, après l'exécution de Louis XVI, en 1793. En 1795, le conflit s'achève par le traité de Bâle, par lequel l'Espagne cède à la France la partie orientale de l'île de Saint-Domingue (actuelle République dominicaine), aux Antilles.

En 1801, commence la " Guerre des Oranges ". Poussé par Bonaparte, Godoy envoie l'armée espagnole envahir le Portugal. Le conflit se termine par l'annexion d'Olivenza à l'Espagne. L'Espagne et la France vont encore se rapprocher en 1804, après que Bonaparte se fût proclamé empereur. Ce rapprochement conduit l'Espagne à entrer en guerre contre l'Angleterre, aux côtés de la France. Mal lui en prend : sa flotte est détruite à la bataille de Trafalgar.

En 1808, une émeute contre Godoy éclate à Aranjuez. Charles IV abdique en faveur de son fils Ferdinand VII. Bonaparte décide de faire passer l'Espagne sous la coupe de la France. Il fait arrêter Charles IV, qui est emprisonné à Compiègne, et Ferdinand VII, qui est interné à Valençay, et nomme roi d'Espagne son frère, Joseph Bonaparte. Le pays se soulève le 2 mai (Dos de Mayo). C'est le début de la Guerre d'Indépendance. Le pouvoir est assuré par une Junte centrale suprême, appuyée par plusieurs juntes régionales. Cette même année 1808, après la défaite de l'armée française à Bailén, Bonaparte en prend le commandement et la renforce par des bataillons levés en Allemagne. Il prend Madrid, mais échoue devant la résistance de Saragosse. Il envoie le maréchal Suchet en Aragon, puis en pays valencien.

En 1812 est rédigée la Constitution de Cadix, marquée par les idées des libéraux. A la suite de la campagne de Russie, Bonaparte rappelle d'Espagne une partie des troupes, afin de compenser les pertes de la Grande Armée. Les forces françaises, diminuées, subissent une série d'échecs face aux troupes anglo-espagnoles. Pendant ce temps, en 1813, les colonies américaines de Buenos Aires (La Plata), d'Uruguay, du Paraguay, de Colombie et du Chili en profitent pour proclamer leur indépendance.

En mars 1814, Ferdinand VII est libéré et rentre à Madrid, où il abolit la Constitution de Cadix et rétablit la monarchie absolue.

Décadence au XIXème siècle[modifier]

A partir de 1820, l'histoire espagnole est dominée par la lutte des libéraux contre l'absolutisme royal. De nombreuses insurrections ont lieu, notamment celle de Cadix, en 1820, sous la direction de Riego. Toutes sont systématiquement réprimées dans le sang.

Ferdinand VII meurt en 1833. L'infante Isabelle, sa fille, lui succède, sous le nom d'Isabelle II, mais son pouvoir est contesté par son oncle Don Carlos, frère du défunt roi. Les libéraux se rallient à la reine Marie-Christine, qui assure la régence, alors que les partisans de l'absolutisme, notamment au Pays Basque et en Navarre, soutiennent le prétendant. Le Premier ministre libéral Mendizábal promulgue, en 1835, des lois supprimant les ordres religieux et confisquant leurs biens aux profit de la Couronne (desamortización).

La Première Guerre carliste dure six mois et se termine à Vergara, en 1839, par la victoire de la régente. L'année suivante, un coup d'Etat (pronunciamento) porte au pouvoir le général Espartero. La régente Marie-Christine est exilée. La dictature d'Espartero est renversée, en 1843, après le soulèvement de Narvàez. Isabelle II est proclamée majeure. Elle accorde, en 1845, une Constitution au pays.

La Seconde Guerre carliste va durer de 1847 à 1849. Elle oppose Carlos-Luis, fils de Don Carlos, à la reine Isabelle II, et se termine par la victoire de cette dernière. Son règne, jusqu'en 1868, n'est qu'une longue suite d'insurrections et de coups d'Etat, opposant progressistes et modérés. L'insurrection de 1868, dirigée par le général Prim, mène Isabelle II à l'exil. La régence est asssurée par le général Serrano. En 1869, une constitution progressiste est adoptée. Elle prévoit l'élection d'un nouveau roi. La couronne est, tout d'abord, offerte à un cousin du roi de Prusse, ce qui va entraîner la guerre entre la France et l'Allemagne, en 1870. C'est finalement le duc Amédée de Savoie qui est élu roi.

