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Archipel de Bocas del Toro
Un article de Wikitravel.
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L’archipel panaméen de Bocas del Toro a tout du havre idéal pour jeunes mariés en lune de miel ou pour malfaiteurs en cavale.
Christophe Colomb s’est sans doute fait la même réflexion en arrivant ici, par le détroit du Dragon, au terme de son quatrième voyage en Amérique, sur ces îles qui font aujourd’hui partie du patrimoine historique du Panamá.
Bocas (capitale de la province), sur Isla Colón, abrite l’aéroport et un entrelacement de rues de terre qui débouchent toutes sur la calle Tercera, l’artère principale.
A l’écart du centre, on trouve les maisons de bois qui servaient de logements du temps des grandes plantations bananières. De 1908 à 1974, le Panamá a été l’un des principaux producteurs de bananes des Antilles, et l’île de Colón était le centre industriel des sociétés United Fruit et Chiquita. Les maisons sont aujourd’hui en ruine.
Avec leurs peintures craquelées et leurs vitres cassées, elles dégagent cette atmosphère hors-la-loi si typique de ces lieux où personne ne s’installe jamais vraiment.
En plus de l’incroyable beauté des fonds marins de la région, et la richesse de ces coraux, notamment aux abords de l’Isla Bastimentos, la province peut s’enorgueillir de particularités ethniques propres. L'Ile de Bastimentos et Cayo Zapatilla font partie d'un vaste parc national marin ou vivent les tortues de mer.
Sur la côte de l’île Red Frog, le sable est si blanc et si joliment ondoyant qu’on hésiterait presque à marcher dessus, mais les eaux chaudes et turquoise sont trop tentantes. Des palmiers bordent la plage et de petits sentiers sillonnent la forêt.
Ce Panamá-là est bien différent de la capitale. Peut-être est-ce dû au statut de zone frontière de Bocas del Toro (au nord, c’est le Costa Rica), lieu de transit pour les fugitifs, qui, sans s’en rendre compte, firent naître cette culture insulaire particulière qui possède même son propre dialecte, le guari-guari.
Recouverte d'une végétation exubérante et abritant le gigantesque Parque Internacional La Amistad, l'une des plus grandes zones protégées d'Amérique centrale, la province de Bocas del Toro porte décidément bien son nom de province de «l'or vert».
Un archipel à découvrir à pied, à vélo, en canot à moteur ou en canoë, dans une atmosphère afro-caribéenne assurée.