Entre 1872 et 1876, la Troisième Guerre carliste oppose le neveu de Carlos-Luis au roi Amédée. Ce dernier, dans l'incapacité d'assurer son pouvoir, abdique en 1873. Pour la première fois, la République est proclamée. Elle ne dure qu'un an. En 1874, un coup d'Etat amène sur le trône Alphonse XII, fils d'Isabelle II : c'est la Restauration. Une longue période de stabilité va s'ensuivre.

En 1880, Madrid accueille une conférence qui organise la colonisation économique du Maroc. En 1885, Alphonse XII meurt, âgé de 28 ans. La reine Marie-Christine assure la régence. En 1888, l'Espagne perd ses dernières colonies importantes. Cuba devient indépendante. Les Etats-Unis, qui ont soutenu les nationalistes cubains, en profitent pour enlever à l'Espagne Porto Rico et les Philippines.

Le début du XXème siècle[modifier]

En 1902, Alphonse XIII accède au pouvoir, à sa majorité. Il a alors 16 ans. En 1912, l'Espagne établit un protectorat sur le Nord du Maroc. De 1914 à 1918, le pays reste neutre dans la Grande Guerre européenne. Cependant, il est miné par l'instabilité politique et les difficultés financières. De nombreuses grèves éclatent, notamment Catalogne, et sont violemment réprimées, surtout celle de 1917.

Le Maroc se rebelle en 1921, entraînant l'Espagne dans un long conflit colonial. En 1923, le roi appelle le général Miguel Primo de Rivera à établir une dictature. Malgré l'opposition ouvrière, celui-ci fait régner l'ordre et redresse le pays. En 1927, les forces espagnoles occupent le Nord du Maroc.

Devenu de plus en plus impopulaire, le général Primo de Rivera démissionne, en 1930, et prend le chemin de l'exil. Il est remplacé par le général Berenguer. L'année suivante, des soulèvements républicains éclatent en Catalogne et plusieurs villes du reste du pays. Alphonse XIII s'enfuit à l'étranger, pour éviter une guerre civile. En juin, des Cortès sont élus, avec la tâche de rédiger une nouvelle Constitution. Ils sont dominés par les républicains et les socialistes. La Constitution de décembre 1931 est fortement marquée par l'anticléricalisme et prévoit d'accorder l'autonomie à plusieurs régions.

En 1932, les lois sur la réforme agraire aggravent les tensions dans le pays. José Antonio Primo de Rivera, fils du dictateur déchu, crée, l'année suivante, la Phalange, un parti très opposé à l'autonomie régionale. La droite se renforce et mène plusieurs complots contre le gouvernement. Les élections de 1934 donnent une majorité de droite au parlement. En octobre, la Catalogne proclame son autonomie, alors que les Asturies se soulèvent.

Les élections de février 1936 amènent le Front populaire au pouvoir. En juillet, c'est le début de la Guerre civile.

Arriver[modifier]

En avion[modifier]

Il existe des vols directs vers l'Espagne depuis la majorité des villes européennes et des autres capitales du monde. La majorité des grandes compagnies aériennes européennes (c'est-à-dire Iberia, Air France, British Airways, Lufthansa) ainsi que des low Cost (Easy Jet, Vueling autres compagnies lowcost) desservent l'Espagne.


En bateau[modifier]

Des traversées existent mais aucune depuis la France n'est en service. Elles sont en grande partie assurées depuis le Maroc et l'Algérie ou bien de l'Italie entre Gênes et Barcelone puis depuis Plymouth (Royaume-Uni) vers Santader au Nord du pays.

Depuis Algéciras, de nombreux services sont assurés jour et nuit à destination du Maroc et de Ceuta. La traversée est également possible depuis Gibraltar mais les voitures ne peuvent pas être embarquées sur les bateaux.

En train[modifier]

Il existe des trajets directs, notamment entre Paris et Madrid (train Hotel de nuit)

  • Voiture sur Train entre Algéciras et Barcelone.

Depuis 2013, il existe des connexions directes par TGV et AVE entre la France et L'Espagne. En Espagne, elles desservent notamment Barcelone, Figueres, Madrid. En France elle sont au départ de Toulouse, Perpignan, Narbonne, Montpellier, Marseille, Lyon et Paris.

L'Espagne dispose du principal réseau de TGV d'Europe. Il dessert notamment les villes de Séville, Madrid, Saragosse, Barcelone, Figueres et Valence.

En voiture[modifier]

Depuis la France[modifier]

  • Paris : selon votre destination, plusieurs choix sont possibles à savoir l'ensemble A10 - N10 - A63 et passer la frontière après Bayonne si l'on désire par exemple se rendre à Madrid ou en Andalousie où l'on emprunte l'autoroute A-8 en direction de San Sébastian, suivre le parcours A71 - A75 (gratuite sauf sur le viaduc de Millau...) - A9 si l'on souhaite rejoindre Barcelone et l'ensemble de la côte Méditerranéenne. L'arrivée par ce point se fait sur l'autoroute AP-7 près de La Jonquera.
  • Lyon : suivre les autoroutes A7 et prendre l'A9 à Orange qu'il faut suivre jusqu'à la frontière par le Col du Perthus, ceci permettant de gagner par l'autoroute AP-7 les métropoles de Barcelone et Valencia, gare aux embouteillages estivaux ! Pour rejoindre le Pays Basque et la Galice, toujours suivre les directions de Toulouse et de Bayonne par les autoroutes A61 et A64 après Narbonne. L'arrivée en Espagne se fait via l'autoroute A-8.
  • Marseille : suivre les autoroutes A55 et A54 jusqu'à Nîmes puis observer les mêmes recommandations qu'en provenance de la Vallée du Rhône selon où vous comptez vous rendre.
  • Toulouse : l'autoroute A64 sera utile pour rejoindre la Galice et Madrid, la côte méditerranéenne peut être ralliée en passant par Narbonne (autoroutes A61 et A9...) puis AP-7 une fois la frontière passée. Les voyageurs moins pressés peuvent néanmoins suivre la N20 par Foix et passer la frontière entre Bourg-Madame et Puigcerdà d'où il est possible d'emprunter l'axe C-16 en direction de Barcelone, prévoir un supplément budgétaire pour le péage au Tunnel du Puymorens (en France...) et à celui du Cadi (en Espagne...).

Attention aux tarifs des autoroutes de Catalogne qui sont plus élevés que ceux pratiqués ailleurs en Europe.

Des nationales relient bien sûr aussi la France à l'Espagne mais il est bon de se renseigner en hiver sur la fermeture des cols. Seul le point de passage à Bourg-Madame par la N20 est en principe toujours déblayé donc jamais fermé. Toutefois, méfiez-vous du Col de Puymorens situé plus au Nord sur la N320 dont la fermeture demeure fréquente de novembre à mars pour cause d'enneigement.

Depuis Perpignan, il est possible de gagner Gérone et Barcelone par la N9 puis par la N-II une fois la frontière franchie à la sortie du Perthus, une autre option avec un parcours résolument pittoresque consiste à suivre la N114 via la Côte Vermeille et de passer la frontière entre Cerbère (France...) et Port-Bou (Espagne...) par la N-260 qui permet de rejoindre Figueres et la N-II.

Circuler[modifier]

Le réseau routier et aérien espagnol est suffisamment bien développé pour permettre de rejoindre presque toutes les zones même les plus reculées.

En voiture[modifier]

Les routes et les autoroutes sont de bonne qualité, du moins en ce qui concerne les routes principales, il est cependant recommandé de fortement réduire sa vitesse lorsqu'il pleut car l'évacuation des eaux pose encore problème (risque accru d'aquaplaning...). Les pistes en terre appartiennent désormais au passé mis à part pour de rares chemins ruraux reliant deux hameaux, surtout en montagne. La signalisation routière répond aux conventions internationales, les panneaux directionnels sont très proches de ceux existant en France.

Il existe des autoroutes payantes les autopistas (autoroutes) et d'autres gratuites, les autovías (voies express).

Attention, les autoroutes catalanes (AP-7 AP-2 C-16 C-32 et C33...) sont relativement chères !

Un nouveau système de classement du réseau routier a été mis en place en 2005, en voici une liste complète des préfixes et des couleurs :

  • Autoroute à péage : AP (bleu) limitées à 120 km/h
  • Autoroute libre ou Autovìa : A (bleu) limitées à 100 et parfois 110 ou 120 km/h (lorsqu'aucune autoroute ne les dédouble...)
  • Nationale sans séparation de chaussées : N (rouge) limitées à 90 et parfois 100 km/h (en présence de bande d'arrêt d'urgence...)
  • Routes régionales provinciales ou locales : lettre de la région ou de la province et couleurs de fond variables.

Attention, la chaussée sur autoroute devient très glissante dès les premières gouttes de pluie, des problèmes d'évacuation des eaux subsistent encore.

À noter : la législation espagnole impose de disposer de deux triangles de pré-signalisation ainsi que d'un gilet réfléchissant (norme CE) et de les conserver dans l'habitacle. À défaut de ces équipements au complet, l'amende est de 90€.

Si vous êtes interpellé par les forces de l'ordre en Espagne, ils disposent d'un carnet de traduction en plusieurs langues de l'infraction commise. Si vous n'êtes pas en mesure de payer sur le champ, il est du droit des fonctionnaires de retenir le véhicule jusqu'à paiement de l'amende. Un accord est en passe d'être signé entre l'Espagne et plusieurs pays dont la France qui permet la poursuite des contrevenants à leur retour au pays.

Des embouteillages monstrueux se forment en juillet/août, principalement dû à l'affluence de touristes et au fait que l'Espagne est une zone de transit pour les portugais et maghrébins qui rentrent au pays.

Le style de conduite des espagnols est à peu près le même qu'en France, c'est à dire pas toujours posés et trop souvent pressés. Gare à certains camions qui ont la fâcheuse habitude de changer de file sans préavis, même autour des barrières de péage. Les conducteurs sont généralement courtois mais peuvent ne pas pardonner vos impairs de conduite, surtout dans les agglomérations les plus importantes.

Le réseau de stations-service est très répandu le long des grands axes, même sur les routes nationales longeant les autoroutes où l'on peut souvent rencontrer une pompe tous les 10 kilomètres. Les aires de service sont présentes tous les 30 kilomètres environ sur les autoroutes, des restaurants et des hôtels complètent les installations. On peut parfois y trouver un point d'informations touristiques. Les aires implantées le long des voies rapides imposent parfois de sortir de l'axe mais sont en général aussi bien pourvues en commodités, leur intervalle varie grandement suivant où vous circulez.

En train[modifier]

Le réseau de chemin de fer, géré par RENFE (REd Nacional de Ferrocariles Españoles) est étendu et de bonne qualité. Il existe des lignes à grande vitesse (AVE) entre plusieurs grandes ville (Madrid et Málaga par exemple)

En bus[modifier]

Beaucoup d'espagnols utilisent le bus pour les voyages intérieurs, car il est moins cher que le train et presque aussi rapide sur les lignes qui ne sont pas à grande vitesse. Le réseau des lignes de bus est très développé.

En avion[modifier]

La péninsule et les archipels des Baléares et des Canaries disposent d'aéroports permettant les vols intérieurs et internationaux.

En bateau[modifier]

Des liaisons assurent la traversée au départ de Barcelone et Valencia à destination des Îles Baléares ainsi que des traversées au départ de certaines villes andalouses pour Ceuta et Melilla toutes deux situées sur le continent africain. Enfin à Cadix, il est possible aussi de s'embarquer pour les Îles Canaries.


A moto[modifier]

Un moyen de transport habituel pour les autochtones afin de se déplacer librement dans la ville. Louer ou acheter, les scooters et motos ont des emplacements réservés tout comme les voitures! www.cooltra.com (partenaire officiel de l'Office du Tourisme)

A Vélo[modifier]

L'Eurovelo 8 traverse l'Espagne le long de la côte méditerranéenne. Elle part de Cadiz (Cadix), et remonte le long de la côte (Malaca Alicante, Valencia, et Barcelona) avant de remonter vers la frontière française. Toutefois, son tracé reste actuellement très théorique: les aménagements spécifiques sont encore très réduits.

Parler[modifier]

La langue la plus répandue est l'espagnol castillan (español castellano).

Mais il faut garder à l'esprit que certaines régions autonomes ont leur propre langue officielle : on parle basque au Pays Basque, catalan en Catalogne, valencien dans la Communauté valencienne et les Baléares, et le galicien en Galice.

Il faut noter qu'il y a aussi des variations de prononciation importantes selon les régions, les Andalous ayant par exemple une prononciation différente du reste de l'Espagne.

Shopping[modifier]

La monnaie de l'Espagne est l'Euro. De nombreux commerçants acceptent les cartes bancaires internationales (Visa, Mastercard...) et les distributeurs automatiques de billets sont répandus. Attendez-vous à ce qu'on vous demande de présenter une pièce d'identité lors du paiement par carte bancaire, car la plupart du temps vous signez le ticket et vous n'entrez pas votre code (contrairement à la France).

En Espagne il y a des zones riches (par exemple : Madrid, le Pays Basque, la Catalogne, Baléares ...) et des zones plus pauvres (par exemple : l'Andalousie, l'Extrémadure, la Galice ...).

Se restaurer[modifier]

En Espagne, les repas se prennent tardivement :

  • le déjeuner se prend entre 14h00 et 16h00
  • le dîner entre 21h et 23h

L'Espagne a une richesse gastronomique très importante et extrêmement variée, elle est reconnue mondialement pour ses grands cuisiniers. Elle possède d'ailleurs des cuisiniers et restaurants de renommés mondiale comme par exemple Ferran Adrià et son restaurant El Bulli à Barcelone, considéré pour beaucoup comme le meilleur chef cuisinier du monde. L'Espagne est également réputée pour sa charcuterie, l'une des plus réputées au monde : La pata negra (jambon sec, chorizo, lomo etc.). La cuisine espagnole est essentiellement méditerranéenne et a été très influencée par les maures et par ce qu'elle a rapporté de ses découvertes. Voici quelques-uns des plats espagnols, mais il en existent bien d'autres :

  • Les Tapas, petites bouchées accompagnants une bière ou un verre de vin : charcuterie, fromage, olives, croquetas (jambon ou morue), boquerones (anchois marinés), calamars marinés ou panés, mejillones (moules farcies ou à l’escabèche), empanadas (beignets de viande ou thon), poivrons marinés et autres légumes, patatas bravas (pommes de terres sautées avec une sauce piquante ou une aïoli), chorizo frito etc. À l'origine, une tapa (couvercle en espagnol) est une petite assiette de la taille d'une sous-tasse à café, placé sur votre bière ou verre de vin pour éviter que les mouches n'aillent dedans. Et tout ça pour cause de grande chaleur, l'Espagne n'ayant eu que très tard la climatisation. Par la suite, les restaurateurs décidèrent de mettre dans cette assiette des chips, olives etc. à picorer. En évoluant, cela s'est transformé en petit plat cuisiné ou tranche de pain avec garniture.
  • Pinchos: Le pincho est un tapa piqué d'un cure-dent, ce qui permet de les picorer facilement dans l'assiette.
  • La paella est originaire de la région de Valence. Elle peut contenir de la viande, des fruits de mer (paella de mariscos), ou les deux (paella mixta). Mais chaque région possède une spécialité.
  • Les cocidos : sortes de pot-au-feu déclinés de différentes manières, à base souvent de pois chiches, d'haricots blancs, de riz, de patates ou de lentilles
  • Le gaspacho : soupe de légumes froide
  • La tortilla de patatas
  • Le combinado : viande grillé accompagné d'un oeuf ou de chorizo, de salade et de frites
  • La cuisine à la plancha : de viandes, poissons ou fruits de mer
  • Les churros : pâtisserie à base de pâte frite et roulée dans le sucre
  • La crème catalane
  • Turron: 'est une sorte de nougat à base d'amandes, de jaune d'œuf et de miel à l'apparence marron clair et très appétissant. Il en existe plusieurs variétés dont le plus connu est le turron blando ou turron de Jijona (village situé au Nord d'Alicante dont est originaire cette spécialité).

On trouve souvent dans les restaurants espagnols les mentions tapa (bouchées), media racion (correspondant à une demi assiette) et racion (correspondant à une assiette pleine). Cela permet de commander les quantités désirées.

Boire un verre / Sortir[modifier]

L'Espagne à la plus grande superficie de vignoble en Europe. Elle possède des vins parmi les plus prestigieux dans le monde : les vins de Xeres, de la Rioja, de la Ribera del Duero, du Priorat (appellations d'origine)

La sangria est une boisson alcoolisée typique à base de vin rouge, qu'on laisse macérée avec des agrumes et des épices pendant plusieurs heures voir une journée.

La bière, avec les marques campocruz, san miguel, mahou ou encore estrella

Le vermuth ou les vins cuits comme le Xeres ou le vin de Malaga.

La horchata, boisson sucrée rafraichissante à base de souchet et assez nutritive

Le calimocho est un mélange de coca cola et de vin rouge.

Les chupitos: ce sont des petits verres d'alcool, ce peut être de la liqueur (kiwi, turron, cerise...) ou bien des mélanges (vodka/citron, vodka/pêche...) appelé communément des shoots. Ils se boivent dans des bars normaux ou spécialisés appelés chupeteria. Ils peuvent couter entre 0,50cts et 1,20 euros selon les chupitos et les bars (A Barcelone, compter un peu plus! -> 1.80 a la Xupiteria du port).

Le chocolat chaud : beaucoup plus épais qu'en France, il accompagne généralement les churros.

Se loger[modifier]

Les paradors sont des hôtels appartenant à l'Etat, très confortables. Ils sont fréquemment installés dans des monuments historiques (châteaux, monastères...).

  • Les chambres chez l'Habitant ou B & B sont le mode d'hébergement parmi les plus économique pour se loger dans certaines villes d'Espagne.

Apprendre[modifier]

L'Espagne forme des spécialistes pour l'industrie dans les Centres de formation professionnelle industrielle (formation des ouvriers spécialisés), les lycées techniques (Institutos Laborales) et les Universidades Laborales.

  • Le Musée de la Danse Flamenco à Séville est consideré la source officielle de l'art de flamenco, typique d'Andalousie et d'Espagne. Situé au cœur du quartier historique "Santa Cruz".
  • Pour étudier l'espagnol il y a plusieurs écoles de langues dans chaque grande ville qui offre des cours intensifs, des activités culturelles et des options du logement chez des familles d'accueil.

Travailler[modifier]

Depuis 2005, IES Consulting, dont le siège est à Barcelone, a géré plus de 2000 processus de sélection réussis pour des stages en Espagne : sélection des candidatures, tests de motivation, entretiens personnalisés et niveaux de langue. IES Consulting permet de mettre en relation les entreprises et les candidats en parfaite adéquation avec les stages en Espagne proposés.. http://www.ies-consulting.es

. Une association de Haute Savoie, le Club TELI propose également des informations utiles et des offres d'emploi, de stages, au pair pour l'Espagne. http://www.teli.asso.fr

. Une entreprise espagnole, Animafest Experience, propose depuis 10 ans maintenant des stages en hôtellerie sur la côte méditerranéenne. Avec une bonne centaine de partenaires, Animafestexperience propose par exemple pour cette année 2008 plus de 400 places comme animateur, réceptionniste, serveur, et même comptable! Les étudiants doivent être conventionnés par une école, mais sont logés, nourris et dédommagés. Le service contrairement à de nombreux autres ne réclame pas une somme exorbitante pour l'organisation du stage puisque cette dernière est gratuite pour l'étudiant, qui doit cependant payer son voyage et une assurance rapatriement.


Sécurité[modifier]

  • Dans les grandes villes, il est fortement recommandé de ne laisser à vue aucun objet dans le véhicule ; même sur une avenue de Barcelone très fréquentée, il peut arriver qu'une personne mal intentionnée casse une vitre pour y voler ne serait-ce qu'un livre ou un paquet de cigarettes. D'ailleurs, mieux vaut garer son véhicule dans un parking gardé de jour comme de nuit.
  • Faire attention aux vols très fréquents dans les aéroports, en particulier: Barcelone et Madrid.
  • À Barcelone, ne rien laisser du tout en vue ! ni dans sa voiture, ni sur soi... les pickpockets de cette ville sont peut-être les plus efficaces de toute la Terre. Incrédules, asseyez-vous sur une chaise sur la Rambla et observez !
  • Conseils aux voyageurs

Santé[modifier]

Il est a noter que les mal-voyants seront très à l'aise en Espagne, en effet ce handicap a été pris en compte très tôt dans ce pays. Une loterie leur est même spécialement consacrée afin de leur assurer un moyen de subsistance, il est courant de voir le long des rues des mal-voyants vendre des billets de la loterie ONCE.

Respecter[modifier]

La question basque est très épineuse dans toute la péninsule. Ce n'est pas réellement un tabou mais évitez d'aborder le sujet avec une personne que vous connaissez mal si vous n'êtes pas un adepte des discussions interminables.

Rester en contact[modifier]

Les cybercafés sont nombreux et bien équipés dans toutes les localités moyennes à grandes. On trouvera donc sans mal un endroit où se connecter. Il faut cependant tenir compte des horaires espagnols. Les cybercafés ouvrent plutôt tard dans la matinée, mais ferment également tard le soir. Liste des Hotspot en Espagne


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